img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/logo-d3043.jpg?1776672969' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" /
div class='rss_chapo'pIl y a 30 ans jour pour jour, le 29 mars 1996, l'Assemblée générale constitutive d'Acrimed adoptait un texte d'orientation – strongNotre action, notre critique, notre média/strong –, premier jalon de notre réflexion et de notre activité, qui sera publié dans le iBulletin n°1/i de l'association (octobre 1996), et que nous reproduisons ci-dessous./p/div
div class='rss_texte'/br
h3 class='article_intertitres'Notre action, notre critique, notre média/h3
p/brPourquoi une intervention démocratique sur le terrain des médias rend-elle nécessaire la constitution d'une nouvelle association alors que, multiforme et éclatée, cette intervention existe déjà - s'appuie sur des organisations tournées vers l'action, s'accomplit dans des réflexions tournées vers la critique et s'exprime à travers de nombreux médias ?/p
pPour répondre à cette question, il suffit, provisoirement, de dresser un constat de carence sur un point : l'absence d'une action démocratique à la hauteur des enjeux. Notre ambition devrait être de contribuer à combler cette carence, et, à cette fin, de rechercher et d'établir les convergences entre les acteurs (professionnels ou non) des médias, les usagers et les chercheurs concernés - entre tous ceux qui souvent remplissent à la fois cette triple fonction./p
pVoici, en quelques mots, ce que pourraient être notre action, notre critique, notre média./p
/br
h3 class='article_intertitres'Notre action/h3
p/brConstituer un réseau transversal, établissant des points de contact et de passage, entre les protagonistes de l'action démocratiques (et non un simple prolongement des syndicats de salariés, des associations de consommateurs ou des laboratoires de recherches) ;/p
pPromouvoir, dans et hors du champ médiatique, une action coordonnée destinée à obtenir l'exercice d'une démocratie pluraliste et égalitaire, affranchie de la tutelle des pouvoirs et des discours dominants. Une action déployée dans plusieurs directions :/p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une action directe et massive en direction des pouvoirs publics et médiatiques, qui en appelle à la mobilisation des citoyens chaque fois que leurs droits démocratiques, notamment en matière d'information, sont bafoués ;/p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une action diffuse et concertée au sein même du champ médiatique, destinée à promouvoir une information démocratique des citoyens et une expression démocratique des protagonistes de la vie intellectuelle, artistique et politique, et particulièrement des acteurs du mouvement social ;/p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une action en direction des professionnels, destinée non à redoubler leur action syndicale, mais à renforcer sa portée démocratique./p
/br
h3 class='article_intertitres'Notre critique/h3
p/brDéployer une réflexion qui cumule les acquis de l'expertise scientifique, de la réflexion professionnelle et de la contestation citoyenne, mais qui dépasse par des propositions critiques les limites du savoir d'expert réservé aux experts, de la compétence professionnelle consacrée à la défense professionnelle, de la protestation citoyenne murée dans la protestation ;/p
pSe fonder sur une recherche approfondie, mais tournée (par ses méthodes, ses contenus et ses formes) vers une intervention critique qui permette de saisir comment les médias se transforment pour pouvoir transformer les médias. Une intervention répondant à quelques exigences :/p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une réflexion qui permette non seulement de critiquer les effets des médias sur l'exercice de la démocratie, mais de déceler le potentiel de transformation des médias par l'exercice de la démocratie et de formuler des propositions de transformation démocratique des médias ;/p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une réflexion permanente qui permette de soustraire le débat aux aléas de la conjoncture, mais dans le but de fournir des outils d'intervention et des propositions alternatives ;/p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une réflexion ouverte et plurielle qui permette de métisser les savoirs critiques des chercheurs et ceux des acteurs qui tentent de dénouer et de déjouer les connivences entre les médias et les autres pouvoirs (économiques, politiques, intellectuels)./p
/br
h3 class='article_intertitres'Notre média/h3
p/brDoter l'Association de tous les moyens d'expression et de communication correspondant à ses objectifs. Privilégier dans l'immédiat le bulletin d'information, de confrontation, de liaison./p/div
