Ce qui me frappe, plus encore que l'offensive extérieure, c'est la fragmentation interne. Une partie de la gauche se précipite pour surenchérir dans la condamnation, comme si l'existence d'antisémites, de racistes, d'homophobes ou de validistes au sein d'un espace politique « de gauche » relevait de l'impossibilité métaphysique. Dans quel monde imaginaire vivrions-nous pour croire qu'un mouvement humain, quel qu'il soit, pourrait être exempt de toute faute politique, morale ou éthique ? Cette situation met en exergue deux réalités : d'une part, les questions décoloniales, la morale catholique et le suprémacisme blanc restent insuffisamment traitées au sein des mouvements de gauche ; d'autre part, l'exigence d'une pureté absolue appliquée à ces mêmes mouvements — et donc à leurs membres entre eux — instaure un standard moral inatteignable. Ce standard cristallise des conflits internes, tandis que d'autres acteurs politiques — le centre, la droite et l'extrême droite — prospèrent dans l'impunité discursive. br /La machine de fabrication du consentement à la fascisation n'a alors plus besoin d'attaquer frontalement l'ennemi. Il suffit de prélever la moindre scorie, le plus petit « cheveu dans la soupe », et de l'amplifier jusqu'à saturation, pour que l'ego de certains, qui pèchent autant que les autres, s'érige en défenseur d'une moralité qu'ils ne possèdent pas. Le pédantisme devient alors le meilleur ami du politicien. Pendant ce temps, certaines personnalités de gauche profitent de l'erreur de leur « allié » pour satisfaire des désirs personnels, tandis que la haine antisémite, islamophobe et xénophobe se déverse quotidiennement sur les plateaux télévisés, devant des millions de spectateurs, sans susciter la même intensité d'indignation structurelle. br /Nous finissons ainsi par jouer le jeu de l'adversaire. L'extrême droite n'a même plus à pointer les failles de ses opposants : nous nous déchirons entre nous, non pour progresser collectivement, mais parce que l'ennemi a réussi à imposer l'image d'une gauche sommée d'être immaculée face à des forces qui ne s'imposent aucune contrainte éthique équivalente.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div
Ce qui me frappe, plus encore que l'offensive extérieure, c'est la fragmentation interne. Une partie de la gauche se précipite pour surenchérir dans la condamnation, comme si l'existence d'antisémites, de racistes, d'homophobes ou de validistes au sein d'un espace politique « de gauche » relevait de l'impossibilité métaphysique. Dans quel monde imaginaire vivrions-nous pour croire qu'un mouvement humain, quel qu'il soit, pourrait être exempt de toute faute politique, morale ou éthique ? Cette situation met en exergue deux réalités : d'une part, les questions décoloniales, la morale catholique et le suprémacisme blanc restent insuffisamment traitées au sein des mouvements de gauche ; d'autre part, l'exigence d'une pureté absolue appliquée à ces mêmes mouvements — et donc à leurs membres entre eux — instaure un standard moral inatteignable. Ce standard cristallise des conflits internes, tandis que d'autres acteurs politiques — le centre, la droite et l'extrême droite — prospèrent dans l'impunité discursive. br /La machine de fabrication du consentement à la fascisation n'a alors plus besoin d'attaquer frontalement l'ennemi. Il suffit de prélever la moindre scorie, le plus petit « cheveu dans la soupe », et de l'amplifier jusqu'à saturation, pour que l'ego de certains, qui pèchent autant que les autres, s'érige en défenseur d'une moralité qu'ils ne possèdent pas. Le pédantisme devient alors le meilleur ami du politicien. Pendant ce temps, certaines personnalités de gauche profitent de l'erreur de leur « allié » pour satisfaire des désirs personnels, tandis que la haine antisémite, islamophobe et xénophobe se déverse quotidiennement sur les plateaux télévisés, devant des millions de spectateurs, sans susciter la même intensité d'indignation structurelle. br /Nous finissons ainsi par jouer le jeu de l'adversaire. L'extrême droite n'a même plus à pointer les failles de ses opposants : nous nous déchirons entre nous, non pour progresser collectivement, mais parce que l'ennemi a réussi à imposer l'image d'une gauche sommée d'être immaculée face à des forces qui ne s'imposent aucune contrainte éthique équivalente.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/franceinfomilitant-c1153.png?1772184915' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" /
div class='rss_chapo'pManifestement interpellée par des téléspectateurs, France Télévisions a envoyé au charbon son directeur délégué de l'information, Pascal Doucet-Bon, qui s'est fendu d'une tribune a href="https://www.franceinfo.fr/une-information-transparente-franceinfo/pourquoi-la-redaction-de-france-televisions-decrit-elle-quentin-deranque-comme-un-militant-nationaliste-proche-du-collectif-identitaire-nemesis-ou-un-militant-identitaire_7816025.html" class="spip_out" rel="external"sur le site de France Info/a : « Pourquoi la rédaction de France Télévisions décrit-elle Quentin Deranque comme un "militant nationaliste proche du collectif identitaire Némésis" ou un "militant identitaire" ? » (21/02). Ce qui nécessite en effet des explications – un peu de pédagogie. On ne sera pas déçu du voyage./p/div
div class='rss_texte'p« iLa qualification politique d'une personne/i », nous explique M. Doucet-Bon, « iest un exercice délicat/i ». Aussi, « idans un contexte électrique/i », le service public a-t-il choisi de faire œuvre de transparence. Comment les termes ont-ils été choisis ?/p
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h3 class='article_intertitres'Uniformisation par le haut/h3
p/brLa première phrase — et un bon tiers du papier – répond à une autre question : par qui ? Réponse : par « ila direction de l'information/i ». C'est cette direction qui, sur la base de la « isynthèse des enquêtes/i » de ses « ireporters/i », sélectionne et décrète les mots à utiliser. Il s'agit là d'une « idémarche collective/i » qui, nous précise-t-on, n'a rien d'un « ioukaze/i ». L'objectif est d'éviter « iune cacophonie/i » sur les différentes antennes du groupe et de répondre ainsi à une « iexigence de cohérence/i ». Une « exigence de cohérence » qui ressemble à s'y méprendre à une exigence d'uniformisation : le fait que ces qualificatifs soient choisis par la direction et non par les reporters indique que cette uniformisation se fait par en haut, privant les travailleurs de l'information de l'une de leurs principales prérogatives. La « cacophonie » évitée, on se passera avec elle du « pluralisme » des analyses journalistiques, qui n'a donc pas droit de cité. Faisons confiance à la direction et à son art de la « synthèse » !/p
