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Médias

Cadmium : les errements du Point

Acrimed : Action-Critique-Médias - lun, 2026-04-06 09:37
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/cadmium-3be0d.png?1776672969' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'pLa contamination de notre alimentation par un métal lourd cancérogène, le cadmium, revient dans l'actualité périodiquement, présentée comme une « bombe sanitaire ». Retour critique sur le travail du magazine iLe Point/i, qui a pendant des mois traité cette information comme une « ifausse alerte/i »./p/div div class='rss_texte'pMercredi 25 mars, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rendu public a href="https://www.anses.fr/system/files/ERCA-2023-AUTO-0150-RA.pdf" class="spip_out" rel="external"un rapport/a « ialarmant/i », indiquant qu'une part significative de la population française était « iimprégnée/i » à des niveaux « ipréoccupants/i » par un métal cancérogène que l'on trouve dans les engrais phosphatés (et donc dans notre alimentation), le cadmium. L'information est largement relayée par la presse, quelle que soit la ligne éditoriale. La pollution de l'alimentation par le cadmium est « ipréoccupante/i » dans iLe Figaro/i comme dans iLibération/i, qui lui consacre sa Une (26/03). iLa Croix/i se demande « icomment réduire notre exposition au cadmium/i » (26/03), et iLe Parisien/i dresse une liste des aliments les plus contaminés (26/03). iLe Nouvel Obs/i explore la question de savoir « D'où vient le cadmium dans nos assiettes ? » (26/03), quand iLes Échos/i se demandent si nous avons là « iune nouvelle bombe sanitaire/i »./p pC'est la troisième fois en moins d'un an que le nom de ce métal lourd surgit dans l'actualité. La première occurrence, en juin 2025, se situait dans la foulée d'une alerte lancée par des « imédecins libéraux/i », parlant eux aussi d'une « ibombe sanitaire/i ». L'article du iMonde/i (5/06/25) était sans équivoque : « iLes Français, en particulier les enfants, sont massivement contaminés par ce cancérogène présent dans les engrais phosphatés, à travers la consommation de céréales, de pain ou de pâtes./i » Et le journal d'ajouter : « iSanté publique France fait le lien avec l'explosion des cancers du pancréas./i » À l'époque, si iL'Express/i, iLe Figaro/i et bien d'autres journaux de droite reprennent l'alerte, il se trouve déjà des titres de la presse réactionnaire pour relativiser le danger. Une journaliste très en vue sur les questions agro-industrielles a particulièrement creusé ce sillon à propos du cadmium dans l'alimentation, le présentant comme un « ifaux scandale/i » voire comme un complot russe : l'inévitable rédactrice en chef au iPoint/i, Géraldine Woessner./p /br h3 class='article_intertitres' iLe Point/i et le cadmium/h3 p/brNous sommes en octobre 2024. iLe Point/i produit une « ienquête du dimanche/i » (sic) sur la « géopolitique des engrais » (13/10/2024). Au détour d'un paragraphe, Erwan Seznec parle de « ila grande intox du cadmium/i » (c'est l'intertitre). Pour lui, c'est clair : « iEn Europe au moins, la situation est très rassurante/i », les émissions de cadmium dans l'atmosphère ayant chuté « ide 81%/i ». « iOn trouve aussi du cadmium dans les engrais phosphatés/i », ajoute-t-il aussitôt, avant d'avancer que les niveaux de cadmium présents dans les engrais marocains, que l'Europe consomme massivement, sont 3 à 5 fois supérieurs aux recommandations de la Commission européenne. Mais le journaliste n'insiste pas sur ce point et en vient à sa conclusion : « iLes phosphates russes, en revanche, sont naturellement pauvres en cadmium... À Moscou, on a senti l'aubaine !/i » C'est ici que Seznec nous expose sa thèse centrale : si les ONG et les médias s'intéressent au cadmium, c'est parce qu'ils ont « imarché/i » dans la campagne d'un lobby auquel participe un géant russe de l'agro-industrie. Indulgent, Seznec concède : « iLes activistes de l'écologie, bien entendu, n'entendaient pas faire le jeu des Russes./i » Mais avec ce principe de précaution élargi, ils ont tout de même tiré « iune balle dans le pied/i » de la France : « iNous sommes exemplaires, mais est-ce vraiment utile ?/i », s'interroge le journaliste./p pCe n'était pourtant pas la première fois que iLe Point/i parlait de cadmium. Et jusqu'alors, l'hebdomadaire ne se risquait pas à relativiser ses dangers. En 1999 déjà, le magazine titrait : « Marseille : alerte au cadmium ». Sous la plume du journaliste Thierry Noir, nous apprenions que, à la suite de rejets en cadmium d'une usine, les riverains marseillais étaient invités par les autorités sanitaires locales à « ine plus consommer les légumes de leurs jardins/i », car « iil est plus grave d'ingérer [du cadmium] que d'en respirer/i » (24/09/1999). En 2010 ensuite, dans une brève, le magazine nous apprend la disparition d'une espèce de plante, à cause de la contamination au cadmium (8/04/2010) : « iLa plante carnivore Sarracenia leucophylla aurait de bonnes raisons de porter plainte contre les insectes pour empoisonnement. En effet, Iain Green (université de Bournemouth) explique sa disparition par une contamination au cadmium. Celui-ci proviendrait des larves de mouche dont elle se nourrit, elles-mêmes contaminées par les engrais./i » En 2011, iLe Point/i publie une « ienquête exclusive/i », « Ces poisons qui polluent nos assiettes », basée (déjà) sur une alerte de l'Anses pointant 445 substances toxiques, dont le cadmium (30/06/2011) : « i15 % des enfants courent un risque de surexposition au cadmium, susceptible d'entraîner fragilité osseuse et lésions rénales en raison de leur forte consommation de pain et de pommes de terre/i ». En 2013 enfin, c'est un reportage en Chine que l'on pouvait lire dans les pages du magazine : « Le riz au cadmium sème la panique en Chine » (29/06/2013)./p /br h3 class='article_intertitres'Géraldine Woessner, le cadmium et les « ifausses informations/i »/h3 p/brMais Géraldine Woessner ne va pas s'inscrire dans cet héritage… et va préférer tirer le fil de son collègue Erwan Seznec. La rédactrice en chef s'y met dès février 2025 : « Cancer : alerte au "tsunami" de fausses informations » (12/02/2025). Elle écrit : « iCes dernières semaines, une avalanche d'alertes médiatiques sur les risques de cancer ont alimenté l'inquiétude : cadmium, PFAS , pesticides, aspartame, traces de mercure dans le thon , eau tritiée.../i » Si le cadmium figure bien dans son énumération de « ifausses informations/i », ce sera sa seule mention de tout l'article : Woessner ne pose aucune question à propos du cadmium au cancérologue qu'elle interroge, Jacques Robert, qui ne l'évoque pas lui-même./p pDeuxième occurrence en juin 2025. Comme ses confrères et consœurs préposés aux rubriques scientifiques, Géraldine Woessner rapporte l'alerte lancée par les Unions régionales des professionnels de santé (URPS) à propos du cadmium dans l'alimentation (8/06/25). Toute la presse a trouvé « ialarmant/i » ce courrier envoyé au Premier ministre et rendu public ; Woessner l'a elle trouvé « itrès alarmiste/i » : « iL'alerte lancée jeudi 5 juin […] avait tout pour soulever une formidable tempête médiatique/i », regrette-t-elle. « iL'information n'est pourtant pas nouvelle/i », « ile cadmium est un métal cancérogène prouvé/i » depuis le début des années 1990. Mais « ini les autorités sanitaires ni le gouvernement n'ont sonné le tocsin/i », relativise encore la journaliste. Alors, « ipourquoi maintenant ?/i », s'interroge l'oncologue Jérôme Barrière, à qui Woessner tend cette fois le micro. Toute cette agitation médiatique ne serait-elle pas la résultante d'un « iaffrontement entre science, peur... et géopolitique/i » ? Géraldine Woessner est sur la piste russe : elle l'a remarqué, la « icampagne/i » des lanceurs d'alerte « ipointe un seul responsable de la "contamination au cadmium" : les engrais/i », et ne porte « iqu'une seule exigence/i », « il'abaissement immédiat de la limite pour la teneur en cadmium des engrais phosphatés à 20 mg/kg, sans attendre 2034/i ». Un abaissement que propose l'Anses depuis… 2011 (Anses, février 2026) : les autorités sanitaires avaient donc bel et bien « sonné le tocsin », contrairement à ce qu'écrivait Woesner trois lignes plus haut. Peu importe, cette revendication unique des médecins libéraux signe leurs intentions selon la journaliste : faire du lobbying pour les engrais russes, moins contaminés que les engrais marocains. « iLa Russie se frotte les mains/i », écrit Woesnner : « iSes engrais ont une teneur en cadmium remarquablement basse, inférieure à 5 mg/kg. Et elle met tout en œuvre pour le faire savoir…/i » La campagne contre la contamination au cadmium tombe « ià point nommé/i », pour la journaliste./p pWoessner creuse encore la thèse russe deux semaines plus tard : « Emballement médiatique, intérêts russes : les dessous consternants du dossier cadmium » (18/06/25). Elle écrit : « iDeux semaines après l'alerte des médecins libéraux sur les dangers du cadmium dans les engrais phosphatés, l'enquête révèle une campagne de désinformation aux motivations géopolitiques. […] le soufflé retombe. Et pas qu'un peu./i » Persuadée d'avoir mis le doigt sur « iun emballement médiatique orchestré sur fond de rivalités géopolitiques/i », Géraldine Woessner donne alors la parole à un « igéant marocain des engrais/i » : « iCette campagne est complètement folle/i », estime celui-ci, aidé dans sa démonstration par la journaliste qui assure que les engrais marocains « is'avère[nt] bien moins sale[s] qu'annoncé/i ». Dans la suite de son papier, Géraldine Woessner nous fournit d'autres « idonnées rassurantes/i », qui ne sont, au fond, pas inintéressantes (nous y reviendrons) : teneur naturelle en cadmium des sols français, autres sources de contaminations que les engrais, variétés de plantes dans lesquelles le cadmium s'accumule moins vite. Mais très vite, « il'ombre de Moscou/i » revient : « iUn acteur se frotte les mains : la Russie./i » Celle qui, quelques lignes plus haut, fustigeait les « iconclusions simplistes/i » des activistes écologistes, se contente d'une concordance de dates pour crier au complot : « iEntre 2021 et 2024, les importations d'engrais phosphatés russes vont quasiment doubler […]. Avant que le Parlement européen […] n'adopte le 25 mai 2025 une surtaxe de 6,5 % visant précisément les engrais phosphatés […]. La campagne contre le cadmium, en France, rebondit quelques jours plus tard./i » « iLe timing est parfait/i » commente anonymement un « ihaut fonctionnaire européen/i ». Et Woessner de conclure son raisonnement par une dernière saillie « rassuriste » : il ne faut pas « icéder, chaque semaine, à une nouvelle panique, qu'elle soit ou non orchestrée/i ». Circulez !/p pQuelques mois plus tard, en décembre 2025, sur X, Géraldine Woessner est toujours persuadée que la contamination de l'alimentation au cadmium, et son possible lien avec certains cancers, est un « ifaux scandale/i » (28/12/25). Le 4 janvier 2026, elle décrète 2025 « iannée de la désinformation scientifique/i ». La journaliste du iPoint/i interroge pour cela l'épidémiologiste Catherine Hill, et réitère le procédé qu'elle avait employé précédemment : le cadmium figure bien dans son énumération de « ifausses alertes/i », mais aucune réponse de l'interviewée ne porte ispécifiquement/i sur le cadmium./p pPuis, le 8 février, iLe Point/i publie une tribune, expliquant que « La politisation des cancers est insupportable et mine la démocratie », rien que ça. Elle est signée par de nombreux interlocuteurs de Géraldine Woessner, les médecins Jérôme Barrière et Jacques Robert (encore eux), le présentateur de M6 et a href="https://www.arretsurimages.net/articles/mac-lesggy-le-savant-flou" class="spip_out" rel="external"« ipseudo-rationaliste/i »/a Mac Lesggy, l'ancien ministre et a href="https://lesjours.fr/obsessions/les-lobbyistes/ep31-colloque-de-rugy/" class="spip_out" rel="external"conférencier occasionnel pour le lobby des semenciers/a François de Rugy, ou encore le moins connu Gil Rivière-Wekstein, fondateur du site Agriculture Environnement, un site identifié comme « idiffus[ant] des propos climato-sceptiques/i »span class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="« Le lobbying de Monsanto : une attaque contre notre planète et la (…)" id="nh1"1/a]/span./p pBref, on retrouve là en grande partie ce que le sociologue Sylvain Laurens et les journalistes au iMonde/i Stéphane Horel et Stéphane Foucart décrivent comme l'écosystème des « marchands de doute »span class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Les Gardiens de la raison, La Découverte, 2020." id="nh2"2/a]/span. Leurs procédés rhétoriques s'articulent toujours de la même façon : moquer les « imarchands de peur/i », comme le faisaient les industriels du tabac au XXe siècle ; opposer « ila rationalité virile de la science/i » à « ila déraison environnementaliste hystérique/i » ; présenter les velléités de régulation au nom du principe de précaution comme plus dangereuses pour la démocratie que le laisser-faire ; pourfendre, au fond, tout ce qui relève de « ila critique du capitalisme agricole/i »./p /br h3 class='article_intertitres'Le cadmium revient dans l'actualité/h3 p/brLe 25 mars 2026, patatras ! L'Anses publie son nouveau rapport, et il est assez clair : les craintes à propos du cadmium sont confirmées. Les voies de la contamination humaine ? « iCette expertise confirme que l'alimentation est la source majeure de l'imprégnation humaine./i » Les sources de la contamination de l'alimentation ? « iIl en ressort qu'il faut agir avant tout à la source de la contamination des aliments, liée en grande partie à la présence de cadmium dans les sols agricoles/i », synthétise l'agence sanitaire. Le lien avec certains cancers ? « iCompte tenu de niveaux d'imprégnation […], des effets sanitaires du cadmium sur la santé (cancérogénicité certaine ou suspectée pour l'Homme selon le type de cancer […]) et du caractère bioaccumulable dans l'organisme […], la nécessité de réduire les sources d'exposition, telle que déjà formulée (Anses 2011 ; 2019) est réaffirmée./i » Bref, le discours « rassuriste » est largement balayé./p pComme l'ensemble de la presse, et à contre-courant de ce qu'elle avait produit jusque-là sur le sujet, Géraldine Woessner titre sur les « irisques réels/i » de l'exposition au cadmium. Mais elle relativise aussitôt par un cadrage sur le « idébat brouillé/i » : « Exposition au cadmium : risque réel, débat brouillé » (25/03). Et l'on sent bien, dès l'introduction, que c'est de ça dont a vraiment envie de parler la journaliste : « iDepuis plusieurs mois, le cadmium s'est imposé dans le débat public sur un mode inhabituellement tendu. […] À l'arrivée, une série d'alertes et de prises de parole alarmistes qui ont installé un climat d'inquiétude […]./i » Pas dégonflée, la journaliste ne lâche pas sa ligne « rassuriste » : « iSi aucune alerte sanitaire immédiate n'est identifiée, l'agence pointe une accumulation progressive préoccupante./i » Un risque sanitaire est identifié, l'accumulation progressive est préoccupante, mais l'alerte n'est pas immédiate ! Où l'on retrouve la logique fondamentale des « marchands de doute »… et la constance de leurs pratiques : ne jamais faire amende honorable, même lorsque l'on a pendant des mois, au nom de « la science », vendu le doute sur un risque pourtant avéré./p /br centerstrong***/strong/center p/brDans leur ouvrage iLes Gardiens de la raison/i, Stéphane Foucart, Stéphane Horel et Sylvain Laurens décrivent en ces termes l'action médiatique des « marchands de doute » : « iDans un monde traversé par l'incertitude et les fake news, les professionnels de l'influence investissent désormais dans la médiation scientifique. La tactique leur permet de se tenir au plus près des lieux de décision politique et de s'y présenter comme faisant œuvre utile. Revêtant leurs panoplies de fact-checkers face aux "marchands de peur", ils peuvent alors jouer le rôle de promoteurs de la "Science" auprès du grand public./i » Ce retour critique sur la production éditoriale du iPoint/i à propos du cadmium permet de voir que, sur ce sujet a href="https://rogueesr.fr/le-point/" class="spip_out" rel="external"comme sur d'autres/a, l'hebdomadaire a joué à plein son rôle de « marchand de doute », en appliquant les mêmes stratégies éculées (multifactorialité, instrumentalisation de l'incertitude, relativisation du risque). Ce parti pris constant, relativiste, favorable à l'agro-industrie, ne semble pas avoir écorné la crédibilité journalistique de ce magazine ou de ses rédacteurs en chef, qui continuent de bénéficier de leurs ronds de serviette à la télé et à la radio, où ils peuvent au contraire poser en « gardiens autoproclamés de la science » contre les « ipaniques inventées/i » (par la gauche, précisent-ils parfois). La « Science » ne dit pas jusqu'à quand cette imposture tiendra./p p/brstrongJérémie Younes/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /span« a href="https://corporateeurope.org/fr/food-and-agriculture/2016/11/le-lobbying-de-monsanto-une-attaque-contre-notre-plan-te-et-la-d" class="spip_out" rel="external"Le lobbying de Monsanto : une attaque contre notre planète et la démocratie/a », Corporate Europe Observatory, 2/11/2016./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spaniLes Gardiens de la raison/i, La Découverte, 2020./p /div/div
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Quand est-ce que j'utiliserai l'IA ?