L'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) est une association créée en 2023. Elle a été fondée par un collectif d'une vingtaine de personnes issues d'horizons géographiques et médiatiques variés, majoritairement journalistes et/ou représentantes d'organisations liées à la défense de la liberté de la presse. br /Cet observatoire s'est donné pour mission de recenser, qualifier et rendre publiques les atteintes à la liberté de la presse en France de la manière la plus exhaustive possible, dans un rapport annuel. Ce rapport vise à proposer une lecture consolidée et détaillée de ces atteintes, fondée sur une méthodologie et un périmètre d'analyse spécifiques, dont la combinaison apporte un éclairage inédit, complémentaire des dispositifs existants. [1] br /En objectivant les faits, l'Ofalp entend documenter méthodiquement le phénomène pour dépasser l'impression, partagée par ses fondateurs, d'une situation qui se détériore ces dernières années, avec une multiplication des atteintes. Être en mesure de les compter et les analyser pour en comprendre les mécanismes, afin d'agir collectivement pour défendre le droit d'informer et d'être informé dans un contexte démocratique fragilisé, voilà la mission que notre observatoire s'est donnée.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/acrimed"Ofalp/a/b/div
L'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) est une association créée en 2023. Elle a été fondée par un collectif d'une vingtaine de personnes issues d'horizons géographiques et médiatiques variés, majoritairement journalistes et/ou représentantes d'organisations liées à la défense de la liberté de la presse. br /Cet observatoire s'est donné pour mission de recenser, qualifier et rendre publiques les atteintes à la liberté de la presse en France de la manière la plus exhaustive possible, dans un rapport annuel. Ce rapport vise à proposer une lecture consolidée et détaillée de ces atteintes, fondée sur une méthodologie et un périmètre d'analyse spécifiques, dont la combinaison apporte un éclairage inédit, complémentaire des dispositifs existants. [1] br /En objectivant les faits, l'Ofalp entend documenter méthodiquement le phénomène pour dépasser l'impression, partagée par ses fondateurs, d'une situation qui se détériore ces dernières années, avec une multiplication des atteintes. Être en mesure de les compter et les analyser pour en comprendre les mécanismes, afin d'agir collectivement pour défendre le droit d'informer et d'être informé dans un contexte démocratique fragilisé, voilà la mission que notre observatoire s'est donnée.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/acrimed"Ofalp/a/b/div
La militante Céline Extenso vilipende le féminisme valide : « Le validisme, ça n'est pas seulement l'inaccessibilité des luttes, réunions, manifestations. C'est aussi notre absence totale de vos théories. » Femme et handie, femme handie ou handie femme ? Comment ces oppressions croisées se manifestent-elles et pourquoi le handicap reste-t-il un angle mort des luttes féministes ? br /Pour aborder les méconnues feminist disability studies et crip studies, Nora Bouazzouni reçoit dans ce nouvel épisode de « Qui va faire la vaisselle ? » les sociologues Célia Bouchet (CNRS/Cnam, Sciences Po) et Mathéa Boudinet (Cnam), spécialistes des inégalités sociales sous l'angle du handicap et du genre, coordinatrices du recueil « La théorie féministe au défi du handicap » et Céline Extenso, militante antivalidisme et cofondatrice du collectif handiféministe Les Dévalideuses br /Durée : 2h.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Au Poste/a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/ofalp-27877.png?1776618778' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" /
div class='rss_chapo'piAcrimed est membre de l'a href="https://ofalp.org/" class="spip_out" rel="external"Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp)/a. Nous relayons ici l'introduction de son premier rapport sur les atteintes à la liberté de la presse en France, qui porte sur l'année 2024. Le pdf du rapport complet a href="https://ofalp.org/files/ofalp_rapport_2024.pdf" class="spip_out" rel="external"est disponible ici/a./i/p/div
div class='rss_texte'pL'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) est une association créée en 2023. Elle a été fondée par un collectif d'une vingtaine de personnes issues d'horizons géographiques et médiatiques variés, majoritairement journalistes et/ou représentantes d'organisations liées à la défense de la liberté de la presse./p
pCet observatoire s'est donné pour mission de recenser, qualifier et rendre publiques les atteintes à la liberté de la presse en France de la manière la plus exhaustive possible, dans un rapport annuel. Ce rapport vise à proposer une lecture consolidée et détaillée de ces atteintes, fondée sur une méthodologie et un périmètre d'analyse spécifiques, dont la combinaison apporte un éclairage inédit, complémentaire des dispositifs existants.span class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Depuis 2020, le projet « Media Freedom Rapid Response » (MFRR) via sa carte (…)" id="nh1"1/a]/span/p
pEn objectivant les faits, l'Ofalp entend documenter méthodiquement le phénomène pour dépasser l'impression, partagée par ses fondateurs, d'une situation qui se détériore ces dernières années, avec une multiplication des atteintes. Être en mesure de les compter et les analyser pour en comprendre les mécanismes, afin d'agir collectivement pour défendre le droit d'informer et d'être informé dans un contexte démocratique fragilisé, voilà la mission que notre observatoire s'est donnée./p