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h3 class='article_intertitres'Dépolitisation, confusionnisme et journalisme technico-technique/h3
p/brEn s'appuyant sur le Larousse, Doucet-Bon explique d'abord pourquoi Quentin Deranque peut être qualifié de « militant ». Il s'adresse ici manifestement aux auditeurs de droite(s) ayant protesté contre l'utilisation du terme sur le service public. Mais il ne va pas jusqu'à leur signaler que ce que de nombreux journaux de droite et d'extrême droite ont fait, c'est-à-dire se contenter de le qualifier d'« étudiant » ou de « jeune homme », relève de la désinformation par omission. Le terme « militant » est ipolitiquement/i plus signifiant et icontextuellement/i plus éclairant – mais Doucet-Bon préfère éviter toute évocation d'un choix éditorial : à France TV, on se fonde « isur des faits/i » (c'est l'intertitre)./p
pPhilippe Doucet-Bon en vient à sa méthode pour les mots « identitaires » et « nationalistes » que la rédaction a retenus, au détriment, par exemple, de « néofasciste », « néonazi » ou « d'extrême droite ». Un critère précède tous les autres, selon le directeur délégué de l'information : l'officialité, qu'il confond aussitôt avec « les faits » précédemment évoqués. Alors qu'il nous assurait se fonder sur le travail des reporters de terrain, Doucet-Bon le balaye sous nos yeux : certes, Quentin Deranque appartenait à un groupuscule néofasciste de Bourgoin ; certes, Quentin Deranque a participé à la marche néo-nazie du C9M à Paris, en mai 2025 ; certes, l'Action française a affirmé qu'il était l'un de ses militants. Mais certains de ces groupes n'ont pas vraiment « d'existence légale », explique-t-il en clôturant le dossier. br class='autobr' /
Alors, que retenir de tout cela ? La réponse à cette question pourtant cruciale tient en une phrase : « iCet adjectif, ["nationaliste"], comme l'adjectif "identitaire", sont les plus petits communs dénominateurs des philosophies des mouvements fréquentés par le jeune homme./i » Le « plus petit dénominateur commun », vraiment ? Et si c'est la direction qui fait le calcul – en enlevant de l'équation les groupuscules fascisants, sous prétexte qu'ils n'ont pas de « caractère officiel » – on vous prie de croire au résultat ! Voilà une bien sommaire et curieuse méthode pour caractériser politiquement un individu, qui conduit inévitablement au concours d'euphémismes./p
pL'analyse historique, sociologique, idéologique ? Trop compliqué, d'ailleurs n'en parlons pas, mais faisons du journalisme « neutre » et « objectif » labellisé France Télé, grâce au « plus petit dénominateur commun » du parcours biographique officiel. Brandir un tel concept, manier de tels faux-fuyants est un véritable aveu d'incompétence, ou d'inconséquence – mais Doucet-Bon poursuit, imperturbable : « iUn choix informé et en conscience, dans un contexte électrique./i » Notons, avec un rien d'amusement, qu'un tel procédé devrait conduire France Télé à présenter Jean-Luc Mélenchon, ancien sénateur socialiste, comme un réformiste de centre gauche – ce qu'elle ne fait évidemment pas. Double standard ?/p
/br
h3 class='article_intertitres'Le centrisme méthodologique du journalisme neutre et objectif/h3
p/brL'absence du moindre recours au savoir académique pour se donner les moyens de caractériser politiquement un individu éclate dans les sources que cite l'article en conclusion, comme dans un mauvais travail d'étudiant :/p
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div class='spip_document_16387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/franceinfosources.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH265/franceinfosources-277c0.png?1772184858' width='500' height='265' alt='' //a
/figure
/div
p/brL'AFP, les fameuses « enquêtes », les réseaux sociaux, des articles de 5 titres de presse, dans un joyeux pluralisme : iLe Monde/i, iLe Figaro/i, le Huffington Post, iLibération/i et iValeurs Actuelles/i. En piochant aussi bien dans le « journal de référence » que dans un magazine d'extrême droite, on obtient normalement un consensus raisonnable… Duquel ne participent pas, à l'évidence, les médias et journalistes (pour la plupart indépendants) ayant pourtant publié les informations les plus fournies dans cette affairespan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Citons par exemple Ricardo Parreira (notamment pour Reflets), Streetpress, (…)" id="nh1"1/a]/span. Et pour cause : rappelons que pour la rédaction de France Info, a href="https://www.acrimed.org/A-gauche-donc-pas-neutre-intraitable-sur-ses"un média comme Basta est « iclairement marqué à gauche […] donc pas neutre/i »/a, au contraire visiblement de iValeurs actuelles/i, clairement marqué à l'extrême droite et donc suffisamment « neutre » pour être revendiqué et légitimé en tant que source première par France Info. Là encore, le « double standard » est un instrument de mesure de phénomènes plus larges : dépolitisation… et droitisation./p
pLa direction de France Télé se conforte en tout cas dans son idée à la lecture des « icommentaires contrastés/i » reçus sur ses choix : certains téléspectateurs ont trouvé que « nationalistes » et « identitaires » étaient de doux « ieuphémismes/i », quand d'autres étaient scandalisés que l'on salisse ainsi la mémoire de Quentin Deranque. C'est bien la preuve que nous sommes équilibrés, semble conclure M. Doucet-Bon, avant de répondre à une question que nul n'avait posée, à savoir que ces choix ne sauraient s'imposer aux invités. Fin de la séance pédagogique./p
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centerstrong***/strong/center
p/brEt pourtant, « dans un contexte électrique », la séquence politico-médiatique, entre dépolitisation et blanchiment par euphémisme de groupuscules fascistes, aurait mérité mieux que ce laborieux exercice. Rappelons qu'on a pu entendre sur Franceinfo (15/02) l'Action Française présentée comme un simple « imouvement nationaliste et royaliste/i », sans qu'on ne daigne systématiquement rappeler son antisémitisme historique ou son appartenance à l'extrême droite ; le service public télévisuel est allé jusqu'à diffuser benoîtement les slogans de cette ligue fasciste du siècle dernier pendant toute une après-midi. L'ironie du sort a voulu que ceci advienne presque 90 ans jour pour jour après que la même Action Française a href="https://www.retronews.fr/politique/echo-de-presse/2018/07/10/l-attaque-de-leon-blum-par-les-camelots-du-roi" class="spip_out" rel="external"a tabassé Léon Blum en plein Paris, le 13 février 1936/a. Mais ce fait-là n'intéressait pas France TV. Ce qui compte plus que la mise en perspective historique, pour « iun choix informé et en conscience/i », c'est la logique du « plus petit dénominateur commun ». Au risque d'oublier les plus grands éléments de réponse./p