Rezo.net - sam, 2026-04-04 15:10
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH120/arton249733-0cb0c.png?1775311893' width='120' height='120' / Chaque jour, nous subissons des injonctions toujours plus fortes pour utiliser l'IA générative dans nos métiers. Chaque jour, ceux et celles qui refusent s'entendent dire qu'elles ou ils n'ont pas essayé récemment, qu'elles ou ils vont rester en arrière, qu'elles ou ils ne comprennent rien, qu'elles ou ils sont des luddites.br class='autobr' / Alors voilà ma réponse à tout ça ; non je ne suis pas borné, et je suis tout à fait prêt à utiliser l'IAg. Une fois que ces quelques problèmes seront résolus. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div

Racisme contre les nouveaux maires : Franceinfo change de sujet

Acrimed : Action-Critique-Médias - jeu, 2026-04-02 15:27
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH84/franceinfo310326-aabe1.png?1776672969' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt="" / div class='rss_chapo'pEffet de cadrage, pouvoir de nuisance./p/div div class='rss_texte'pQue peut-on attendre d'un plateau de Franceinfo réunissant les quatre journalistes Agathe Lambret, Renaud Dély, Alix Bouilhaguet et Étienne Girard ? Le 31 mars dans l'émission « Les informés du matin », le bandeau semblait à première vue très clair : « Le maire de Saint-Denis victime d'attaques racistes ». Un agenda salutaire compte tenu de a href="https://snjcgt.fr/2026/04/01/quand-cnews-emmene-la-meute/" class="spip_out" rel="external"la déferlante raciste/a qui, bien au-delà des médias Bolloré, s'abat contre plusieurs nouveaux maires de communes notamment franciliennes comme a href="https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/nouveaux-maires-de-banlieue-les-violences-imaginaires-des-teles-francaises" class="spip_out" rel="external"Bally Bagayoko (Saint-Denis), Aly Diouara (La Courneuve) ou Demba Traoré (Le Blanc-Mesnil)/a et, par extension, contre les habitants racisés des quartiers populaires. Sauf qu'on le comprend très vite, ce sujet n'est pas auto-suffisant, ni même ce dont semblent vouloir réellement parler les « informés ». La présentatrice Agathe Lambret synthétise le cadrage d'entrée de jeu :/p blockquote class="spip" pstrongAgathe Lambret :/strong Pourquoi le maire de Saint-Denis est-il la cible d'attaques racistes et pourquoi LFI investit le champ identitaire avec son concept de « nouvelle France » ?/p /blockquote pIci,« l'effet de cadrage » donne instantanément la mesure de son pouvoir de nuisance : la problématique est suffisamment mal posée pour que tout le plateau dérive et s'enlise, lentement mais sûrement. D'une part, en mettant strictement sur le même plan des attaques racistes et le concept de « nouvelle France » développé et promu par les responsables LFI. D'autre part, en réduisant ce concept à la célébration d'une « inouvelle France racisée/i » – ainsi que le soutiendront frauduleusement Agathe Lambret et Renaud Dély à plusieurs reprisesspan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Si l'on trouve l'expression de « nouvelle France racisée » dans un tweet de (…)" id="nh1"1/a]/span – et en assimilant la volonté de faire des discriminations raciales un sujet politique de premier plan à un discours « iidentitaire/i », comparé de surcroît au corpus doctrinal des courants politiques réactionnaires et, singulièrement, de l'extrême droite./p pPour qui n'avait pas compris le projet de l'émission, Renaud Dély paraphrase sa consœur et monte d'un cran :/p blockquote class="spip" pstrongRenaud Dély :/strong Alors pourquoi [Bally Bagayoko] est-il d'abord la cible de ces attaques racistes ? Est-ce qu'il y a eu comme un déclic, une libération de la parole raciste avec son élection, est-ce qu'en ce sens il est d'ailleurs un symbole de ce climat ce nouveau maire de Saint-Denis ? Et d'autre part, pourquoi est-ce que la direction de La France insoumise et plus précisément Jean-Luc Mélenchon semble, lui, recourir aussi à un vocabulaire visant à racialiser le débat politique, au risque donc d'ailleurs de susciter aussi ces réactions racistes qu'on a […] entendues ces derniers jours en réaction ?/p /blockquote pDe là à rendre Jean-Luc Mélenchon responsable des propos racistes, il n'y a qu'un pas… que Renaud Dély franchit allègrement. « iJean-Luc Mélenchon, en investissant ce terrain [identitaire], joue avec le feu ou met de l'huile sur le feu/i », insiste plus tard l'éditocrate, avant d'en appeler doctement à « idistinguer le feu et l'huile/i », c'est-à-dire d'une part « ile feu raciste/i » et, d'autre part, « l'huile » supposément « iidentitaire/i » que LFI déverserait par bidons entiers sur la société et le débat public. Une précaution d'usage sur un plateau qui, de toute évidence, s'inquiète bien davantage de « l'huile » que du « feu ». La preuve ? Les toutologues ont consacré :/p p- environ 5 minutes à commenter – parfois de (très) loin – l'avalanche de racisme à l'encontre des nouveaux maires ;/p p- environ 8 minutes et 30 secondes à divaguer sur le concept (mal compris) de « nouvelle France », à étriller le projet politique (déformé) et les stratégies (fantasmées) de La France insoumise, sans oublier de cultiver un affrontement (factice) entre Jean-Luc Mélenchon et Bally Bagayoko./p pAinsi Renaud Dély insiste-t-il à plusieurs reprises sur le fait que Bally Bagayoko « irécuse ce terme de "racisé" qui est utilisé en particulier par Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il défend sa "nouvelle France", lui se dit plutôt un Français "héritier de l'immigration"/i », avant de reprocher à Jean-Luc Mélenchon d'« iinstrumentaliser y compris des élus insoumis qui eux récusent ces termes/i ». Sans doute le grand penseur croit-il ici tenir son « eurêka ! », sans avoir bien l'air de se rendre compte qu'au-delà de choix sémantiques différenciés, une ligne politique commune est défendue sur le fond./p /br h3 class='article_intertitres'« iLes Insoumis, ils ont flatté les discriminations et les relents identitaires/i »/h3 p/brAprès avoir donc soigneusement laissé de côté le sujet principal – le racisme en roue libre –, les commentateurs se raccrochent avec une spontanéité déconcertante au prêt-à-penser médiatique : c'est le temps des divagations autour du concept de « nouvelle France ». L'inénarrable Alix Bouilhaguet s'y colle la première. Et contre toute attente, ça commence plutôt « bien »… ou en tout cas moins mal qu'on l'attendait : cette dernière évoque en effet « iune France […] on peut dire plus jeune, plus populaire, plus urbaine, qui est issue de la diversité, qui est donc plus métissée/i », avant de souligner : « iÇa, c'est pour ceux qui portent ce combat et notamment La France insoumise./i » Las… Apparemment dotée d'une lucidité hors-norme lui permettant de lire dans les entrailles insoumises, la journaliste politique reprend immédiatement le dessus et prétend dévoiler la véritable signification de cette ligne politique :/p blockquote class="spip" pstrongAlix Bouilhaguet :/strong Après, on peut voir les choses d'une autre manière : on peut aussi se dire que ce sont deux France qui s'opposent. En clair, la France des blancs contre la France des diversités. Dire qu'il y a une « nouvelle France », c'est dire qu'il y a une « ancienne France » qui serait à mettre finalement à la poubelle et on est plus dans une lecture communautariste des choses. On n'est pas dans le vivre ensemble, on n'est plus dans le vivre ensemble, et finalement, la couleur de peau fracture l'unité nationale, et ça effectivement, ça pose un problème./p /blockquote pUne interprétation qui ne repose sur aucun élément concret mais à laquelle se rattache l'ensemble du plateau par la suite, comme en témoigne d'ailleurs la relance d'Agathe Lambret : « iEn tout cas, Jean-Luc Mélenchon a investi le champ identitaire qui était plutôt délaissé par la gauche et occupé surtout à droite et à l'extrême droite./i »/p pQuiconque a écouté ou lu ne serait-ce qu'un semblant des développements de responsables insoumis à propos de la « nouvelle France » sait que l'exégèse qu'en propose Franceinfo est faussée. Sans réclamer aux « informés » de longues lectures, une formation accélérée aurait pu consister à parcourir la note synthétique publiée la veille de l'émission sur le blog de Jean-Luc Mélenchon sous un titre apparemment encore trop abscons pour retenir leur attention : a href="https://melenchon.fr/2026/03/30/quest-ce-que-la-nouvelle-france/" class="spip_out" rel="external"« Qu'est-ce que la nouvelle France ? » (30/03)/a. Mais on le sait : les ifast-thinkers/i ont la science infuse. Cette note mentionne-t-elle « id'importantes mutations sociologiques, économiques et même anthropologiques/i » et esquisse-t-elle différents « igroupes sociaux émergents, en pleine dynamique et particulièrement visés par le système économique et politique/i » ? L'éditocratie n'en retient qu'un seul et accuse du même coup LFI d'« obsession identitaire ». Qui est obsédé ?/p pAuto-intoxiqué par son propre commentaire, ses raccourcis permanents et ses idées reçues – lesquelles sont assises sur le prêt-à-penser de a href="https://www.acrimed.org/La-quete-du-vote-musulman-anatomie-d-un-recit"« la quête des quartiers »/a durablement installé par a href="https://www.acrimed.org/Flatter-les-banlieues-musulmanes-dans-la-presse"des années de matraquage/a –, le plateau ne cesse ainsi de dériver :/p blockquote class="spip" pstrongAlix Bouilhaguet :/strong Il n'y a pas plus clivant que ce concept dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon parce qu'en fait, il faut le traduire quand même comme grosso modo une France racisée versus une France raciste. Enfin… je caricature un peu mais c'est les deux France qu'il veut quand même opposer. Alors naturellement, on peut dire que dans cette stratégie de La France insoumise, il y a une volonté de dénoncer un racisme décomplexé, il y a une volonté de politiser les discriminations pour finalement mettre le doigt dessus. Après, on peut aussi dire le contraire ! On peut aussi dire que ce grand remplacement, ça veut bien dire qu'il y a une forme de revanche à prendre, de revanche sur les gens qu'on doit remplacer et c'est pour ça que certains peuvent dire : bah voilà, ils ont fait preuve de clientélisme électoral, les Insoumis, ils ont flatté les discriminations et les relents identitaires pour pouvoir effectivement étendre leur mainmise./p /blockquote pL'incarnation du n'importe quoi tient lieu de « journalisme ». Le reste est en effet du même tonneau, témoignant des plus spectaculaires renversements dont est capable, 24h/24, le commentariat ordinaire. Florilège :/p /br centeriframe title="Franceinfo, 31 mars 2026" width="560" height="315" src="https://videos.globenet.org/videos/embed/2jnmiC3Pq22sCxtDUCDuyX" style="border: 0px;" allow="fullscreen" sandbox="allow-same-origin allow-scripts allow-popups allow-forms"/iframe/center p/brRésumons :/p p- Quand un plateau de Franceinfo prétend rendre compte des attaques racistes subies par le maire de Saint-Denis, les journalistes évacuent le sujet au profit d'un autre – « iEst-ce qu'il est dangereux ce concept de "nouvelle France", […] a minima clivant ?/i » (Agathe Lambret) – et sur la base de cette inversion victime/coupable, en font le « problème » n°1./p p- Une fois installé, le commentaire sur le concept de « nouvelle France » peut être déformé (à l'unisson) par quatre journalistes « respectables », lesquels communient dans la désinformation et décrètent qu'il en va là d'une « istratégie identitaire/i ». Les questions de la représentativité ethno-sociale des élus et des discriminations raciales, notamment, sont passées par pertes et profits, interprétées comme autant d'éléments à charge contre LFI./p p- Sur la base de ces interprétations frauduleuses, les journalistes peuvent ressortir le prêt-à-penser des « extrêmes qui se valent », en réussissant le tour de force de dresser une équivalence entre la « nouvelle France » et le « grand remplacement »span class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Ils s'appuient pour ce faire sur l'un de leurs procédés favoris, éprouvé (…)" id="nh2"2/a]/span – un fantasme raciste et complotiste a href="https://www.acrimed.org/Zemmour-un-artefact-mediatique-a-la-Une"légitimé par les grands médias/a –, c'est-à-dire à banaliser l'extrême droite dans un sujet supposément consacré au racisme qu'elle déverse à torrent continu contre des élus noirs et arabes. Terminus de ce grand voyage accéléré au pays des éditocrates ? « iJean-Luc Mélenchon sert en fait l'extrême droite/i ». Dixit Renaud Dély./p p/brstrongPauline Perrenot/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanSi l'on trouve l'expression de « inouvelle France racisée/i » dans un tweet de Jean-Luc Mélenchon (a href="https://x.com/JLMelenchon/status/1842269224288375142" class="spip_out" rel="external"X, 4/10/2024/a), c'est aux côtés d'autres versants que recouvre précisément le concept de « nouvelle France », au rang desquels par exemple « ila nouvelle France des femmes/i » ou encore « ila nouvelle France des villes/i »./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanIls s'appuient pour ce faire sur l'un de leurs procédés favoris, a href="https://www.nouvelobs.com/politique/20260129.OBS111942/melenchon-et-le-grand-remplacement-la-logique-de-la-fracturation.html" class="spip_out" rel="external"éprouvé très largement/a, à savoir sélectionner des bouts de déclarations de Jean-Luc Mélenchon pour soutenir qu'il fait lui-même ce rapprochement, alors que son propos, tenu lors d'un meeting à Toulouse le 22 janvier, visait précisément (et classiquement) à retourner le stigmate./p /div/div
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Recherche et responsabilité | Pınar Selek

Rezo.net - mar, 2026-03-31 14:15
Le 2 avril 2026 aura lieu une nouvelle audience, nouvelle étape de la vingt-huitième année de harcèlement judiciaire subie par la sociologue et militante Pinar Selek. Accusée de terrorisme après une explosion mortelle au marché aux épices d'Istanbul en 1998, acquittée à quatre reprises, elle est à nouveau renvoyée devant les juges, sans motivation, alors qu'une demande de mandat d'arrêt et d'extradition à son encontre est réitérée. L'origine de cette répression ? Une recherche sociologique. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-mots-sont-importants"Les mots sont importants/a/b/div