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h3 class='article_intertitres'Journalistes et citoyen.nes main dans la main/h3
p/brLe collectif informelspan class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Voir la liste des membres fondateurs." id="nh2"2/a]/span qui a donné naissance à l'Ofalp a vu le jour en marge des Assises du journalisme de Tours, en avril 2023. Pendant 8 mois, une vingtaine de personnes, essentiellement journalistes, se sont réunies pour poser les bases de cet observatoire.span class="spip_note_ref" [a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="À noter que le collectif « Informer n'est pas un délit » avait en tête (…)" id="nh3"3/a]/span/p
pÀ l'issue de cette période de gestation, le collectif s'est constitué en association loi 1901 en novembre 2023. Elle s'est dotée d'une gouvernance collégiale, composée de 5 coprésidents, et d'un conseil d'administration d'une vingtaine de membres. Les membres du conseil d'administration sont élus parmi les membres adhérents, constitués de trois collèges distincts : un collège journalistes, un collège citoyens non-journalistes et un collège personnes morales réunissant les organisations adhérentes (syndicats, associations, etc.). Fin 2025, l'Ofalp comptait près de 80 adhérents, dont une trentaine de membres activement impliqués dans la vie de l'Ofalp et le travail sur ce premier rapport./p
/br
h3 class='article_intertitres'Au-delà des inquiétudes, objectiver les faits/h3
p/brL'Ofalp est né de la nécessité de rendre compte des atteintes à la liberté de la presse, parce que nous avions le sentiment de les voir se multiplier ces dernières années, sous différentes formes :/p
p• Rachats de médias par des millionnaires et milliardaires de l'information qui opèrent des coupes budgétaires drastiques et des changements de ligne éditoriale brutaux ;/p
p• Défiance grandissante du public se traduisant par des violences verbales ou physiques à l'encontre des journalistes, sur le terrain et sur les réseaux sociaux ;/p
p• Refus d'interviews ou de communications de documents publics ou d'intérêt général de la part d'administrations ou de représentants de l'État ;/p
p• Nouvelles formes de menaces à la liberté d'informer, notamment par des procédures-bâillons (tentatives de violation du secret des sources, contournement du régime procédural applicable au droit de la presse, notamment via le recours aux tribunaux de commerce ou aux procédures sur requêtes, poursuites judiciaires disproportionnées ou avortées…) ;/p
p• Nombreux cas de violences policières en direction des journalistes (en particulier durant le mouvement des Gilets jaunes et la mobilisation contre la réforme du système de retraite) ;/p
p• Réduction des espaces dédiés à l'investigation dans les médias publics et privés ;/p
p• Restrictions budgétaires et attaques répétées contre les médias de l'audiovisuel public ;/p
p• Opérations d'influence, de trolling ou de déstabilisation via l'usage de fake news ou de deep fakes, facilitées par l'arrivée de l'IA…/p
pLe journalisme semble donc attaqué de toutes parts, sur les fronts financier, judiciaire, éditorial… Au point que l'on peine à définir quelle est l'urgence et comment faire barrage, comment reconstruire des digues là où l'eau monte le plus vite./p
pRésultat : des journalistes qui s'épuisent ou perdent parfois le sens de ce qu'ils font ; et un sentiment – de plus en plus partagé au sein de la profession, mais aussi d'une partie du public –, d'inquiétude, de frustration et de grand découragement./p
/br
h3 class='article_intertitres'Un recensement jamais réalisé en France de cette manière/h3
p/brPour sortir de la sidération et reprendre la main, l'Ofalp s'est donc donné pour mission de documenter et comptabiliser les atteintes à la liberté de la presse à travers un travail d'analyse annuelle à partir des données recensées de façon systématique (voir méthodologie détaillée en Annexe 3 p. 57)./p
pEn plus de ce travail, l'Observatoire ambitionne de mener à terme des analyses thématiques ponctuelles. Objectif : s'emparer de phénomènes difficiles à saisir par le biais de données quantitatives, mais tout aussi délétères pour la qualité et la liberté de l'information, comme le mouvement d'hyper-concentration des médias, les mécanismes d'autocensure ou l'impact de la précarisation de la profession sur la qualité et la diversité de l'information produite./p
pEn 2025, l'Observatoire a entamé pour la première fois son travail de recensement annuel, dont l'analyse doit produire chaque année une sorte de « photographie » de l'état de la liberté de la presse en France. Au fil des rapports, l'Ofalp comparera bien sûr l'évolution - qualitative et quantitative – des données relevées, et les principaux enseignements de cette analyse seront présentés chaque année./p
pDans le présent rapport, vous allez découvrir les atteintes recensées pour l'année 2024. L'Ofalp s'y intéresse tout particulièrement à travers le prisme de quatre grands indicateurs :/p