p/brstrongJérémie Younes/strong/p/div
hr /
div class='rss_notes'div id="nb1"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanCitons par exemple Ricardo Parreira (notamment pour Reflets), Streetpress, Mediapart, iL'Humanité/i, etc./p
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Par leur conception, les I.A. statistiques, qui reposent dans leur immense majorité sur un entraînement nécessitant des millions ou des milliards de données, annotées, classées, filtrées par des travailleurs humains, puis sur un alignement là aussi nécessairement humain, mais aussi sur du matériel et des matières premières exploitant des ouvriers et mineurs dans le monde entier, sont structurellement dépendantes de ces chaînes de sous-traitance qui commence dans les start-ups de l'I.A. et se termine sur les tâcherons philippins, indiens, kényans ou les mineurs et mineuses congolaises, par exemple. C'est absolument inévitable, et il faut arrêter d'imaginer les start-ups comme des lieux de conception numérique détachés de ce colonialisme, qui seraient juste des enclos à développeurs informatiques branchés sur internet concevant des I.A. simplement à travers de complexes lignes de code. Toutes les start-ups dépendent des données, des métaux et des semi-conducteurs, dans une quantité qui ne permet et ne permettra jamais leur production éthique, alors même que nous n'avons pas abordé ici les conséquences sur l'environnement planétaire de cette production. br /On peut alors mettre un mot plus exact pour qualifier ces tâcherons, ces ouvriers, ces mineurs : ils sont des esclaves, modernes certes, mais pas bien différents depuis toujours, issus de pays pauvres, « d'anciennes » colonies, toujours victimes de l'exploitation par ceux qui possèdent les richesses et la puissance.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"La fourmi dans la coquille/a/b/div
Il suffit de creuser un peu pour s'apercevoir que ce “bug 2038” est connu depuis plus de vingt ans dans le monde des codeurs. Son origine est simple : un grand nombre de nos systèmes informatiques fonctionnent avec une date paramétrée qui permet de repérer des actions dans le temps (prêt bancaire, maintenance…). Et pour que tout soit harmonisé, une norme dite “heure Unix” ou “heure Posix” impose que cette date soit calculée en égrenant les secondes à partir du 1er janvier 1970 (juste après l'invention du système d'exploitation Unix, en 1969). Par exemple, le 25 février 2026, date de sortie de ce numéro d'Epsiloon, il se sera écoulé 1 772 020 678 secondes. Sauf que cette date, exprimée en bits (0 ou 1), est souvent codée sur un nombre de bits limité, en l'occurrence 32 : 31 pour égrener les secondes qui s'écoulent et le 32e pour préciser si on est avant ou après 1970. Le problème, avec ce système, c'est que le nombre le plus élevé s'écrit 01111111 11111111 11111111 11111111. Ce qui correspond au 19 janvier 2038, 3 h 14 min et 7 s donc. Et que la seconde suivante, le codage va afficher 10000000 00000000 00000000 00000000 : le 13 décembre 1901, la date la plus reculée possible dans le passé… “Nos systèmes informatiques comparent les chiffre, et une date future qui se retrouve d'un seul coup plus ancienne que la précédente induit des erreurs”, conclut Thierry Roger, directeur de recherche chez Alten, à Rennes.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Epsiloon/a/b/div
Comment expliquer une contamination aussi massive dans une région dépourvue de grandes usines chimiques ? La réponse est à rechercher dans le passé des exploitations d'où proviennent nos échantillons de sols. Pendant des années, elles ont toutes les trois utilisé un engrais bien particulier : des déchets boueux provenant d'une usine locale, l'ancienne papeterie Ahlstrom à Stenay. br /Le principe est le suivant : plutôt que d'incinérer des tonnes de boues issues du traitement des eaux usées de l'usine, cette matière était fournie aux agriculteur·ices alentour dans le but de fertiliser leurs terres. Dans le jargon on parle de « valorisation des boues d'épuration ». Un cadeau empoisonné : pour fabriquer des emballages résistants à la graisse, le groupe finlandais utilisait des produits contenant des PFAS. Comme la station d'épuration de l'usine était incapable de les éliminer, ces polluants éternels se sont retrouvés dans les boues alimentant la filière agricole.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div
Comment expliquer une contamination aussi massive dans une région dépourvue de grandes usines chimiques ? La réponse est à rechercher dans le passé des exploitations d'où proviennent nos échantillons de sols. Pendant des années, elles ont toutes les trois utilisé un engrais bien particulier : des déchets boueux provenant d'une usine locale, l'ancienne papeterie Ahlstrom à Stenay. br /Le principe est le suivant : plutôt que d'incinérer des tonnes de boues issues du traitement des eaux usées de l'usine, cette matière était fournie aux agriculteur·ices alentour dans le but de fertiliser leurs terres. Dans le jargon on parle de « valorisation des boues d'épuration ». Un cadeau empoisonné : pour fabriquer des emballages résistants à la graisse, le groupe finlandais utilisait des produits contenant des PFAS. Comme la station d'épuration de l'usine était incapable de les éliminer, ces polluants éternels se sont retrouvés dans les boues alimentant la filière agricole.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div
« Il était grand temps que ça arrive » : le militant d'extrême droite interrogé par le média Lyon mag quelques jours après la mort de son camarade Quentin Deranque a du mal à cacher sa joie. Les militants d'extrême droite et néonazis qui se sont rués sur le drame n'ont pas non plus cherché à bien ajuster leur hommage puisqu'ils ont diffusé pendant plusieurs jours, sur les réseaux sociaux, un visuel montrant un visage qui n'était pas celui de Deranque mais celui d'un militant RN des Pyrénées Atlantique qui a depuis porté plainte, sans que la diffusion de son portrait s'arrête pour autant. “L'hommage” à Quentin Duranque ainsi que les réactions politiques et médiatiques à sa mort se sont fait dans la précipitation, la précipitation de celles et ceux qui sont ravis qu'un tel événement survienne, car il leur a permis deux choses : d'abord, stigmatiser une fois encore la gauche incarnée par la France Insoumise. C'est-à-dire une gauche économiquement modérée – ce qui est insupportable à la bourgeoisie pour qui 2% de taxe Zucman est déjà intolérable – mais socialement très à contre-courant des récits dominants puisque ouvertement multiculturaliste. Mais surtout, en opérant cette stigmatisation et en lui donnant une nouvelle justification (l'extrémisme et la violence de ses partisans), ils blanchissent une bonne fois pour toute l'extrême droite et justifient ainsi une alliance des partis bourgeois avec elle. Le cordon sanitaire a été inversé : il est désormais placé contre la gauche, tandis que le RN et l'extrême droite ainsi victimisés sont accueillis à bras ouverts dans “l'arc républicain”.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Frustration magazine/a/b/div