Dans l'audiovisuel, un tapis rouge pour l'ambassadeur d'Israël

Acrimed : Action-Critique-Médias - lun, 2026-03-30 17:10
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/ambassadeurtv-60553.png?1776672969' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'pAu lendemain de a href="https://www.acrimed.org/Iran-l-editocratie-en-renfort-d-une-guerre-juste"l'agression israélo-américaine contre l'Iran/a, le 28 février 2026, l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka, débute une intense tournée médiatique. Propagande à foison, invisibilisation des victimes, contradiction atone : a href="https://www.acrimed.org/-2023-Israel-Palestine-le-7-octobre-et-apres-"on pensait avoir tout vu, tout entendu/a. C'était sans compter une séquence inédite, qui se répétera sur trois plateaux différents en dix jours…/p/div div class='rss_texte'pEntre le 1er et le 11 mars 2026, l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka, a cumulé 19 interviews dans l'audiovisuel. Alors qu'il est accusé de génocide devant la Cour internationale de justice et que son Premier ministre est sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, l'État d'Israël voit son ambassadeur défiler dans les médias français à une fréquence inégalée. Aucun de ses homologues ne bénéficie d'une telle caisse de résonance… ni d'une telle complicité médiatique. La complaisance des chefferies éditoriales, comme des journalistes les plus en vue, est vertigineuse./p /br h3 class='article_intertitres'Dix-neuf cocons de propagande/h3 p/brLe 1er mars, au lendemain de l'agression israélo-américaine contre l'Iran, le présentateur de Franceinfo, Renaud Blanc, revendique son « exclusivité » : « iC'est la première fois qu'un représentant d'Israël prend la parole à l'international/i », lance-t-il aux auditeurs, avant de remercier son invité « id'avoir choisi/i » la radio de service public. S'ensuivent quinze longues minutes de propagande, racontées dans le détail par a href="https://www.arretsurimages.net/chroniques/sur-le-gril/iran-propagande-israelienne-en-exclusivite-sur-franceinfo" class="spip_out" rel="external"Arrêt sur images (7/03)/a. « L'exclusivité » Franceinfo ne fut pas garantie très longtemps puisque l'ambassadeur a l'occasion de réitérer son laïus quelques heures plus tard sur BFM-TV, sans plus de contradiction. Joshua Zarka déplore-t-il lors de cette édition spéciale que le pouvoir iranien « i[fasse] en sorte d'essayer de toucher le plus possible des civils pour qu'il y ait un coût humain à cette guerre/i » ? La répartie de la présentatrice est impitoyable : « iVous voulez dire qu'il n'y a pas d'objectif militaire dans les frappes iraniennes ?/i »/p pLe lendemain, 2 mars, Joshua Zarka est l'invité de la matinale de TF1, dont il quitte les studios pour rejoindre ceux de RTL : deuxième matinale… et nouvelle promenade de santé, ponctuée d'une seule timide interruption (en dix minutes) de la journaliste Céline Landreau. Cette dernière ne manque pas d'évoquer les « ipremiers décès de soldats américains/i » ni d'interroger l'ambassadeur quant au « ibilan humain qui est déjà lourd/i », mais la journaliste fait ici référence aux dix victimes israéliennes : les centaines de civils iraniens et libanais tués, les écolières de Minab écrasées sous les bombes deux jours plus tôt n'auront pas droit à un seul mot. L'ambassadeur déclare-t-il à deux reprises que l'objectif d'Israël, « ic'est [de] vivre en paix dans notre petit coin du Moyen-Orient et qu'on nous laisse tranquilles/i » ? Cela ne suscite chez la journaliste aucune relance. La veille sur BFM-TV, Joshua Zarka avait du reste éprouvé mot pour mot cet élément de langagespan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Qu'il répétera à l'envi au cours des interviews suivantes." id="nh1"1/a]/span, enrichi d'un commentaire du même calibre – « iOn veut […] que nos voisins, proches et lointains, cessent d'essayer de nous exterminer/i » –, sans déclencher le moindre holà en plateau, où, comme ailleurs, le génocide des Palestiniens relève à l'évidence de l'histoire ancienne… quand il n'est pas purement et simplement nié./p pLe 3 mars, on retrouve Joshua Zarka sur CNews, où il s'était déjà rendu la veille, et (de nouveau) sur BFM-TV. Au cours de cette dernière interview de près de quinze minutes, Maxime Switek et Ulysse Gosset poseront 21 questions à l'ambassadeur d'Israël. Aucune ne mentionnera les victimes civiles des bombardements en Iran et au Libanspan class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Ulysse Gosset évoquera toutefois les réfugiés libanais." id="nh2"2/a]/span. En seulement deux jours, les 2 et 3 mars, on comptabilise déjà pas moins de sept apparitions sur six médias différents (TF1, RTL, CNews, LCI, BFM-TV, RMC). Ce n'était là qu'un début…/p pLe 4 mars, Joshua Zarka bénéficie d'un nouvel entretien sur Europe 1 ; le 5, dans la matinale de France 2 mais aussi sur Radio J et le 6, dans la matinale de Radio Classique, où le journaliste Marc Bourreau s'illustre lui aussi par son mordant – et sa défense à tout crin du droit international –, en particulier lorsque Joshua Zarka jure la main sur le cœur que le but d'Israël « in'est pas d'envahir des pays voisins […], malgré toutes les rumeurs que certains antisémites, qu'ils soient en France ou autres, aiment publier ; notre but n'est pas de prendre des territoires, d'agrandir notre territoire/i ». Alors qu'Israël envahit alors le Liban et accélère le processus d'annexion de la Palestine, tant à Gaza qu'en Cisjordanie occupéespan class="spip_note_ref" [a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="Lire le dernier reportage de Jean Stern, « Palestine. À Naplouse, "pour (…)" id="nh3"3/a]/span, la réaction du journaliste est là encore à couper le souffle : ce sera un silence radio… agrémenté d'un hochement de tête./p pLe 7 mars, l'ambassadeur d'Israël poursuit sa tournée médiatique sur Franceinfo puis, pour la troisième fois en une semaine, sur CNews. Le 9, il est invité sur le plateau de France 24, mais aussi dans l'émission spéciale de France 2, « L'événement », présentée par Caroline Roux. Puis, quand il ne félicite pas les experts tout terrain sur X en relayant ici une outrance de Jean Quatremer (11/03), là une chronique de Sophia Aram sur France Inter qui se moque de « iceux qui réduisent les bombardements contre un régime islamique à une "offensive contre le droit international"/i » (10/03), ou encore une « itrès bonne analyse/i » d'Alain Bauer sur LCI (10/03), il continue son défilé sous les auspices des hauts gradés du journalisme./p pLe 10 mars, il est ainsi convié une deuxième fois par Apolline de Malherbe, cette fois-ci dans le fauteuil le plus exposé de la matinale de RMC, diffusée simultanément sur BFM-TV, et le lendemain, Europe 1 le gratifie d'une seconde invitation dans ses studios. « iNous n'avons aucune dispute avec le Liban, rien/i, soutient Joshua Zarka face à Apolline de Malherbe. iNous n'avons pas de dispute territoriale, c'est un pays qui pourrait être un pays ami, nous avions même un accord de paix en 1983 ; la seule raison pour laquelle il y a ces hostilités, c'est le Hezbollah qui est dirigé par le Ha… par l'Iran./i » Dans pareil cas, une journaliste refuserait de tenir le haut-parleur : elle rappellerait a href="https://www.monde-diplomatique.fr/index/sujet/guerredulibanb" class="spip_out" rel="external"2006/a, au moins, l'occupation du sud du Liban par l'armée israélienne pendant vingt-deux ans à partir de 1978, surtout, et, s'agissant de la période récente, se saisirait instantanément des innombrables ressources mises à disposition par les Nations unies (en général), la Finul (en particulier) et les ONG afin de contrecarrer ces éléments de langagespan class="spip_note_ref" [a href="#nb4" class="spip_note" rel="appendix" title="En faisant valoir, par exemple, les violations quotidiennes du « (…)" id="nh4"4/a]/span. Comment a donc réagi Apolline de Malherbe ? En posant la question suivante : « iPourquoi vous n'avez pas prévenu la France ?/i » CQFD./p /br h3 class='article_intertitres'Treize interviews sans aucune référence aux victimes civiles en Iran/h3 p/brNous avons écouté la totalité de ces interviews. Comme on a commencé à l'entrevoir, le journalisme est aux abonnés absents à peu près partout. Aussi ces dispositifs ont-ils contribué à doper a href="https://www.acrimed.org/Iran-l-editocratie-en-renfort-d-une-guerre-juste"un récit médiatique aligné sur la propagande israélo-américaine/a, dont l'un des versants consiste à invisibiliser les crimes commis par ces deux États. Les médias dominants jouent ici brillamment leur partition : dans treize interviews sur dix-neuf, les journalistes aux commandes se sont dispensés, par exemple, de toute référence aux victimes civiles iraniennes./p /br div class='spip_document_16479 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/ambassadeur.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH228/ambassadeur-445f4.png?1776672969' width='500' height='228' alt='' //a /figure /div p/brDans les six cas restants, la moisson n'est guère plus glorieuse. Sur Franceinfo, si Renaud Blanc évoque bien « i200 morts [et] 500 blessés/i », la question qui accompagne ce bilan se passe de commentaire : « iEst-ce que vous avez un message, si je puis dire, aux Iraniens qui ont été durement frappés, […] à la population iranienne ?/i » Le 4 mars, la démarche du journaliste d'Europe 1 est sensiblement la même : passer les plats pour mieux blanchir les crimes. « iOn sait qu'il y a déjà des pertes civiles/i, avance le journaliste Charles Luylier. iEst-ce qu'une réflexion est menée pour qu'elles soient aussi faibles que possible ?