p• Leur nature : procédure-bâillons, entraves d'accès à des documents administratifs ou à des lieux, intimidations verbales ou menaces de recours par lettre d'avocats, campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux, agression au cours d'une manifestation, vol ou casse de matériel… L'Ofalp étudie les atteintes dans toute leur diversité, y compris les plus silencieuses ou invisibles (comme les refus d'accréditation, refus d'accès à des lieux ou à des documents administratifs)./p
p• Leurs auteurs : sont-ils des représentants de l'État, et si oui, à quel échelon (local ou national, élus ou non, parlementaires, membres du gouvernement…) ? Sont-ils affiliés à des organisations politiques, et si oui de quelle obédience ? Sont-ils issus du secteur privé ? Dans quelle mesure ces atteintes viennent-elles aussi des citoyens ?/p
p• Le contexte des atteintes et le profil des victimes présumées : les journalistes pigistes, qui travaillent de façon indépendante pour différents médias, sont-ils plus susceptibles d'être visés par certaines attaques que les salariés en poste au sein d'une rédaction ? Les victimes sont-elles plus souvent des hommes ou des femmes ? Y a-t-il des thématiques plus « à risque » que d'autres ?/p
p• Les conséquences des atteintes recensées : la production de l'information a-t-elle été perturbée ou empêchée ? L'intégrité physique des journalistes a-t-elle été compromise ? Ont-ils eu à souffrir des conséquences psychologiques ou de dégâts matériels ? La protection des sources a-t-elle été mise à mal ?/p
pCe premier rapport porte sur les atteintes à la liberté de la presse ayant eu lieu entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024 sur le sol français. Pour mener à bien ce travail, l'Ofalp a construit une méthodologie rigoureuse (voir Annexe 3 p. 57). Pour une lecture fine du phénomène, l'Observatoire a établi sa propre nomenclature. Les atteintes sont réparties en 5 grandes catégories, puis en 19 sous-catégories (version détaillée p. 8)./p
/br
centerLe rapport complet :/center
div class='spip_document_16474 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner"
a href="https://ofalp.org/files/ofalp_rapport_2024.pdf" class=" spip_doc_lien" title='PDF - 25.9 Mio' type="application/pdf"img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776618778' width='64' height='64' alt='' //a
/figure
/div/div
hr /
div class='rss_notes'div id="nb1"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanDepuis 2020, le projet « Media Freedom Rapid Response » (MFRR) via sa carte européenne des atteintes (a href="https://www.mappingmediafreedom.org/" class="spip_out" rel="external"Mapping Media Freedom/a) recense de nombreux cas partout en Europe, dont en France. Quant à Reporters sans frontières, l'ONG établit chaque année un classement mondial de la liberté de la presse, et produit une carte recensant les journalistes tués, détenus, otages ou disparus dans le monde. Dans les deux cas, le périmètre et la granularité en termes de catégories d'atteintes sont différents de ceux de l'Ofalp./p
/divdiv id="nb2"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanVoir la a href="https://www.ofalp.org/texte-fondateur" class="spip_out" rel="external"liste des membres fondateurs/a./p
/divdiv id="nb3"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix"3/a] /spanÀ noter que le collectif « Informer n'est pas un délit » avait en tête depuis plusieurs années de recenser les atteintes à la liberté de la presse en France ; et qu'un chantier d'observatoire régional de ces atteintes avait également été ouvert en Bretagne en 2020, à l'initiative de journalistes de iSplann !/i notamment./p
/div/div
Nous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l'international. Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l'Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div
OpenAI est généralement considéré comme le meneur dans la course à l'IA. Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, la start-up a rassemblé 800 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, soit plus du double du trafic des IA concurrentes développées par Meta Platforms (propriétaire de Facebook) et Alphabet (la maison mère de Google). br /Mais cette position dominante implique d'énormes coûts. OpenAI prévoit d'augmenter sa puissance de calcul de 1,9 GW à 36 GW au cours des huit prochaines années et a conclu une série d'accords pour construire des centres de données et acquérir des puces de pointe, ce qui a augmenté ses passifs de 1 400 milliards de dollars. Ses plus importants concurrents, comme Alphabet et Meta, disposent d'activités historiques générant des centaines de milliards de dollars par an sur lesquelles ils peuvent s'appuyer. OpenAI, en revanche, ne peut survivre que tant que ses bailleurs sont prêts à la maintenir à flot. br /OpenAI a levé plus de 60 milliards de dollars depuis 2015, dont 41 milliards l'an dernier lors d'une levée de fonds record conduite par SoftBank. Mais l'entreprise s'apprête à épuiser sa trésorerie cette année et, avec une rentabilité qui risque de ne pas être positive avant plusieurs années, la question est de savoir si les investisseurs sont prêts à financer ce géant déficitaire. L'entreprise fait face à un trou de 20 milliards de dollars dans ses comptes cette année, comme plusieurs accords de financement différé conclus avec des fournisseurs tels que Nvidia, Oracle et CoreWeave arrivent à échéance. br /Cette situation met la start-up sous forte pression pour trouver de nouveaux investisseurs aux amples ressources financières afin d'assurer son avenir. Cette année pourrait être décisive pour OpenAI. Avec des recettes ne couvrant qu'une fraction de ses coûts croissants, le trou dans ses finances devrait atteindre environ 130 milliards de dollars au cours des deux prochaines années.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Contretemps/a/b/div