« Il était grand temps que ça arrive » : le militant d'extrême droite interrogé par le média Lyon mag quelques jours après la mort de son camarade Quentin Deranque a du mal à cacher sa joie. Les militants d'extrême droite et néonazis qui se sont rués sur le drame n'ont pas non plus cherché à bien ajuster leur hommage puisqu'ils ont diffusé pendant plusieurs jours, sur les réseaux sociaux, un visuel montrant un visage qui n'était pas celui de Deranque mais celui d'un militant RN des Pyrénées Atlantique qui a depuis porté plainte, sans que la diffusion de son portrait s'arrête pour autant. “L'hommage” à Quentin Duranque ainsi que les réactions politiques et médiatiques à sa mort se sont fait dans la précipitation, la précipitation de celles et ceux qui sont ravis qu'un tel événement survienne, car il leur a permis deux choses : d'abord, stigmatiser une fois encore la gauche incarnée par la France Insoumise. C'est-à-dire une gauche économiquement modérée – ce qui est insupportable à la bourgeoisie pour qui 2% de taxe Zucman est déjà intolérable – mais socialement très à contre-courant des récits dominants puisque ouvertement multiculturaliste. Mais surtout, en opérant cette stigmatisation et en lui donnant une nouvelle justification (l'extrémisme et la violence de ses partisans), ils blanchissent une bonne fois pour toute l'extrême droite et justifient ainsi une alliance des partis bourgeois avec elle. Le cordon sanitaire a été inversé : il est désormais placé contre la gauche, tandis que le RN et l'extrême droite ainsi victimisés sont accueillis à bras ouverts dans “l'arc républicain”.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Frustration magazine/a/b/div
Je ne sais pas si tout est politique, mais s'il y a des minutes qui le sont, politiques, ce sont bien les minutes de silence. C'est un fait : ces minutes sont rares, elles sont donc le fruit d'un choix politique, d'une élection au sens le plus fort du mot. ll est donc politiquement significatif qu'une minute de silence soit décidée et tenue. Et politiquement instructif d'observer quels morts bénéficient de cet hommage, donc quelles vies sont reconnues comme dignes d'être honorées. Et quelles vies ne le sont pas.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-mots-sont-importants"Les mots sont importants/a/b/div
La revendication de « choisir sa mort » repose sur la fiction d'un individu complètement autonome. La mort se substitue à la solidarité envers les plus vulnérables.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/l-humanite"L'Humanité/a/b/div
Dans les camps informels du littoral nord, des femmes venues du Soudan, d'Erythrée, de Syrie ou du Tchad inventent des formes de solidarité discrètes mais vitales. En quelques jours, des inconnues deviennent des alliées indissociables face aux violences institutionnelles. Reportage.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/orient-xxi"Orient XXI/a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/sequence_montage-66afe.png?1771870370' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" /
div class='rss_chapo'pRouleau compresseur./p/div
div class='rss_texte'pC'est une actualité qui a écrasé toutes les autres pendant une semaine entière : la mort de Quentin Deranque, a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/160226/mort-de-quentin-deranque-retour-sur-le-parcours-d-un-militant-neofasciste" class="spip_out" rel="external"militant néofasciste/a tué après une rixe avec des militants antifascistes, a totalement saturé le débat public. Les premières informations tombent un vendredi soir (13/02), en fin d'après-midi, et l'emballement est presque immédiat. Tout est réuni pour que les médias ne parlent plus que de ça : des vidéos accablantes ; un récit des événements installé par des petites vedettes de l'extrême droite médiatique ; l'implication potentielle de membres du collectif antifasciste (dissous) la Jeune Garde et de l'assistant parlementaire d'un député LFI ; des déclarations tapageuses émanant d'une très large partie du personnel politique./p
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h3 class='article_intertitres'Dépolitisation et décontextualisation d'un fait médiatique « total »/h3
p/brDevant cette équation, les chefferies éditoriales n'hésitent pas longtemps : la mort de Quentin Deranque devient un fait médiatique « total » qui, dans la hiérarchie de l'information, supplante tous les autres sujets. Unes de journaux, magazines d'actualité, émissions de débats, interviews politiques, journaux d'information, reportages, enquêtes : la presse fait assaut de tous les formats pour traiter l'affaire de Lyon, et l'on a parfois l'impression de lire un seul et même grand journal, au sujet unique. Il n'y a certes pas tous les jours des morts directement liés à des affrontements politiques de rue : nous le disions plus haut, cet élément parmi d'autres raisons matérielles et objectives expliquent, d'un point de vue journalistique, que le sujet fasse « événement ». D'autant qu'à la faveur d'a href="https://www.acrimed.org/Politiser-la-haine-la-strategie-du-buzz"une mécanique désormais bien huilée/a, la machine Bolloré se met instantanément en branle pour faire « effet d'hégémonie » : propulser le sujet sur le devant de la scène et installer son cadrage des événements, main dans la main avec la fachosphère en général et le groupuscule d'extrême droite Némésis en particulier. Sa porte-parole, Alice Cordier, s'est notamment démultipliée d'Europe 1 à CNews, où elle enregistre au moins un passage par jour entre le 12 et le 16 février./p
pC'est néanmoins (très) loin d'être toujours le cas : disposant d'un pouvoir d'agenda et de hiérarchisation, les grands médias sélectionnent les faits de violence qu'ils vont traiter ; disposant d'un pouvoir de problématisation, ils choisissent la manière dont ils vont en parler : certains seront couverts à la manière de faits divers, là où d'autres seront montés en épingle et/ou analysés comme les symptômes de phénomènes sociaux et politiques. La mort d'El Hacen Diarra dans un commissariat ? Fait divers ; une dépêche suffira. Celle de Thomas Perotto à Crépol ? Émissions d'actualité à n'en plus finir, interviews politiques, débats sur le concept frauduleux de « racisme anti-blanc ». L'assassinat de l'ex-rugbyman Federico Martin Aramburú ? Fait divers, attendons le procès. De nombreux médias indépendants ont d'ores et déjà pointé le double standard flagrant que recouvre cette séquence médiatiquespan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Lire par exemple le texte de Rokhaya Diallo « La violence politique à (…)" id="nh1"1/a]/span./p