/i » L'occasion, pour l'ambassadeur, de disserter sur la capacité fort connue d'Israël à « icibl[er] seulement les institutions gouvernementales et bien sûr les institutions militaires/i » et à « iminimiser au maximum les pertes civiles/i » sous les acquiescements du studio – alors que dans le cas d'espèce, l'un comme l'autre des propos a href="https://orientxxi.info/Iran-Le-visage-de-la-guerre" class="spip_out" rel="external"étaient déjà démentis par les faits/a./p pSur France 2 cinq jours plus tard (9/03), c'est encore pire. Si la journaliste de France 24 Mariam Pirzadeh tente d'ouvrir le chapitre du bombardement américain de l'école de Minab, celui-ci est clos instantanément par Joshua Zarka… avec le renfort de la présentatrice Caroline Roux, qui relaie en prime la fake news (déjà débunkée) de Donald Trump :/p blockquote class="spip" pstrong- Mariam Pirzadeh :/strong Si vous dites que vous vous coordonnez [avec les États-Unis], ça veut dire que vous avez des informations sur l'école de fillettes à Minab, il y a plus de 160 petites filles qui ont été… [coupée]/p pstrong- Joshua Zarka :/strong Ce n'était pas Israël./p pstrong- Mariam Pirzadeh :/strong Ce n'était pas Israël, donc ça veut dire que c'est les Américains./p pstrong- Joshua Zarka :/strong Ce n'était pas Israël. C'est tout./p pstrong- Mariam Pirzadeh :/strong Quand vous vous êtes décidé d'attaquer… [coupée]/p pstrong- Caroline Roux :/strong Donald Trump a dit, juste, il a été interrogé sur cette question hier et il a dit : c'est les Iraniens./p /blockquote pFin de l'histoire. Personne ne bronche. Personne n'y reviendra./p /br div class='spip_document_16482 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/ambassadeur_france2.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH279/ambassadeur_france2-44df3.png?1776672969' width='500' height='279' alt='' //a /figure /div p/brCet entretien et celui de RMC (3/03) – au cours duquel Joshua Zarka évoque par deux fois « iune erreur de frappe iranienne/i » sans être contredit – seront les deux seuls cas (sur dix-neuf) où des auditeurs et téléspectateurs entendront parler, pendant quelques secondes, du massacre de Minab. L'ambassadeur d'Israël a beau s'enorgueillir à longueur d'antenne d'une « icoordination totale/i » (France 2, 9/03) entre les armées israélienne et américaine, les journalistes ne lui réclament aucun compte. Mention spéciale au chroniqueur de France Inter Pierre Haski qui, en toute fin d'interview lors de l'émission spéciale de France 2, fait part à l'ambassadeur « ides informations qui nous parviennent tous les jours de la violence des colons en Cisjordanie, pendant que tout le monde a les yeux fixés sur l'Iran/i ». Sa question est donc « logiquement » la suivante :/p blockquote class="spip" pstrongPierre Haski :/strong Est-ce que ce qui se passe en Cisjordanie, et l'armée laisse faire visiblement, n'est pas totalement contre-productif du point de vue israélien ?/p /blockquote pSidérant./p pSi les victimes civiles au Liban sont évoquées un peu plus fréquemment par les journalistes – dans huit entretiens sur dix-septspan class="spip_note_ref" [a href="#nb5" class="spip_note" rel="appendix" title="Nous avons exclu du décompte les deux interviews du 1er mars puisque les (…)" id="nh5"5/a]/span –, elles sont la plupart du temps, elles aussi, mentionnées de manière périphérique, sans considération réelle, à l'exception d'Apolline de Malherbe (sur BFM-TV/RMC le 10 mars) et d'Achren Verdian (sur France 24 le 8 mars), les deux seules intervieweuses à insister davantage sur leur cas, à trois reprises. Pas de quoi contrebalancer l'imaginaire des « dommages collatéraux », néanmoins. Pourquoi ? Parce qu'il ne s'agit presque jamais d'avancer ces faits dans les termes et le cadre du droit international humanitaire, ce qui favorise iin fine/i a href="https://www.acrimed.org/Palestine-Des-victimes-sans-visages-des-crimes"le récit dominant de « crimes sans criminels »/a. Ainsi les journalistes neutralisent-ils systématiquement leurs interviews en les dépouillant du fond, c'est-à-dire de tout rappel concret au génocide des Palestiniens et de toute référence solide au droit international, auxquels les journalistes préfèrent généralement des considérants inoffensifs du type : « Jusqu'où Israël est-il prêt à aller ? » ; ou ses variantes : « iJusqu'à quel objectif allez-vous continuer à frapper ?/i » (TF1) ; « iJusqu'où Israël va poursuivre ses opérations dans le pays ?/i » (France 24)/p /br h3 class='article_intertitres'« iVous dites quoi à vos enfants qui vivent avec ces alertes en permanence ?/i »/h3 p/brLas… Non seulement le tapis rouge fut presque systématiquement de mise, mais pour couronner le tout, ce défilé a donné lieu à une séquence à notre connaissance inédite dans l'histoire de la télévision. « iBonsoir Joshua Zarka, merci d'être avec nous/i, l'accueille Maxime Switek sur BFM-TV (3/03). iJe vous ai vu tout de suite regarder votre téléphone portable en arrivant dans ce studio. Pourquoi ?/i » L'ambassadeur évoque alors « iune application qui sonne à chaque fois que des missiles tombent sur [ses] enfants/i ». Sic. Les journalistes l'écoutent attentivement, la compassion est de mise. Ils en feront tout autant lorsque son téléphone sonnera quelques secondes plus tard, comme leurs confrères et consœur sur Franceinfo et CNews, où l'épisode se répétera (en pire) le 7 mars. Trois séquences qui résument, à elles seules, les a href="https://www.acrimed.org/Israel-Palestine-le-7-octobre-et-apres-2-doubles"compassions sélectives/a et a href="https://www.acrimed.org/Liberations-en-Israel-Palestine-le-deux-poids"la hiérarchie raciste des vies humaines/a auxquelles se livrent, consciemment ou non, les commentateurs les plus en vue. Pour le croire, mieux vaut le voir :/p /br centeriframe title="Ambassadeur d'Israël sur les plateaux TV, mars 2026" width="560" height="315" src="https://videos.globenet.org/videos/embed/3uVJaCqk4Ezc1vwRyR2Wht" style="border: 0px;" allow="fullscreen" sandbox="allow-same-origin allow-scripts allow-popups allow-forms"/iframe/center p/brLa télévision française est obscène./p /br centerstrong***/strong/center p/brDébut mars 2026, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) recensait a href="https://www.ochaopt.org/content/reported-impact-snapshot-gaza-strip-11-march-2026" class="spip_out" rel="external"21 283 enfants palestiniens massacrés par Israël à Gaza depuis octobre 2023/a. Selon a href="https://www.unicef.fr/article/gaza-plus-de-100-enfants-ont-ete-tues-depuis-le-cessez-le-feu/" class="spip_out" rel="external"l'Unicef (13/01)/a, « iplus de 100 enfants [y] ont été tués […] depuis le cessez-le-feu début octobre [2025]/i », soit « ienviron un enfant tué chaque jour/i ». L'ONG a href="https://www.savethechildren.net/news/gaza-20000-children-killed-23-months-war-more-one-child-killed-every-hour" class="spip_out" rel="external"Save the children (6/09/2025)/a fait état de dizaines de milliers d'enfants blessés, souffrant d'un handicap permanent, portés disparus ou présumés ensevelis sous les décombres. Dans la nuit du 14 au 15 mars 2026, en voiture de retour de Naplouse, Mohamed et Othman, respectivement âgés de 5 et 6 ans, ont été assassinés avec leurs parents par l'armée israéliennespan class="spip_note_ref" [a href="#nb6" class="spip_note" rel="appendix" title="Voir « Après le meurtre d'une famille par l'armée israélienne, la terreur à (…)" id="nh6"6/a]/span, portant à 233 le nombre d'enfants palestiniens tués par Israël en Cisjordanie occupée entre le 7 octobre 2023 et le 15 mars 2026span class="spip_note_ref" [a href="#nb7" class="spip_note" rel="appendix" title="Selon l'agrégateur de données du Bureau de la coordination des affaires (…)" id="nh7"7/a]/span. Pour tous ceux-là, a href="https://www.lorientlejour.com/article/1499758/la-guerre-au-liban-tue-et-blesse-lequivalent-dune-classe-denfants-par-jour-denonce-lunicef-depuis-beyrouth.html" class="spip_out" rel="external"pour ceux du Liban/a et d'Iran, le temps des chaînes d'info ne s'est jamais suspendu. Et aucune alarme n'a retenti sur les plateaux de télévision./p p/brstrongPauline Perrenot/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanQu'il répétera à l'envi au cours des interviews suivantes./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanUlysse Gosset évoquera toutefois les réfugiés libanais./p /divdiv id="nb3" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix"3/a] /spanLire le dernier reportage de Jean Stern, « Palestine. À Naplouse, "pour tenir, il ne faut plus penser au lendemain" », a href="https://orientxxi.info/Palestine-A-Naplouse-pour-tenir-il-ne-faut-plus-penser-au-lendemain" class="spip_out" rel="external"Orient XXI, 24/02/a et « Dans la bande de Gaza, l'enfer de la "ligne jaune" », a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/06/dans-la-bande-de-gaza-l-enfer-de-la-ligne-jaune_6669702_3210.html" class="spip_out" rel="external"iLe Monde/i, 6/03/a./p /divdiv id="nb4" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="appendix"4/a] /spanEn faisant valoir, par exemple, a href="https://www.lorientlejour.com/article/1486124/infographies-plus-de-12-000-violations-israeliennes-au-liban-en-un-an-de-cessez-le-feu.html" class="spip_out" rel="external"les violations quotidiennes du « cessez-le-feu »/a par l'État d'Israël depuis sa mise en place le 27 novembre 2024 ; les a href="https://digitallibrary.un.org/record/4095082?ln=env=pdf" class="spip_out" rel="external"adresses répétées du représentant permanent du Liban auprès des Nations unies/a concernant les atteintes à la souveraineté du Liban, parmi lesquelles « ila construction d'un mur [qui] aura pour effet de grignoter des terres libanaises d'une superficie estimée à 4 100 mètres carrés/i » (25/11/2025) ; mais aussi les alertes d'ONG libanaises et internationales concernant les (multiples) violations du droit international humanitaire par Israël, recensées succinctement dans une lettre ouverte aux autorités libanaises (a href="https://www.amnesty.fr/communiques/liban-les-victimes-de-crimes-de-guerre-doivent-obtenir-justice-verite-et-reparations/" class="spip_out" rel="external"Amnesty International, 27/02/a)./p /divdiv id="nb5" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="appendix"5/a] /spanNous avons exclu du décompte les deux interviews du 1er mars puisque les bombardements israéliens n'avaient pas encore « (re)commencé » du point de vue de l'histoire… médiatique./p /divdiv id="nb6" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="appendix"6/a] /spanVoir a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/180326/apres-le-meurtre-d-une-famille-par-l-armee-israelienne-la-terreur-son-paroxysme-en-cisjordanie" class="spip_out" rel="external"« Après le meurtre d'une famille par l'armée israélienne, la terreur à son paroxysme en Cisjordanie »/a, Mediapart, 18/03./p /divdiv id="nb7" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh7" class="spip_note" title="Notes 7" rev="appendix"7/a] /spanSelon a href="https://www.ochaopt.org/data/casualties" class="spip_out" rel="external"l'agrégateur de données/a du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, qui, au total, recensait 1 071 Palestiniens tués au 15 mars 2026./p /div/div
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Notre action, notre critique, notre média (1996)