OpenAI est généralement considéré comme le meneur dans la course à l'IA. Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, la start-up a rassemblé 800 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, soit plus du double du trafic des IA concurrentes développées par Meta Platforms (propriétaire de Facebook) et Alphabet (la maison mère de Google). br /Mais cette position dominante implique d'énormes coûts. OpenAI prévoit d'augmenter sa puissance de calcul de 1,9 GW à 36 GW au cours des huit prochaines années et a conclu une série d'accords pour construire des centres de données et acquérir des puces de pointe, ce qui a augmenté ses passifs de 1 400 milliards de dollars. Ses plus importants concurrents, comme Alphabet et Meta, disposent d'activités historiques générant des centaines de milliards de dollars par an sur lesquelles ils peuvent s'appuyer. OpenAI, en revanche, ne peut survivre que tant que ses bailleurs sont prêts à la maintenir à flot. br /OpenAI a levé plus de 60 milliards de dollars depuis 2015, dont 41 milliards l'an dernier lors d'une levée de fonds record conduite par SoftBank. Mais l'entreprise s'apprête à épuiser sa trésorerie cette année et, avec une rentabilité qui risque de ne pas être positive avant plusieurs années, la question est de savoir si les investisseurs sont prêts à financer ce géant déficitaire. L'entreprise fait face à un trou de 20 milliards de dollars dans ses comptes cette année, comme plusieurs accords de financement différé conclus avec des fournisseurs tels que Nvidia, Oracle et CoreWeave arrivent à échéance. br /Cette situation met la start-up sous forte pression pour trouver de nouveaux investisseurs aux amples ressources financières afin d'assurer son avenir. Cette année pourrait être décisive pour OpenAI. Avec des recettes ne couvrant qu'une fraction de ses coûts croissants, le trou dans ses finances devrait atteindre environ 130 milliards de dollars au cours des deux prochaines années.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Contretemps/a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/tribune_moyenorient-39d05.png?1774434720' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" /
div class='rss_chapo'piUne soixantaine de journalistes ont publié a href="https://docs.google.com/document/d/17M2nOM4M70LeqKrJMnmq6nfNJymFIrI14x9HrDvqLbg/edit?tab=t.0" class="spip_out" rel="external"une tribune/a pour se « désolidariser de la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient ». Nous la relayons ici. (Acrimed)/i/p/div
div class='rss_texte'pNous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l'international. Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l'Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels. Une défaillance qui ne date pas d'hier et qui s'inscrit dans une longue histoire de conflits perpétuels, notamment au Liban Sud, dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza, où le traitement médiatique reste systématiquement le même : simpliste, orienté et répétitif, donnant l'impression d'un “nouveau” conflit à chaque escalade alors qu'il s'agit en réalité d'une continuité tragique ignorée ou minimisée./p
pNous demandons qu'à une guerre asymétrique ne soit pas apposé un traitement médiatique asymétrique./p
pSans essentialiser l'ensemble des médias, force est de constater que trop de journaux, de magazines, de chaînes de télévision et de radios produisent une lecture partielle de cette actualité pourtant majeure, aux conséquences humaines, politiques et géopolitiques considérables./p
pNous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d'une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses./p
pNous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des grands espaces de débat. Cette asymétrie dans l'accès à la parole contribue à orienter la perception du public et à appauvrir la compréhension du conflit./p
pNous condamnons fermement les commentaires de plateau qui, sous couvert d'analyse, relèvent trop souvent de prises de position approximatives ou idéologiques. Ils participent à une déshumanisation des victimes, réduisant les morts iraniens, libanais et palestiniens à des données chiffrées, déconnectées de toute réalité humaine, sociale et historique./p
pNous souhaitons également attirer l'attention sur les usages sémantiques profondément différenciés selon les parties concernées. Là où certains « meurent », d'autres sont « tués », voire « assassinés ». Là où certaines opérations sont présentées comme des « frappes préventives », d'autres sont immédiatement qualifiées d'« attaques ». Ces choix lexicaux ne sont pas neutres : ils hiérarchisent implicitement les vies et orientent la lecture morale des événements./p