pParadoxalement, la place qu'occupe l'événement n'est pas le gage d'une meilleure information. La course au scoop entraîne inévitablement ses cohortes d'erreurs ; la complaisance pour un récit directement dicté par une extrême droite dotée d'une crédibilité ia priori/i, sa vague de désinformation ; le commentaire en plateau, sa part de conjectures et de divagations ; l'instantanéité exacerbée, son lot de biais ordinaires : présentisme, déshistoricisation./p
pEt il est peu de dire que les médias ont rechigné à inscrire cette rixe dans son contexte historico-politique. L'enracinement local et les exactions de l'extrême droite lyonnaise sont pourtant documentés a href="https://www.rue89lyon.fr/dossier/lyon-extreme-droite-15-ans-impunite/" class="spip_out" rel="external"depuis longtemps/a ; les mots d'ordre d'auto-défense antifascistes sont centenaires ; les affrontements, à Lyon particulièrement, sont récurrents. Mais nous avons là un fait social et politique qui n'intéresse pas, en règle générale, les médias dominants. Les défilés néofascistes, les expéditions racistes, les agressions et les meurtres commis par l'extrême droite ? Des faits divers, très rarement – pour ne pas dire jamais – des faits politiques, alors que dans le spectre des violences politiques, ils constituent incontestablement, de l'aveu des chercheurs spécialisés, la dynamique la plus saillante de la dernière décenniespan class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Lire par exemple : « Isabelle Sommier, sociologue : "Les violences (…)" id="nh2"2/a]/span./p
pLe traitement médiatique n'a pas « seulement » occulté le contexte : il lui a instantanément préféré un cadrage articulé autour des liens réels ou supposés entre cette actualité… et LFI. Dès lors, le débat médiatique autour de la mort de Quentin Deranque s'est mué en véritable rouleau compresseur destiné à disqualifier, si ce n'est à criminaliser l'antifascisme en général, et LFI en particulier./p
/br
h3 class='article_intertitres'La « violence » de la gauche sous le feu des projecteurs/h3
p/brLe cadrage est hégémonique et tient dans une équation journalistique toute simple : si l'on voit de la violence politique dans la rue, c'est parce que LFI porte un « idiscours violent/i ». Voici, dans les premiers jours, le « contexte explicatif » que la presse veut bien entendre et laisser exister. Suivisme oblige, il coïncide avec les premières réactions du pouvoir politique et de l'extrême droite qui, tour à tour et sans attendre que les responsabilités pénales soient établies, vont unanimement pointer du doigt La France insoumise : « iIl faut appeler un chat un chat, La France insoumise encourage depuis des années un climat de violence/i », synthétise la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur BFM-TV (16/02)./p
pLes grands médias s'arrachent les acteurs les plus influents pour le spectacle, invités dans les formats les plus exposés à dérouler le leitmotiv : Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, est au 20h de France 2 le dimanche soir (15/02) ; Gérald Darmanin, ministre de la Justice, trône le même jour dans l'émission dominicale « Le grand Jury » du trio RTL - iLe Figaro/i - Public Sénat ; Jean-Philippe Tanguy dans celle du service public, « Questions politiques » (France Inter et Franceinfo, en partenariat avec iLe Monde/i)… Recueillies en toute complaisance, leurs déclarations font immédiatement l'objet de dépêches AFP, reprises par l'ensemble de la presse. Elles donnent le ton de la couverture qui va suivre : qu'on lise iLibération/i ou iLe Figaro/i, que l'on regarde CNews ou TF1, que l'on écoute RTL ou France Inter, personne ne trouve rien à redire à ce cadrage : la « violence » de LFI est une évidence au sein du journalisme politique et, pour la plupart des médias, sa « iresponsabilité morale/i » est la question qui s'impose./p
pElle est d'ailleurs le sujet de toutes les chroniques, de toutes les interviews politiques et de tous les éditos : « iQuand la violence verbale est ainsi banalisée/i, estime Patrick Cohen, ila violence tout court [...] est toujours au bout du chemin./i » (France Inter, 16/02) Le pluralisme est atone, les interviews se muent en gardes à vue pour les membres de LFI… et en boulevard de calomnies pour ses opposants. Bref, « l'actu » est partout la même : « iLFI dans la tourmente/i »./p
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div class='spip_document_16383 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/sequence_tourmente.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH204/sequence_tourmente-c4262.png?1771869306' width='500' height='204' alt='' //a
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p/brLe « deux poids, deux mesures » de la séquence opère également à cet endroit précis du cadrage, et le traitement de l'assassinat de Federico Martin Aramburú, si les faits ne sont pas réellement comparables, est à cet égard un bon indicateur. Dans cette affaire, Loïk Le Priol, principal suspect, mis en examen pour « assassinat », est un militant du GUD, dont les liens avec le Rassemblement National sont avérés. Invité sur France Inter après la mort de Quentin Deranque (17/02), Manuel Bompard reproche aux intervieweurs, qui consacrent alors 20 minutes sur les 28 de l'entretien à la mise en accusation de La France insoumise, de ne pas avoir fait la même chose avec l'extrême droite lors de l'assassinat d'Aramburú. La remarque indigne Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos : « iBien sûr que nous l'avons fait !/i » Vérification faite : non, France Inter ne l'avait pas fait. Certes, l'assassinat de Federico Martin Aramburú était dans les journaux du matin, au 13h, et même dans ceux du soir. Mais dans les quinze jours qui ont suivi cet assassinat, pas moins de quatre représentants de l'extrême droite ont défilé dans la même case que Manuel Bompard, celle de 8h20 : dans l'ordre, Marion Maréchal, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Éric Zemmour. Résultat ? Pas une seule question ne leur fut adressée à propos de l'assassinat de Federico Martin Aramburú, ni, ia fortiori/i, sur les liens entre le GUD et le RN ou plus généralement, sur la violence politique d'extrême droite. Pas une seule. À la même époque sur BFM-TV (25/03/22), Apolline de Malherbe posera bien la question à Jordan Bardella, lequel la balayera en une phrase : « iN'essayez pas de chercher des liens./i » Docile, l'intervieweuse n'y reviendra pas : la question n'était pas devenue le sujet prioritaire d'une interview… et encore moins un débat public national./p