Acrimed : Action-Critique-Médias - dim, 2026-03-29 11:00
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/logo-d3043.jpg?1776672969' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'pIl y a 30 ans jour pour jour, le 29 mars 1996, l'Assemblée générale constitutive d'Acrimed adoptait un texte d'orientation – strongNotre action, notre critique, notre média/strong –, premier jalon de notre réflexion et de notre activité, qui sera publié dans le iBulletin n°1/i de l'association (octobre 1996), et que nous reproduisons ci-dessous./p/div div class='rss_texte'/br h3 class='article_intertitres'Notre action, notre critique, notre média/h3 p/brPourquoi une intervention démocratique sur le terrain des médias rend-elle nécessaire la constitution d'une nouvelle association alors que, multiforme et éclatée, cette intervention existe déjà - s'appuie sur des organisations tournées vers l'action, s'accomplit dans des réflexions tournées vers la critique et s'exprime à travers de nombreux médias ?/p pPour répondre à cette question, il suffit, provisoirement, de dresser un constat de carence sur un point : l'absence d'une action démocratique à la hauteur des enjeux. Notre ambition devrait être de contribuer à combler cette carence, et, à cette fin, de rechercher et d'établir les convergences entre les acteurs (professionnels ou non) des médias, les usagers et les chercheurs concernés - entre tous ceux qui souvent remplissent à la fois cette triple fonction./p pVoici, en quelques mots, ce que pourraient être notre action, notre critique, notre média./p /br h3 class='article_intertitres'Notre action/h3 p/brConstituer un réseau transversal, établissant des points de contact et de passage, entre les protagonistes de l'action démocratiques (et non un simple prolongement des syndicats de salariés, des associations de consommateurs ou des laboratoires de recherches) ;/p pPromouvoir, dans et hors du champ médiatique, une action coordonnée destinée à obtenir l'exercice d'une démocratie pluraliste et égalitaire, affranchie de la tutelle des pouvoirs et des discours dominants. Une action déployée dans plusieurs directions :/p pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une action directe et massive en direction des pouvoirs publics et médiatiques, qui en appelle à la mobilisation des citoyens chaque fois que leurs droits démocratiques, notamment en matière d'information, sont bafoués ;/p pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une action diffuse et concertée au sein même du champ médiatique, destinée à promouvoir une information démocratique des citoyens et une expression démocratique des protagonistes de la vie intellectuelle, artistique et politique, et particulièrement des acteurs du mouvement social ;/p pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une action en direction des professionnels, destinée non à redoubler leur action syndicale, mais à renforcer sa portée démocratique./p /br h3 class='article_intertitres'Notre critique/h3 p/brDéployer une réflexion qui cumule les acquis de l'expertise scientifique, de la réflexion professionnelle et de la contestation citoyenne, mais qui dépasse par des propositions critiques les limites du savoir d'expert réservé aux experts, de la compétence professionnelle consacrée à la défense professionnelle, de la protestation citoyenne murée dans la protestation ;/p pSe fonder sur une recherche approfondie, mais tournée (par ses méthodes, ses contenus et ses formes) vers une intervention critique qui permette de saisir comment les médias se transforment pour pouvoir transformer les médias. Une intervention répondant à quelques exigences :/p pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une réflexion qui permette non seulement de critiquer les effets des médias sur l'exercice de la démocratie, mais de déceler le potentiel de transformation des médias par l'exercice de la démocratie et de formuler des propositions de transformation démocratique des médias ;/p pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une réflexion permanente qui permette de soustraire le débat aux aléas de la conjoncture, mais dans le but de fournir des outils d'intervention et des propositions alternatives ;/p pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Une réflexion ouverte et plurielle qui permette de métisser les savoirs critiques des chercheurs et ceux des acteurs qui tentent de dénouer et de déjouer les connivences entre les médias et les autres pouvoirs (économiques, politiques, intellectuels)./p /br h3 class='article_intertitres'Notre média/h3 p/brDoter l'Association de tous les moyens d'expression et de communication correspondant à ses objectifs. Privilégier dans l'immédiat le bulletin d'information, de confrontation, de liaison./p/div
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Les atteintes à la liberté de la presse en France