pDe la même manière, le recours au terme « évacuation » pour désigner des déplacements massifs de populations civiles mérite d'être interrogé. Lorsqu'ils sont contraints, organisés sous la menace ou dans un contexte de bombardements, ces déplacements relèvent, en droit international humanitaire, de transferts forcés, voire de déportations. L'article 49 de la Quatrième Convention de Genève interdit explicitement « les transferts forcés individuels ou massifs, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé », sauf impératif absolu de sécurité, une exception strictement encadrée et dont l'interprétation ne saurait être extensible à des politiques de déplacement généralisé./p
pNous nous indignons de voir certaines informations émanant des autorités américaines ou israéliennes reprises sans distance critique, parfois en temps réel, tandis que des faits documentés concernant des violations du droit international imputables à ces mêmes acteurs sont systématiquement relativisés, minimisés ou entourés de doutes excessifs. Cette asymétrie dans le traitement de la preuve fragilise la crédibilité du travail journalistique./p
pNous sommes également préoccupés par la multiplication de chroniqueurs et chroniqueuses présents non pas pour établir des faits, mais pour exprimer des positions idéologiques. Ce glissement brouille la frontière entre information et opinion, au risque de transformer certains espaces médiatiques en chambres d'écho ou en instruments de légitimation politique./p
pEn ce sens, nous appelons nos consœurs et confrères exerçant dans les rédactions télévisées, radiophoniques et de presse écrite à large audience à se montrer à la hauteur de leurs responsabilités. Leur engagement est encadré par des principes clairs, notamment ceux énoncés dans la charte de Munich : recherche de la vérité, vérification des faits, indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, refus de la manipulation./p
pNous les appelons à sortir de l'écueil de l'autocensure, qu'elle soit imposée, intériorisée ou structurelle, qui conduit trop souvent à tordre, simplifier ou édulcorer l'information. En agissant ainsi, c'est le droit fondamental des citoyennes et des citoyens à une information libre, complète et honnête qui est compromis./p
pInformer, ce n'est pas relayer. Informer, ce n'est pas hiérarchiser les vies. Informer, ce n'est pas choisir ses mots au service d'un récit dominant./p
pInformer, c'est donner à comprendre, avec rigueur, honnêteté et courage./p
pAujourd'hui plus que jamais, face à des conflits d'une gravité extrême, notre responsabilité collective est engagée./p
p/brstrongLa liste complète des signataires a href="https://docs.google.com/document/d/17M2nOM4M70LeqKrJMnmq6nfNJymFIrI14x9HrDvqLbg/edit?tab=t.0" class="spip_out" rel="external"est consultable ici/a./strong/p/div
Following Prime Minister KP Sharma Oli's resignation in response to mass Gen Z-led protests, Nepal goes to the polls on 5 March. Some 19 million people — including 837,000 new voters — will choose from 120 registered parties. With unemployment and governance failures eclipsing traditional ideological debates, anti-corruption and inclusion demands have dominated the campaign.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Inter Press Service/a/b/div
Une grande part de responsabilité de cette situation revent au pouvoir politique, mais également aux médias durant vingt ans. À partir de 2003, moment où Georges Abdallah est vraiment libérable et qu'il aurait dû être libéré, sa détention commence à devenir hors norme, et cela dure jusqu'en 2023. Pendant vingt ans, donc, il va y avoir une sorte d'omerta médiatique sur cette histoire. Elle n'est pas documentée. La fake news de 1986, c'est à dire le fait qu'on ait attribué à Abdallah et ses frères des attentats qu'ils n'ont pas commis, qui relevaient du contentieux franco-iranien, n'a pas été documentée avant que je fasse cette enquête. Vous ne verrez pas une seule fois un article racontant qu'il y a eu une fake news de cette ampleur en 1986, avec le journal Le Monde en première ligne, et les autres qui ont suivi, les chaînes de télévision, les journaux. br /En 2024, le plafond de verre médiatique se brise. Avant cela, seule une journaliste de RFI réalise, en octobre 2022, un reportage sur le sujet. C'est alors la première fois dans des médias dits non militants qu'on entend parler de cette affaire. Puis en 2024, Benoît Collombat, qui dirige aujourd'hui la cellule investigation de Radio France, réalise une enquête très sérieuse sur l'affaire Abdallah suite à une bande dessinée que moi même j'ai réalisée peu de temps avant chez Delcourt, Dans les oubliettes de la République* ( là aussi chez un éditeur non militant qui a eu le courage de me commander une version bande-dessinée de cette enquête). Ensuite, la grande presse va embrayer. Mais elle a attendu qu'on lui donne l'autorisation, en quelque sorte. Voilà pourquoi cette affaire est passée aux oubliettes pendant vingt ans.