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h3 class='article_intertitres'Excommunication de LFI/h3
p/brLe « discours violent » de LFI est un « ça va de soi » journalistique : les journalistes dégainent l'anathème en se croyant dispensés de toute argumentation, en même temps qu'ils passent sous silence la doctrine non-violente qui structure la philosophie du parti de gauche depuis sa naissance, laquelle est répétée clairement et régulièrement dans ses meetings et conférences. Ce refrain, bien sûr, a href="https://www.acrimed.org/La-gauche-irresponsable-ce-que-les-medias-font-au"n'est pas nouveau/a. Quelques signifiants creux permettent aux intervieweurs et aux débatteurs de synthétiser et rabâcher le crédo, comme la « brutalisation » ou la « bordélisation ». Mais que recouvrent réellement ces mots ? Lorsque les journalistes s'aventurent à les caractériser, c'est le drame : sur Franceinfo par exemple, Alix Bouilhaguet, qui n'en est pas à a href="https://www.blast-info.fr/articles/2025/chere-alix-bouilhaguet-boxing-day-58-SpNNP-67TQa2EW23G_Tftg" class="spip_out" rel="external"son premier usage de méthodes déloyales/a, est obligée d'aller piocher dans un meeting… de novembre 2022 pour retenir deux mots contre LFI : « iméthodes impactantes/i ». Remis en circulation sur les réseaux sociaux, le court extrait fabrique naturellement la question de cette grande enquêtrice face au député Alexis Corbière : « i[Jean-Luc Mélenchon] qui demande à ses militants dans la salle de passer à des "méthodes impactantes".... Est-ce que ça, il n'y a pas un crescendo dans une forme d'appel à la violence ?/i » (Franceinfo, 17/02) Une chose est sûre : parmi les commentateurs, il y a un crescendo dans une forme de n'importe quoi./p
pL'actualité a en tout cas donné une nouvelle vigueur à ce mantra journalistique déjà bien installé, et une nouvelle intensité à son matraquage. Il s'agit désormais de faire porter à La France insoumise la responsabilité non plus seulement d'un « discours violent », mais celle d'un homicide : « iAux soupçons d'antisémitisme, à la récente classification à l'extrême gauche, à la litanie des outrances verbales, s'ajoute désormais un mort. Celui de trop ?/i » (iL'Opinion/i, 17/02) « iIls viennent de buter un mec/i », lâche sans retenue le chroniqueur Jérôme Lavrilleux sur RMC (17/02). LFI est un « idanger public/i » en couverture de iL'Express/i, en « iextrême dérive/i » sur celle du iParisien/i ; Mélenchon est un « ipoison/i » à la Une de iLa Tribune dimanche/i et a du sang sur les mains dans iCharlie Hebdo/i./p
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div class='spip_document_16379 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/poison.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH171/poison-d6abb.png?1771869306' width='500' height='171' alt='' //a
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p/brDans ce bain de boue, l'extrême droite est à son aise. Elle fait l'agenda ; elle donne le ton... et la profession fait ce qu'elle a l'habitude de faire : caisse de résonance. Jordan Bardella décide-t-il opportunément de convoquer une conférence de presse ? Celle-ci se voit multi-télévisée en direct, avec son lot de bandeaux qui flashent, avant d'être commentée par les professionnels du bavardage comme s'il s'agissait d'une allocution présidentielle. Le dirigeant frontiste réclame-t-il un « front républicain » contre LFI ? C'est précisément ce dont vont discuter les journalistes, lesquels ne l'avaient, du reste, pas totalement attendu pour ce faire…/p
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div class='spip_document_16380 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/bardella-2.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH273/bardella-2-834e2.png?1771869307' width='500' height='273' alt='' //a
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p/brAprès avoir à ce point normalisé l'extrême droite, il n'est pas étonnant que les grands médias installent ses mots d'ordre au cœur du débat public : des renversements relayés tantôt froidement comme autant d'actualités dignes d'intérêt – « Mort de Quentin Deranque : Jordan Bardella appelle à un "front commun" contre LFI » (AFP, 18/02) – tantôt très activement, notamment par les chaînes d'information en pointe dans la diabolisation forcenée de la gauche. « Lynchage de Quentin : LFI, nouvel ennemi ? », s'interroge par exemple Franceinfo (16/02) qui, la veille, n'hésitait pas à titrer l'un de ses plateaux : « Ultragauche, antisémitisme : LFI, ennemi politique n°1 ? » (15/02)/p
pCette séquence dessine un paysage dans lequel les médias d'information disparaissent au profit de salles d'interrogatoires, où les journalistes les plus en vue prennent le rôle de policiers… ou de procureurs. Une tendance que l'on observe sous ses traits paroxystiques dans l'audiovisuel, gangréné par l'éditorialisme sous toutes ses formes. Dans ce concert d'invectives et de partis pris à sens unique, le pluralisme est au tapis. À peu de choses près… Tout en apportant de l'eau au moulin en soutenant que LFI « iminimise, nie, et donc banalise la violence/i », Patrick Cohen entend tout de même dénoncer la « icampagne de rejet/i » qui vise le parti de gauche (France Inter, 18/02) : « iSi les mots ont un sens, si on considère que LFI est une organisation criminelle – puisque le mot a été prononcé –, alors il faut la mettre hors d'état de nuire./i » Si l'éditorialiste pensait dérouler un raisonnement par l'absurde, il est d'ores et déjà dépassé par la surenchère et l'hystérisation ambiantes : l'idée est en effet envisagée de façon très sérieuse par ses confrères et discutée comme telle sur plusieurs chaînes au même moment./p
pSur CNews, Éric Naulleau se pose ainsi « ila question de la légalité de LFI, de son interdiction/i ». Idem sur Franceinfo, où Agathe Lambret, intervieweuse du matin, interroge François-Xavier Bellamy sur l'opportunité « id'interdire LFI/i » (18/02). Sur un mode plus réservé, nombreux sont les éditorialistes à contempler leur œuvre en rêvant que cette séquence marque la « mort politique » de LFI. C'est le cas d'Isabelle Saporta sur LCI (18/02) : « iJe pense que c'est la fin de Mélenchon […]. Je pense qu'il n'y aura plus de deuxième tour de Mélenchon./i » Suivie un peu plus tard par Ruth Elkrief, qui ne livre pas les mêmes conclusions… mais témoigne du même espoir : « iEst-ce qu'il va survivre à cette crise ? Moi je crois hélas que oui… Ce n'est pas normal, ce ne serait pas normal…/i » Mettre LFI « hors d'état de nuire » : tel est bien l'objectif de la séquence politico-médiatique./p