Rezo.net - sam, 2026-03-28 23:45
L'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) est une association créée en 2023. Elle a été fondée par un collectif d'une vingtaine de personnes issues d'horizons géographiques et médiatiques variés, majoritairement journalistes et/ou représentantes d'organisations liées à la défense de la liberté de la presse. br /Cet observatoire s'est donné pour mission de recenser, qualifier et rendre publiques les atteintes à la liberté de la presse en France de la manière la plus exhaustive possible, dans un rapport annuel. Ce rapport vise à proposer une lecture consolidée et détaillée de ces atteintes, fondée sur une méthodologie et un périmètre d'analyse spécifiques, dont la combinaison apporte un éclairage inédit, complémentaire des dispositifs existants. [1] br /En objectivant les faits, l'Ofalp entend documenter méthodiquement le phénomène pour dépasser l'impression, partagée par ses fondateurs, d'une situation qui se détériore ces dernières années, avec une multiplication des atteintes. Être en mesure de les compter et les analyser pour en comprendre les mécanismes, afin d'agir collectivement pour défendre le droit d'informer et d'être informé dans un contexte démocratique fragilisé, voilà la mission que notre observatoire s'est donnée. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/acrimed"Ofalp/a/b/div

Les atteintes à la liberté de la presse en France

Rezo.net - sam, 2026-03-28 23:45
L'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) est une association créée en 2023. Elle a été fondée par un collectif d'une vingtaine de personnes issues d'horizons géographiques et médiatiques variés, majoritairement journalistes et/ou représentantes d'organisations liées à la défense de la liberté de la presse. br /Cet observatoire s'est donné pour mission de recenser, qualifier et rendre publiques les atteintes à la liberté de la presse en France de la manière la plus exhaustive possible, dans un rapport annuel. Ce rapport vise à proposer une lecture consolidée et détaillée de ces atteintes, fondée sur une méthodologie et un périmètre d'analyse spécifiques, dont la combinaison apporte un éclairage inédit, complémentaire des dispositifs existants. [1] br /En objectivant les faits, l'Ofalp entend documenter méthodiquement le phénomène pour dépasser l'impression, partagée par ses fondateurs, d'une situation qui se détériore ces dernières années, avec une multiplication des atteintes. Être en mesure de les compter et les analyser pour en comprendre les mécanismes, afin d'agir collectivement pour défendre le droit d'informer et d'être informé dans un contexte démocratique fragilisé, voilà la mission que notre observatoire s'est donnée. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/acrimed"Ofalp/a/b/div

Handiféminisme : penser le féminisme à l'aune du validisme

Rezo.net - sam, 2026-03-28 00:57
La militante Céline Extenso vilipende le féminisme valide : « Le validisme, ça n'est pas seulement l'inaccessibilité des luttes, réunions, manifestations. C'est aussi notre absence totale de vos théories. » Femme et handie, femme handie ou handie femme ? Comment ces oppressions croisées se manifestent-elles et pourquoi le handicap reste-t-il un angle mort des luttes féministes ? br /Pour aborder les méconnues feminist disability studies et crip studies, Nora Bouazzouni reçoit dans ce nouvel épisode de « Qui va faire la vaisselle ? » les sociologues Célia Bouchet (CNRS/Cnam, Sciences Po) et Mathéa Boudinet (Cnam), spécialistes des inégalités sociales sous l'angle du handicap et du genre, coordinatrices du recueil « La théorie féministe au défi du handicap » et Céline Extenso, militante antivalidisme et cofondatrice du collectif handiféministe Les Dévalideuses br /Durée : 2h. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Au Poste/a/b/div

Les atteintes à la liberté de la presse en France (Ofalp)

Acrimed : Action-Critique-Médias - ven, 2026-03-27 18:28
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/ofalp-27877.png?1776618778' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'piAcrimed est membre de l'a href="https://ofalp.org/" class="spip_out" rel="external"Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp)/a. Nous relayons ici l'introduction de son premier rapport sur les atteintes à la liberté de la presse en France, qui porte sur l'année 2024. Le pdf du rapport complet a href="https://ofalp.org/files/ofalp_rapport_2024.pdf" class="spip_out" rel="external"est disponible ici/a./i/p/div div class='rss_texte'pL'Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) est une association créée en 2023. Elle a été fondée par un collectif d'une vingtaine de personnes issues d'horizons géographiques et médiatiques variés, majoritairement journalistes et/ou représentantes d'organisations liées à la défense de la liberté de la presse./p pCet observatoire s'est donné pour mission de recenser, qualifier et rendre publiques les atteintes à la liberté de la presse en France de la manière la plus exhaustive possible, dans un rapport annuel. Ce rapport vise à proposer une lecture consolidée et détaillée de ces atteintes, fondée sur une méthodologie et un périmètre d'analyse spécifiques, dont la combinaison apporte un éclairage inédit, complémentaire des dispositifs existants.span class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Depuis 2020, le projet « Media Freedom Rapid Response » (MFRR) via sa carte (…)" id="nh1"1/a]/span/p pEn objectivant les faits, l'Ofalp entend documenter méthodiquement le phénomène pour dépasser l'impression, partagée par ses fondateurs, d'une situation qui se détériore ces dernières années, avec une multiplication des atteintes. Être en mesure de les compter et les analyser pour en comprendre les mécanismes, afin d'agir collectivement pour défendre le droit d'informer et d'être informé dans un contexte démocratique fragilisé, voilà la mission que notre observatoire s'est donnée./p /br h3 class='article_intertitres'Journalistes et citoyen.nes main dans la main/h3 p/brLe collectif informelspan class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Voir la liste des membres fondateurs." id="nh2"2/a]/span qui a donné naissance à l'Ofalp a vu le jour en marge des Assises du journalisme de Tours, en avril 2023. Pendant 8 mois, une vingtaine de personnes, essentiellement journalistes, se sont réunies pour poser les bases de cet observatoire.span class="spip_note_ref" [a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="À noter que le collectif « Informer n'est pas un délit » avait en tête (…)" id="nh3"3/a]/span/p pÀ l'issue de cette période de gestation, le collectif s'est constitué en association loi 1901 en novembre 2023. Elle s'est dotée d'une gouvernance collégiale, composée de 5 coprésidents, et d'un conseil d'administration d'une vingtaine de membres. Les membres du conseil d'administration sont élus parmi les membres adhérents, constitués de trois collèges distincts : un collège journalistes, un collège citoyens non-journalistes et un collège personnes morales réunissant les organisations adhérentes (syndicats, associations, etc.). Fin 2025, l'Ofalp comptait près de 80 adhérents, dont une trentaine de membres activement impliqués dans la vie de l'Ofalp et le travail sur ce premier rapport./p /br h3 class='article_intertitres'Au-delà des inquiétudes, objectiver les faits/h3 p/brL'Ofalp est né de la nécessité de rendre compte des atteintes à la liberté de la presse, parce que nous avions le sentiment de les voir se multiplier ces dernières années, sous différentes formes :/p p• Rachats de médias par des millionnaires et milliardaires de l'information qui opèrent des coupes budgétaires drastiques et des changements de ligne éditoriale brutaux ;/p p• Défiance grandissante du public se traduisant par des violences verbales ou physiques à l'encontre des journalistes, sur le terrain et sur les réseaux sociaux ;/p p• Refus d'interviews ou de communications de documents publics ou d'intérêt général de la part d'administrations ou de représentants de l'État ;/p p• Nouvelles formes de menaces à la liberté d'informer, notamment par des procédures-bâillons (tentatives de violation du secret des sources, contournement du régime procédural applicable au droit de la presse, notamment via le recours aux tribunaux de commerce ou aux procédures sur requêtes, poursuites judiciaires disproportionnées ou avortées…) ;/p p• Nombreux cas de violences policières en direction des journalistes (en particulier durant le mouvement des Gilets jaunes et la mobilisation contre la réforme du système de retraite) ;/p p• Réduction des espaces dédiés à l'investigation dans les médias publics et privés ;/p p• Restrictions budgétaires et attaques répétées contre les médias de l'audiovisuel public ;/p p• Opérations d'influence, de trolling ou de déstabilisation via l'usage de fake news ou de deep fakes, facilitées par l'arrivée de l'IA…/p pLe journalisme semble donc attaqué de toutes parts, sur les fronts financier, judiciaire, éditorial… Au point que l'on peine à définir quelle est l'urgence et comment faire barrage, comment reconstruire des digues là où l'eau monte le plus vite./p pRésultat : des journalistes qui s'épuisent ou perdent parfois le sens de ce qu'ils font ; et un sentiment – de plus en plus partagé au sein de la profession, mais aussi d'une partie du public –, d'inquiétude, de frustration et de grand découragement./p /br h3 class='article_intertitres'Un recensement jamais réalisé en France de cette manière/h3 p/brPour sortir de la sidération et reprendre la main, l'Ofalp s'est donc donné pour mission de documenter et comptabiliser les atteintes à la liberté de la presse à travers un travail d'analyse annuelle à partir des données recensées de façon systématique (voir méthodologie détaillée en Annexe 3 p. 57)./p pEn plus de ce travail, l'Observatoire ambitionne de mener à terme des analyses thématiques ponctuelles. Objectif : s'emparer de phénomènes difficiles à saisir par le biais de données quantitatives, mais tout aussi délétères pour la qualité et la liberté de l'information, comme le mouvement d'hyper-concentration des médias, les mécanismes d'autocensure ou l'impact de la précarisation de la profession sur la qualité et la diversité de l'information produite./p pEn 2025, l'Observatoire a entamé pour la première fois son travail de recensement annuel, dont l'analyse doit produire chaque année une sorte de « photographie » de l'état de la liberté de la presse en France. Au fil des rapports, l'Ofalp comparera bien sûr l'évolution - qualitative et quantitative – des données relevées, et les principaux enseignements de cette analyse seront présentés chaque année./p pDans le présent rapport, vous allez découvrir les atteintes recensées pour l'année 2024. L'Ofalp s'y intéresse tout particulièrement à travers le prisme de quatre grands indicateurs :/p p• Leur nature : procédure-bâillons, entraves d'accès à des documents administratifs ou à des lieux, intimidations verbales ou menaces de recours par lettre d'avocats, campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux, agression au cours d'une manifestation, vol ou casse de matériel… L'Ofalp étudie les atteintes dans toute leur diversité, y compris les plus silencieuses ou invisibles (comme les refus d'accréditation, refus d'accès à des lieux ou à des documents administratifs)./p p• Leurs auteurs : sont-ils des représentants de l'État, et si oui, à quel échelon (local ou national, élus ou non, parlementaires, membres du gouvernement…) ? Sont-ils affiliés à des organisations politiques, et si oui de quelle obédience ? Sont-ils issus du secteur privé ? Dans quelle mesure ces atteintes viennent-elles aussi des citoyens ?/p p• Le contexte des atteintes et le profil des victimes présumées : les journalistes pigistes, qui travaillent de façon indépendante pour différents médias, sont-ils plus susceptibles d'être visés par certaines attaques que les salariés en poste au sein d'une rédaction ? Les victimes sont-elles plus souvent des hommes ou des femmes ? Y a-t-il des thématiques plus « à risque » que d'autres ?/p p• Les conséquences des atteintes recensées : la production de l'information a-t-elle été perturbée ou empêchée ? L'intégrité physique des journalistes a-t-elle été compromise ? Ont-ils eu à souffrir des conséquences psychologiques ou de dégâts matériels ? La protection des sources a-t-elle été mise à mal ?/p pCe premier rapport porte sur les atteintes à la liberté de la presse ayant eu lieu entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024 sur le sol français. Pour mener à bien ce travail, l'Ofalp a construit une méthodologie rigoureuse (voir Annexe 3 p. 57). Pour une lecture fine du phénomène, l'Observatoire a établi sa propre nomenclature. Les atteintes sont réparties en 5 grandes catégories, puis en 19 sous-catégories (version détaillée p. 8)./p /br centerLe rapport complet :/center div class='spip_document_16474 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href="https://ofalp.org/files/ofalp_rapport_2024.pdf" class=" spip_doc_lien" title='PDF - 25.9 Mio' type="application/pdf"img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776618778' width='64' height='64' alt='' //a /figure /div/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanDepuis 2020, le projet « Media Freedom Rapid Response » (MFRR) via sa carte européenne des atteintes (a href="https://www.mappingmediafreedom.org/" class="spip_out" rel="external"Mapping Media Freedom/a) recense de nombreux cas partout en Europe, dont en France. Quant à Reporters sans frontières, l'ONG établit chaque année un classement mondial de la liberté de la presse, et produit une carte recensant les journalistes tués, détenus, otages ou disparus dans le monde. Dans les deux cas, le périmètre et la granularité en termes de catégories d'atteintes sont différents de ceux de l'Ofalp./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanVoir la a href="https://www.ofalp.org/texte-fondateur" class="spip_out" rel="external"liste des membres fondateurs/a./p /divdiv id="nb3" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix"3/a] /spanÀ noter que le collectif « Informer n'est pas un délit » avait en tête depuis plusieurs années de recenser les atteintes à la liberté de la presse en France ; et qu'un chantier d'observatoire régional de ces atteintes avait également été ouvert en Bretagne en 2020, à l'initiative de journalistes de iSplann !/i notamment./p /div/div
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Nous, journalistes pigistes et de médias indépendants nous désolidarisons de la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient

Rezo.net - ven, 2026-03-27 17:54
Nous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l'international. Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l'Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div

L'économie US, l'IA et la destruction créatrice

rezo.net - la sélection - jeu, 2026-03-26 09:48
OpenAI est généralement considéré comme le meneur dans la course à l'IA. Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, la start-up a rassemblé 800 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, soit plus du double du trafic des IA concurrentes développées par Meta Platforms (propriétaire de Facebook) et Alphabet (la maison mère de Google). br /Mais cette position dominante implique d'énormes coûts. OpenAI prévoit d'augmenter sa puissance de calcul de 1,9 GW à 36 GW au cours des huit prochaines années et a conclu une série d'accords pour construire des centres de données et acquérir des puces de pointe, ce qui a augmenté ses passifs de 1 400 milliards de dollars. Ses plus importants concurrents, comme Alphabet et Meta, disposent d'activités historiques générant des centaines de milliards de dollars par an sur lesquelles ils peuvent s'appuyer. OpenAI, en revanche, ne peut survivre que tant que ses bailleurs sont prêts à la maintenir à flot. br /OpenAI a levé plus de 60 milliards de dollars depuis 2015, dont 41 milliards l'an dernier lors d'une levée de fonds record conduite par SoftBank. Mais l'entreprise s'apprête à épuiser sa trésorerie cette année et, avec une rentabilité qui risque de ne pas être positive avant plusieurs années, la question est de savoir si les investisseurs sont prêts à financer ce géant déficitaire. L'entreprise fait face à un trou de 20 milliards de dollars dans ses comptes cette année, comme plusieurs accords de financement différé conclus avec des fournisseurs tels que Nvidia, Oracle et CoreWeave arrivent à échéance. br /Cette situation met la start-up sous forte pression pour trouver de nouveaux investisseurs aux amples ressources financières afin d'assurer son avenir. Cette année pourrait être décisive pour OpenAI. Avec des recettes ne couvrant qu'une fraction de ses coûts croissants, le trou dans ses finances devrait atteindre environ 130 milliards de dollars au cours des deux prochaines années. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Contretemps/a/b/div

L'économie US, l'IA et la destruction créatrice

Rezo.net - jeu, 2026-03-26 09:48
OpenAI est généralement considéré comme le meneur dans la course à l'IA. Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, la start-up a rassemblé 800 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, soit plus du double du trafic des IA concurrentes développées par Meta Platforms (propriétaire de Facebook) et Alphabet (la maison mère de Google). br /Mais cette position dominante implique d'énormes coûts. OpenAI prévoit d'augmenter sa puissance de calcul de 1,9 GW à 36 GW au cours des huit prochaines années et a conclu une série d'accords pour construire des centres de données et acquérir des puces de pointe, ce qui a augmenté ses passifs de 1 400 milliards de dollars. Ses plus importants concurrents, comme Alphabet et Meta, disposent d'activités historiques générant des centaines de milliards de dollars par an sur lesquelles ils peuvent s'appuyer. OpenAI, en revanche, ne peut survivre que tant que ses bailleurs sont prêts à la maintenir à flot. br /OpenAI a levé plus de 60 milliards de dollars depuis 2015, dont 41 milliards l'an dernier lors d'une levée de fonds record conduite par SoftBank. Mais l'entreprise s'apprête à épuiser sa trésorerie cette année et, avec une rentabilité qui risque de ne pas être positive avant plusieurs années, la question est de savoir si les investisseurs sont prêts à financer ce géant déficitaire. L'entreprise fait face à un trou de 20 milliards de dollars dans ses comptes cette année, comme plusieurs accords de financement différé conclus avec des fournisseurs tels que Nvidia, Oracle et CoreWeave arrivent à échéance. br /Cette situation met la start-up sous forte pression pour trouver de nouveaux investisseurs aux amples ressources financières afin d'assurer son avenir. Cette année pourrait être décisive pour OpenAI. Avec des recettes ne couvrant qu'une fraction de ses coûts croissants, le trou dans ses finances devrait atteindre environ 130 milliards de dollars au cours des deux prochaines années. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Contretemps/a/b/div

« Nous, journalistes pigistes et de médias indépendants, nous nous désolidarisons de la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient »

Acrimed : Action-Critique-Médias - mer, 2026-03-25 12:31
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/tribune_moyenorient-39d05.png?1774434720' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'piUne soixantaine de journalistes ont publié a href="https://docs.google.com/document/d/17M2nOM4M70LeqKrJMnmq6nfNJymFIrI14x9HrDvqLbg/edit?tab=t.0" class="spip_out" rel="external"une tribune/a pour se « désolidariser de la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient ». Nous la relayons ici. (Acrimed)/i/p/div div class='rss_texte'pNous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l'international. Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l'Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels. Une défaillance qui ne date pas d'hier et qui s'inscrit dans une longue histoire de conflits perpétuels, notamment au Liban Sud, dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza, où le traitement médiatique reste systématiquement le même : simpliste, orienté et répétitif, donnant l'impression d'un “nouveau” conflit à chaque escalade alors qu'il s'agit en réalité d'une continuité tragique ignorée ou minimisée./p pNous demandons qu'à une guerre asymétrique ne soit pas apposé un traitement médiatique asymétrique./p pSans essentialiser l'ensemble des médias, force est de constater que trop de journaux, de magazines, de chaînes de télévision et de radios produisent une lecture partielle de cette actualité pourtant majeure, aux conséquences humaines, politiques et géopolitiques considérables./p pNous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d'une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses./p pNous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des grands espaces de débat. Cette asymétrie dans l'accès à la parole contribue à orienter la perception du public et à appauvrir la compréhension du conflit./p pNous condamnons fermement les commentaires de plateau qui, sous couvert d'analyse, relèvent trop souvent de prises de position approximatives ou idéologiques. Ils participent à une déshumanisation des victimes, réduisant les morts iraniens, libanais et palestiniens à des données chiffrées, déconnectées de toute réalité humaine, sociale et historique./p pNous souhaitons également attirer l'attention sur les usages sémantiques profondément différenciés selon les parties concernées. Là où certains « meurent », d'autres sont « tués », voire « assassinés ». Là où certaines opérations sont présentées comme des « frappes préventives », d'autres sont immédiatement qualifiées d'« attaques ». Ces choix lexicaux ne sont pas neutres : ils hiérarchisent implicitement les vies et orientent la lecture morale des événements./p pDe la même manière, le recours au terme « évacuation » pour désigner des déplacements massifs de populations civiles mérite d'être interrogé. Lorsqu'ils sont contraints, organisés sous la menace ou dans un contexte de bombardements, ces déplacements relèvent, en droit international humanitaire, de transferts forcés, voire de déportations. L'article 49 de la Quatrième Convention de Genève interdit explicitement « les transferts forcés individuels ou massifs, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé », sauf impératif absolu de sécurité, une exception strictement encadrée et dont l'interprétation ne saurait être extensible à des politiques de déplacement généralisé./p pNous nous indignons de voir certaines informations émanant des autorités américaines ou israéliennes reprises sans distance critique, parfois en temps réel, tandis que des faits documentés concernant des violations du droit international imputables à ces mêmes acteurs sont systématiquement relativisés, minimisés ou entourés de doutes excessifs. Cette asymétrie dans le traitement de la preuve fragilise la crédibilité du travail journalistique./p pNous sommes également préoccupés par la multiplication de chroniqueurs et chroniqueuses présents non pas pour établir des faits, mais pour exprimer des positions idéologiques. Ce glissement brouille la frontière entre information et opinion, au risque de transformer certains espaces médiatiques en chambres d'écho ou en instruments de légitimation politique./p pEn ce sens, nous appelons nos consœurs et confrères exerçant dans les rédactions télévisées, radiophoniques et de presse écrite à large audience à se montrer à la hauteur de leurs responsabilités. Leur engagement est encadré par des principes clairs, notamment ceux énoncés dans la charte de Munich : recherche de la vérité, vérification des faits, indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, refus de la manipulation./p pNous les appelons à sortir de l'écueil de l'autocensure, qu'elle soit imposée, intériorisée ou structurelle, qui conduit trop souvent à tordre, simplifier ou édulcorer l'information. En agissant ainsi, c'est le droit fondamental des citoyennes et des citoyens à une information libre, complète et honnête qui est compromis./p pInformer, ce n'est pas relayer. Informer, ce n'est pas hiérarchiser les vies. Informer, ce n'est pas choisir ses mots au service d'un récit dominant./p pInformer, c'est donner à comprendre, avec rigueur, honnêteté et courage./p pAujourd'hui plus que jamais, face à des conflits d'une gravité extrême, notre responsabilité collective est engagée./p p/brstrongLa liste complète des signataires a href="https://docs.google.com/document/d/17M2nOM4M70LeqKrJMnmq6nfNJymFIrI14x9HrDvqLbg/edit?tab=t.0" class="spip_out" rel="external"est consultable ici/a./strong/p/div
Catégories: Médias

Nepal: ‘The Political System Only Moves When Threatened Directly'

Rezo.net - mar, 2026-03-24 20:34
Following Prime Minister KP Sharma Oli's resignation in response to mass Gen Z-led protests, Nepal goes to the polls on 5 March. Some 19 million people — including 837,000 new voters — will choose from 120 registered parties. With unemployment and governance failures eclipsing traditional ideological debates, anti-corruption and inclusion demands have dominated the campaign. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Inter Press Service/a/b/div

« L'affaire Abdallah », un mensonge et une ingérence américaine en France

rezo.net - la sélection - mar, 2026-03-24 09:19
Une grande part de responsabilité de cette situation revent au pouvoir politique, mais également aux médias durant vingt ans. À partir de 2003, moment où Georges Abdallah est vraiment libérable et qu'il aurait dû être libéré, sa détention commence à devenir hors norme, et cela dure jusqu'en 2023. Pendant vingt ans, donc, il va y avoir une sorte d'omerta médiatique sur cette histoire. Elle n'est pas documentée. La fake news de 1986, c'est à dire le fait qu'on ait attribué à Abdallah et ses frères des attentats qu'ils n'ont pas commis, qui relevaient du contentieux franco-iranien, n'a pas été documentée avant que je fasse cette enquête. Vous ne verrez pas une seule fois un article racontant qu'il y a eu une fake news de cette ampleur en 1986, avec le journal Le Monde en première ligne, et les autres qui ont suivi, les chaînes de télévision, les journaux. br /En 2024, le plafond de verre médiatique se brise. Avant cela, seule une journaliste de RFI réalise, en octobre 2022, un reportage sur le sujet. C'est alors la première fois dans des médias dits non militants qu'on entend parler de cette affaire. Puis en 2024, Benoît Collombat, qui dirige aujourd'hui la cellule investigation de Radio France, réalise une enquête très sérieuse sur l'affaire Abdallah suite à une bande dessinée que moi même j'ai réalisée peu de temps avant chez Delcourt, Dans les oubliettes de la République* ( là aussi chez un éditeur non militant qui a eu le courage de me commander une version bande-dessinée de cette enquête). Ensuite, la grande presse va embrayer. Mais elle a attendu qu'on lui donne l'autorisation, en quelque sorte. Voilà pourquoi cette affaire est passée aux oubliettes pendant vingt ans. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/rfi"RFI/a/b/div

« L'affaire Abdallah », un mensonge et une ingérence américaine en France

Rezo.net - mar, 2026-03-24 09:19
Une grande part de responsabilité de cette situation revent au pouvoir politique, mais également aux médias durant vingt ans. À partir de 2003, moment où Georges Abdallah est vraiment libérable et qu'il aurait dû être libéré, sa détention commence à devenir hors norme, et cela dure jusqu'en 2023. Pendant vingt ans, donc, il va y avoir une sorte d'omerta médiatique sur cette histoire. Elle n'est pas documentée. La fake news de 1986, c'est à dire le fait qu'on ait attribué à Abdallah et ses frères des attentats qu'ils n'ont pas commis, qui relevaient du contentieux franco-iranien, n'a pas été documentée avant que je fasse cette enquête. Vous ne verrez pas une seule fois un article racontant qu'il y a eu une fake news de cette ampleur en 1986, avec le journal Le Monde en première ligne, et les autres qui ont suivi, les chaînes de télévision, les journaux. br /En 2024, le plafond de verre médiatique se brise. Avant cela, seule une journaliste de RFI réalise, en octobre 2022, un reportage sur le sujet. C'est alors la première fois dans des médias dits non militants qu'on entend parler de cette affaire. Puis en 2024, Benoît Collombat, qui dirige aujourd'hui la cellule investigation de Radio France, réalise une enquête très sérieuse sur l'affaire Abdallah suite à une bande dessinée que moi même j'ai réalisée peu de temps avant chez Delcourt, Dans les oubliettes de la République* ( là aussi chez un éditeur non militant qui a eu le courage de me commander une version bande-dessinée de cette enquête). Ensuite, la grande presse va embrayer. Mais elle a attendu qu'on lui donne l'autorisation, en quelque sorte. Voilà pourquoi cette affaire est passée aux oubliettes pendant vingt ans. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/rfi"RFI/a/b/div

« L'affaire Abdallah », un mensonge et une ingérence américaine en France

Rezo.net - mar, 2026-03-24 09:19
Une grande part de responsabilité de cette situation revent au pouvoir politique, mais également aux médias durant vingt ans. À partir de 2003, moment où Georges Abdallah est vraiment libérable et qu'il aurait dû être libéré, sa détention commence à devenir hors norme, et cela dure jusqu'en 2023. Pendant vingt ans, donc, il va y avoir une sorte d'omerta médiatique sur cette histoire. Elle n'est pas documentée. La fake news de 1986, c'est à dire le fait qu'on ait attribué à Abdallah et ses frères des attentats qu'ils n'ont pas commis, qui relevaient du contentieux franco-iranien, n'a pas été documentée avant que je fasse cette enquête. Vous ne verrez pas une seule fois un article racontant qu'il y a eu une fake news de cette ampleur en 1986, avec le journal Le Monde en première ligne, et les autres qui ont suivi, les chaînes de télévision, les journaux. br /En 2024, le plafond de verre médiatique se brise. Avant cela, seule une journaliste de RFI réalise, en octobre 2022, un reportage sur le sujet. C'est alors la première fois dans des médias dits non militants qu'on entend parler de cette affaire. Puis en 2024, Benoît Collombat, qui dirige aujourd'hui la cellule investigation de Radio France, réalise une enquête très sérieuse sur l'affaire Abdallah suite à une bande dessinée que moi même j'ai réalisée peu de temps avant chez Delcourt, Dans les oubliettes de la République* ( là aussi chez un éditeur non militant qui a eu le courage de me commander une version bande-dessinée de cette enquête). Ensuite, la grande presse va embrayer. Mais elle a attendu qu'on lui donne l'autorisation, en quelque sorte. Voilà pourquoi cette affaire est passée aux oubliettes pendant vingt ans. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/rfi"RFI/a/b/div

Anténor Firmin, l'anthropologue qui pulvérisa Gobineau

Rezo.net - lun, 2026-03-23 09:10
Dans le Paris savant des années 1880, un Haïtien venu du Cap-Haïtien renverse la pseudo-science raciale européenne. Son nom : Anténor Firmin. Auteur de De l'égalité des races humaines (1885), ministre des Finances et des Affaires étrangères, diplomate et polémiste, il pressent dès 1905 l'ombre d'une intervention américaine en Haïti, et rêve d'une Confédération antillaise. Portrait croisé d'un savant-militant dont la pensée, à la fois positive et pana-antillaise, sut articuler race, État, souveraineté et géopolitique. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/spip.php?page=rubriqueid_rubrique=0"Nofi/a/b/div

L'antisémitisme à droite, une histoire qui ne finit jamais | Sébastien Fontenelle

rezo.net - la sélection - dim, 2026-03-22 20:47
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH68/arton249722-0bf27.jpg?1774206318' width='120' height='68' / Plus un jour, ou presque, ne s'écoule, en ce mois de mars 2026, sans que la presse dominante ne publie, pendant que la droite cite publiquement l'antisémite Charles Maurras — inventeur de l' « antisémitisme d'État » condamné à la prison à vie en 1945 pour collaboration avec l'Allemagne hitlérienne — ou l'antisémite Philippe Pétain — complice actif de l'entreprise nazie d'extermination des Juifs d'Europe —, des rafales d'articles décrétant (ou suggérant, de façon plus ou moins hypocrite) que Jean-Luc Mélenchon, et par transition La France insoumise (LFI), et par transition la gauche dite « extrême » ou « radicale » — celle qui combat tous les racismes et qui, suprême effronterie, dénonce depuis 2023 le génocide perpétré à Gaza par le gouvernement israélien —, seraient « antisémites ». Pour bien mesurer ce qui se joue dans ce moment effarant où la gauche antifasciste, antinazie et antiraciste est donc désignée comme antijuive pendant qu'une droite dite « républicaine » presqu'intégralement fascisée est laissée libre d'invoquer des antisémites notoires, il faut remonter le temps jusqu'au tout début du siècle - et se rappeler d'abord ce qui fut probablement la séquence fondatrice de ce stupéfiant renversement de la réalité. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"Blast/a/b/div
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