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Une grande part de responsabilité de cette situation revent au pouvoir politique, mais également aux médias durant vingt ans. À partir de 2003, moment où Georges Abdallah est vraiment libérable et qu'il aurait dû être libéré, sa détention commence à devenir hors norme, et cela dure jusqu'en 2023. Pendant vingt ans, donc, il va y avoir une sorte d'omerta médiatique sur cette histoire. Elle n'est pas documentée. La fake news de 1986, c'est à dire le fait qu'on ait attribué à Abdallah et ses frères des attentats qu'ils n'ont pas commis, qui relevaient du contentieux franco-iranien, n'a pas été documentée avant que je fasse cette enquête. Vous ne verrez pas une seule fois un article racontant qu'il y a eu une fake news de cette ampleur en 1986, avec le journal Le Monde en première ligne, et les autres qui ont suivi, les chaînes de télévision, les journaux. br /En 2024, le plafond de verre médiatique se brise. Avant cela, seule une journaliste de RFI réalise, en octobre 2022, un reportage sur le sujet. C'est alors la première fois dans des médias dits non militants qu'on entend parler de cette affaire. Puis en 2024, Benoît Collombat, qui dirige aujourd'hui la cellule investigation de Radio France, réalise une enquête très sérieuse sur l'affaire Abdallah suite à une bande dessinée que moi même j'ai réalisée peu de temps avant chez Delcourt, Dans les oubliettes de la République* ( là aussi chez un éditeur non militant qui a eu le courage de me commander une version bande-dessinée de cette enquête). Ensuite, la grande presse va embrayer. Mais elle a attendu qu'on lui donne l'autorisation, en quelque sorte. Voilà pourquoi cette affaire est passée aux oubliettes pendant vingt ans.
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Une grande part de responsabilité de cette situation revent au pouvoir politique, mais également aux médias durant vingt ans. À partir de 2003, moment où Georges Abdallah est vraiment libérable et qu'il aurait dû être libéré, sa détention commence à devenir hors norme, et cela dure jusqu'en 2023. Pendant vingt ans, donc, il va y avoir une sorte d'omerta médiatique sur cette histoire. Elle n'est pas documentée. La fake news de 1986, c'est à dire le fait qu'on ait attribué à Abdallah et ses frères des attentats qu'ils n'ont pas commis, qui relevaient du contentieux franco-iranien, n'a pas été documentée avant que je fasse cette enquête. Vous ne verrez pas une seule fois un article racontant qu'il y a eu une fake news de cette ampleur en 1986, avec le journal Le Monde en première ligne, et les autres qui ont suivi, les chaînes de télévision, les journaux. br /En 2024, le plafond de verre médiatique se brise. Avant cela, seule une journaliste de RFI réalise, en octobre 2022, un reportage sur le sujet. C'est alors la première fois dans des médias dits non militants qu'on entend parler de cette affaire. Puis en 2024, Benoît Collombat, qui dirige aujourd'hui la cellule investigation de Radio France, réalise une enquête très sérieuse sur l'affaire Abdallah suite à une bande dessinée que moi même j'ai réalisée peu de temps avant chez Delcourt, Dans les oubliettes de la République* ( là aussi chez un éditeur non militant qui a eu le courage de me commander une version bande-dessinée de cette enquête). Ensuite, la grande presse va embrayer. Mais elle a attendu qu'on lui donne l'autorisation, en quelque sorte. Voilà pourquoi cette affaire est passée aux oubliettes pendant vingt ans.
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Dans le Paris savant des années 1880, un Haïtien venu du Cap-Haïtien renverse la pseudo-science raciale européenne. Son nom : Anténor Firmin. Auteur de De l'égalité des races humaines (1885), ministre des Finances et des Affaires étrangères, diplomate et polémiste, il pressent dès 1905 l'ombre d'une intervention américaine en Haïti, et rêve d'une Confédération antillaise. Portrait croisé d'un savant-militant dont la pensée, à la fois positive et pana-antillaise, sut articuler race, État, souveraineté et géopolitique.