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h3 class='article_intertitres'Haro sur l'antifascisme/h3
p/brL'autre renversement majeur, symptôme s'il en est de l'extrême droitisation généralisée du débat public, concerne bien sûr le traitement de l'antifascisme. À la faveur d'une symétrisation dépolitisée et totalement dénuée de sens, le récit journalistique fait état « au mieux » de « violences » entre « extrêmes »span class="spip_note_ref" [a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="Charlie Hebdo figure cette symétrie (16/02) : ." id="nh3"3/a]/span./p
pCertains commentateurs poussent l'orwellisation un cran plus loin : « l'antifascisme, c'est le fascisme ». Le slogan, qui demeurait jusqu'il y a peu l'apanage des habitués de CNews, se retrouve aujourd'hui sur le fronton de iMarianne/i :/p
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div class='spip_document_16378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/marianne20260219.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L400xH537/marianne20260219-7dac7-d772a.jpg?1771869307' width='400' height='537' alt='' //a
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p/brDe toute façon « ile fascisme n'existe pas en France/i » : c'est Renaud Pila qui le hurle sur LCI (18/02). Thomas Legrand – qui trônait le mois dernier dans iLibération/i pour sonner l'alerte de la 25e heure au sujet de la « banalisation » de l'extrême droite –, titre aujourd'hui son billet : « S'acharner sur un homme à terre, ce n'est pas antifa, c'est fa ». Quand le bruit médiatique fait la boussole, l'inconséquence fait la ligne éditoriale…/p
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div class='spip_document_16381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH536/legrand-814f3.png?1771869307' width='500' height='536' alt='' /
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p/brPoursuivons avec LCI qui, a href="https://www.acrimed.org/Desinformation-sur-la-ZAD-de-Notre-Dame-des"huit ans après s'être demandé si les zadistes étaient « ides "terroristes" comme les autres/i »/a suit la même dynamique en organisant un débat intitulé « Faut-il classer les antifas comme terroristes ? » (18/02) Le iJDD/i titre quant à lui sans point d'interrogation – « L'antifascisme, un terrorisme comme les autres » (17/02) – et iLe Figaro/i parle des « ifascistes de l'anti-fascisme/i » (15/02). iL'Opinion/i propose carrément d'« ien finir avec la rhétorique de l'antifascisme/i » (17/02). Sur CNews (17/02), Éric Naulleau résume : « iIl faut arrêter de dire militants antifascistes, ce sont des fascistes, ce sont des nazillons, ce sont les sections nazies qui tabassaient des opposants dans les rues de Berlin./i »/p
/br
centerstrong***/strong/center
p/brUne « iradicalisation de la diabolisation de l'antifascisme/i » : c'est dans les termes du sociologue Ugo Palhetaspan class="spip_note_ref" [a href="#nb4" class="spip_note" rel="appendix" title="Sur le plateau de Mediapart, 17/02." id="nh4"4/a]/span que nous pourrions synthétiser la nature de cette séquence politico-médiatique. Loin d'être une rupture, et encore moins un accident, elle ne pouvait advenir que sur un terrain progressivement préparé par des années de a href="https://www.acrimed.org/Ce-que-nous-dit-l-acharnement-mediatique-contre"matraquage contre la gauche/a et de a href="https://www.acrimed.org/-Les-medias-et-le-Front-National-"normalisation de l'extrême droite/a. Ce qui pose, au fond, cette question : qui brutalise vraiment le débat public ?/p
p/brstrongJérémie Younes/strong, avec strongPauline Perrenot/strong/p/div
hr /
div class='rss_notes'div id="nb1"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanLire par exemple le texte de Rokhaya Diallo « a href="https://www.mediapart.fr/journal/politique/200226/la-violence-politique-l-heure-du-deux-poids-deux-mesures" class="spip_out" rel="external"La violence politique à l'heure du deux poids, deux mesures/a » (Mediapart, 20/02)./p
/divdiv id="nb2"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanLire par exemple : « a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/19/isabelle-sommier-sociologue-les-violences-politiques-connaissent-une-augmentation-significative-avec-un-doublement-des-agressions-depuis-dix-ans_6667345_3232.html" class="spip_out" rel="external"Isabelle Sommier, sociologue : "Les violences politiques connaissent une augmentation significative avec un doublement des agressions depuis dix ans"/a », iLe Monde/i, 19/02./p
/divdiv id="nb3"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix"3/a] /spaniCharlie Hebdo/i figure cette symétrie (16/02) :/p
div class='spip_document_16385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L300xH424/charlie-182a2.png?1771869630' width='300' height='424' alt='' /
/figure
/div
p./p
/divdiv id="nb4"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="appendix"4/a] /spanSur le a href="https://www.mediapart.fr/journal/politique/170226/l-antifascisme-risque-d-etre-diabolise" class="spip_out" rel="external"plateau de Mediapart/a, 17/02./p
/div/div
Ni les principaux médias, ni le Gouvernement ne dénoncent ni ne luttent vraiment contre cette violence d'extrême droite et l'engrenage infernal dans lequel elle risque de faire tomber toute la société5, mais ils n'hésitent pas à jouer de ce drame pour diaboliser le principe même de l'antifascisme, jusqu'à tenter de disqualifier, voire de criminaliser, la LFI, l'un des principaux partis d'opposition du pays, juste avant les élections municipales. Manœuvre grossière s'il en est. br /L'UJFP a une pensée solidaire pour toutes les minorités cibles d'oppression ce samedi 21 février 2026, qui croiseraient la route de ces groupes fascistes et néo-nazis : victimes de racisme, de xénophobie, de lgbtphobies, de validisme… faites attention à vous ! br /L'UJFP s'inscrit dans la lutte contre le racisme, le sexisme, l'homophobie et toutes les formes d'oppression sur lesquelles se fonde le fascisme.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"UJFP/a/b/div
Je ne sais pas si les mots vont pouvoir exprimer ce que je veux dire. Exprimer ma tristesse, exprimer ma douleur, exprimer ma perte. La perte de cette grande dame que j'ai toujours admirée, que j'ai toujours respectée, qui a toujours été pour moi le symbole même de la dignité et de l'humanité de la cause palestinienne.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/orient-xxi"Orient XXI/a/b/div