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Plus un jour, ou presque, ne s'écoule, en ce mois de mars 2026, sans que la presse dominante ne publie, pendant que la droite cite publiquement l'antisémite Charles Maurras — inventeur de l' « antisémitisme d'État » condamné à la prison à vie en 1945 pour collaboration avec l'Allemagne hitlérienne — ou l'antisémite Philippe Pétain — complice actif de l'entreprise nazie d'extermination des Juifs d'Europe —, des rafales d'articles décrétant (ou suggérant, de façon plus ou moins hypocrite) que Jean-Luc Mélenchon, et par transition La France insoumise (LFI), et par transition la gauche dite « extrême » ou « radicale » — celle qui combat tous les racismes et qui, suprême effronterie, dénonce depuis 2023 le génocide perpétré à Gaza par le gouvernement israélien —, seraient « antisémites ». Pour bien mesurer ce qui se joue dans ce moment effarant où la gauche antifasciste, antinazie et antiraciste est donc désignée comme antijuive pendant qu'une droite dite « républicaine » presqu'intégralement fascisée est laissée libre d'invoquer des antisémites notoires, il faut remonter le temps jusqu'au tout début du siècle - et se rappeler d'abord ce qui fut probablement la séquence fondatrice de ce stupéfiant renversement de la réalité.
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Plus un jour, ou presque, ne s'écoule, en ce mois de mars 2026, sans que la presse dominante ne publie, pendant que la droite cite publiquement l'antisémite Charles Maurras — inventeur de l' « antisémitisme d'État » condamné à la prison à vie en 1945 pour collaboration avec l'Allemagne hitlérienne — ou l'antisémite Philippe Pétain — complice actif de l'entreprise nazie d'extermination des Juifs d'Europe —, des rafales d'articles décrétant (ou suggérant, de façon plus ou moins hypocrite) que Jean-Luc Mélenchon, et par transition La France insoumise (LFI), et par transition la gauche dite « extrême » ou « radicale » — celle qui combat tous les racismes et qui, suprême effronterie, dénonce depuis 2023 le génocide perpétré à Gaza par le gouvernement israélien —, seraient « antisémites ». Pour bien mesurer ce qui se joue dans ce moment effarant où la gauche antifasciste, antinazie et antiraciste est donc désignée comme antijuive pendant qu'une droite dite « républicaine » presqu'intégralement fascisée est laissée libre d'invoquer des antisémites notoires, il faut remonter le temps jusqu'au tout début du siècle - et se rappeler d'abord ce qui fut probablement la séquence fondatrice de ce stupéfiant renversement de la réalité.
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En Norvège arctique, colonialisme, projets miniers, changement climatique et militarisation se conjuguent pour assaillir les Sámi·es. Mais la jeune génération du seul peuple autochtone reconnu en Europe est déterminée à se battre pour son environnement et son mode de vie, entre pêche et élevage des rennes. Immersion auprès des activistes du fjord.
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En réalité, la grande panique a déjà commencé. Dans l'univers des fonds, on tente de donner des signes de bonne volonté et de produire des valorisations un peu plus plausibles des actifs. Mais c'est une gageure. Quand les produits sont des titres négociables, on peut encore se raccrocher aux pratiques dites du mark-to-market, c'est-à-dire de la valorisation au prix des dernières transactions enregistrées — pour autant d'ailleurs que celles-ci aient encore un sens, car la formation des prix « de marché » verse à son tour dans le parfait n'importe quoi lorsque surviennent les ventes de détresse et la ruée hors des compartiments toxiques. Que dire alors des actifs de private credit, qui ne sont ni négociables, ni par conséquent liquides, et rendent le mark-to-market parfaitement impossible ? Pour ne rien dire de ce que, shadow oblige, nul au dehors n'a la moindre idée de ce qu'il y a dans la saucisse, asymétrie d'information qui n'est pas précisément une aide à la décision tempérée.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-blogs-du-diplo"La pompe à phynances/a/b/div
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En réalité, la grande panique a déjà commencé. Dans l'univers des fonds, on tente de donner des signes de bonne volonté et de produire des valorisations un peu plus plausibles des actifs. Mais c'est une gageure. Quand les produits sont des titres négociables, on peut encore se raccrocher aux pratiques dites du mark-to-market, c'est-à-dire de la valorisation au prix des dernières transactions enregistrées — pour autant d'ailleurs que celles-ci aient encore un sens, car la formation des prix « de marché » verse à son tour dans le parfait n'importe quoi lorsque surviennent les ventes de détresse et la ruée hors des compartiments toxiques. Que dire alors des actifs de private credit, qui ne sont ni négociables, ni par conséquent liquides, et rendent le mark-to-market parfaitement impossible ? Pour ne rien dire de ce que, shadow oblige, nul au dehors n'a la moindre idée de ce qu'il y a dans la saucisse, asymétrie d'information qui n'est pas précisément une aide à la décision tempérée.
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« Je ne savais pas encore que j'étais devenu un objet. Je me découvrais objet au milieu d'autres objets », écrit Frantz Fanon en 1952. Le 17 mars 2026, Apolline de Malherbe reprend une fake news d'extrême droite en interrogeant Bally Bakayoko, élu maire de Saint-Denis : il aurait appelé celle-ci « ville des Noirs ». Fanon savait.
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