On parle d'inversisme, c'est-à-dire un processus d'inversion des valeurs qui s'est petit à petit installé dans une forme de normalité, en banalisant les formes de discours qu'on ne questionne plus car elles feraient partie du sens commun. C'est ce que le philosophe Antonio Gramsci appelait la philosophie des non-philosophes. Ce processus d'inversion des valeurs s'inscrit dans un tournant qui a lieu dans les années 1980. Ce n'est alors plus la solidarité collective qui est valorisée, mais les responsabilités individuelles qui deviennent un mantra. « There is no such thing as society » (« la société n'existe pas »), affirmait Margaret Thatcher. C'est le moment d'émergence du révisionnisme, qui impose une relecture de l'histoire des opprimés et des luttes sociales. br /« Vouloir catégoriser l'antifascisme comme terroriste, c'est attaquer ce que ce mouvement représente : les droits démocratiques, la justice sociale et la solidarité avec les migrants » br /Dans les discours publics et politiques, cette inversion des valeurs a été favorisée par le fait que les mots ont été peu à peu vidés de leur sens. Le terme de « liberté » ne fait par exemple plus référence à la liberté des peuples, chèrement acquise, mais à celle des multimillionnaires qui dictent de plus en plus les règles du jeu. Elle est devenue un signifiant vide dont l'extrême droite peut se saisir. Ce processus de réécriture de la langue et de l'histoire a pleinement cours aujourd'hui.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/basta"Basta !/a/b/div
On parle d'inversisme, c'est-à-dire un processus d'inversion des valeurs qui s'est petit à petit installé dans une forme de normalité, en banalisant les formes de discours qu'on ne questionne plus car elles feraient partie du sens commun. C'est ce que le philosophe Antonio Gramsci appelait la philosophie des non-philosophes. Ce processus d'inversion des valeurs s'inscrit dans un tournant qui a lieu dans les années 1980. Ce n'est alors plus la solidarité collective qui est valorisée, mais les responsabilités individuelles qui deviennent un mantra. « There is no such thing as society » (« la société n'existe pas »), affirmait Margaret Thatcher. C'est le moment d'émergence du révisionnisme, qui impose une relecture de l'histoire des opprimés et des luttes sociales. br /« Vouloir catégoriser l'antifascisme comme terroriste, c'est attaquer ce que ce mouvement représente : les droits démocratiques, la justice sociale et la solidarité avec les migrants » br /Dans les discours publics et politiques, cette inversion des valeurs a été favorisée par le fait que les mots ont été peu à peu vidés de leur sens. Le terme de « liberté » ne fait par exemple plus référence à la liberté des peuples, chèrement acquise, mais à celle des multimillionnaires qui dictent de plus en plus les règles du jeu. Elle est devenue un signifiant vide dont l'extrême droite peut se saisir. Ce processus de réécriture de la langue et de l'histoire a pleinement cours aujourd'hui.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/basta"Basta !/a/b/div
Pour l'auteur, l'extrême droite a imposé à la ville un niveau de violences qui nécessite une réponse « par tout le monde ». « Le Planning familial ou un groupe de lesbiennes sont obligés de se former au service d'ordre ou à modifier leur parcours de manifestations en prévision d'actions de l'extrême droite. La question de l'autodéfense s'est posée pour tout le monde, ce n'est pas qu'une affaire d'antifas », détaille l'auteur. br /Car oui, en parallèle, la confrontation physique est également utilisée par certains et les affrontements existent, comme Terres de luttes l'explique. Dans les années 1990, c'est le Scalp. En 2013, la Gale émerge après la mort de Clément Méric, puis la Jeune Garde, en 2018. « Tous ces mouvements antifas ont été créés en réaction au fascisme, c'est dans leur nom. Les villes sans extrême droite ont très peu de présence antifasciste. Ces groupes se montent uniquement là où l'extrême droite agit », remarque Romain Jeanticou.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"20 Minutes/a/b/div
Pour l'auteur, l'extrême droite a imposé à la ville un niveau de violences qui nécessite une réponse « par tout le monde ». « Le Planning familial ou un groupe de lesbiennes sont obligés de se former au service d'ordre ou à modifier leur parcours de manifestations en prévision d'actions de l'extrême droite. La question de l'autodéfense s'est posée pour tout le monde, ce n'est pas qu'une affaire d'antifas », détaille l'auteur. br /Car oui, en parallèle, la confrontation physique est également utilisée par certains et les affrontements existent, comme Terres de luttes l'explique. Dans les années 1990, c'est le Scalp. En 2013, la Gale émerge après la mort de Clément Méric, puis la Jeune Garde, en 2018. « Tous ces mouvements antifas ont été créés en réaction au fascisme, c'est dans leur nom. Les villes sans extrême droite ont très peu de présence antifasciste. Ces groupes se montent uniquement là où l'extrême droite agit », remarque Romain Jeanticou.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"20 Minutes/a/b/div
De manière purement statistique, on ne saurait en toute bonne foi mettre dos à dos les collectifs antifascistes et d'extrême droite. Selon la chercheuse Isabelle Sommier, entre 1986 et 2021, sur 53 meurtres à caractère idéologique, 9 sur 10 étaient le fait de l'extrême droite. (Ce type d'assassinat constitue 13 % des violences politiques, qui restent dominées à 70 % par les attaques meurtrières perpétrées par des islamistes, concentrées pour plus du tiers sur l'année 2015). br /“Si les coups portés à Quentin Deranque ont été commis par des groupes antifascistes en raison de ses opinions politiques, ce serait la première victime d'un groupe de gauche depuis Action Directe dans les années 1980”, souligne par ailleurs la sociologue dans une interview au Nouvel Obs. br /Elle précise que le camp progressiste a davantage recours à des actions de type “vandalisme” et “affrontements avec les forces de l'ordre”, tandis que l'extrême droite est adepte “des agressions racistes, homophobes ou contre des adversaires politiques”. br /De quoi démentir l'affirmation de Marion Maréchal, selon laquelle “la violence d'extrême droite est dérisoire” et qu'elle “n'existe pas dans notre pays” (sur BFMTV, ce mardi 17 février). br /À l'inverse, LFI – qui a pourtant condamné “la violence physique d'où qu'elle vienne” – est désormais attaquée de toutes parts, accusée d'avoir attisé la violence ayant mené à la mort de Quentin Deranque. Un peu partout, on peut lire que LFI est dans “l'engrenage de la violence” (L'Opinion) ou encore qu'il existe “une complaisance de LFI pour la violence politique” (Gérald Darmanin, sur RTL).
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"Bon pote/a/b/div