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Médias

Refus d'obtempérer ? | Gédicus

Rezo.net - jeu, 2025-12-11 17:26
La formule « Refus d'obtempérer » contient implicitement l'idée que l'obéissance est une vertu et la désobéissance un crime, quelle que soit la situation. Cette idée, largement propagée au fil de l'Histoire par les minorités régnant sur l'humanité, a pour effet de faire admettre comme seule attitude correcte en société la soumission aux ordres de ces dominants. Elle contient l'argument « moral » qui, intériorisé par les individus permet d'obtenir leur docilité « spontanée ». Selon elle, le « bon citoyen » est l'individu qui se plie aux décisions des « autorités » quelles qu'elles soient, sans même qu'elles aient besoin de lui en donner l'ordre. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/lundi-matin"Lundi matin/a/b/div

Affaire Lafarge en Syrie : procès exceptionnel, désastre quotidien. Où en sommes nous de nos liens avec les bétonneurs ?

Rezo.net - jeu, 2025-12-11 17:15
Alors que se tient à Paris le procès extraordinaire de huit dirigeants de l'entreprise Lafarge pour financement de groupes terroristes en Syrie, des professionnel.les du BTP prennent la parole et encouragent leurs collègues à reconsidérer les rapports qu'ils entretiennent avec les majors du secteur. Car au-delà des exactions qui conduisent aujourd'hui Lafarge devant les juges, les signataires de cette tribune tiennent à rappeler que la destruction des écosystèmes, l'exploitation des travailleurs et les solutions controversées de transition écologique que promeuvent ces acteurs, sont des ravages ordinaires qui, eux, restent impunis. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Topophile/a/b/div

Face à l'IA générative, l'objection de conscience

rezo.net - la sélection - mer, 2025-12-10 17:28
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH116/arton249625-5fab6.png?1765380615' width='120' height='116' / Face à un phénomène qui nous dépasse mais dont nous savons qu'il est mortifère, nous choisissons d'opposer un refus net, indiscutable, et politique parce qu'il est partagé : nous ne les utiliserons pas, à moins d'y être expressément contraint·es, dans nos cours, dans nos communications, dans nos recherches, dans nos activités administratives. Nous refuserons, autant que nos situations individuelles nous le permettent, de participer à des projets ou à des activités qui les mobilisent (enregistrement et compte-rendu automatique de réunion ; activité pédagogique ; formation à l'usage, fût-il qualifié de raisonné ou éthique, etc.). À tout le moins, nous exprimerons publiquement notre malaise profond face à ces pratiques. Nous sommes par ailleurs conscient·es que le terme « IAg » recouvre des applications très diverses, dont certaines sont déjà largement intégrées à nos pratiques, telles que la traduction ou la transcription automatique. S'il n'est pas réaliste de tout remettre en cause, il s'agit au moins de stopper ce qui peut encore l'être. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"ATelier d'ÉCOlogie POLitique/a/b/div

Face à l'IA générative, l'objection de conscience

Rezo.net - mer, 2025-12-10 17:28
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH116/arton249625-5fab6.png?1765380615' width='120' height='116' / Face à un phénomène qui nous dépasse mais dont nous savons qu'il est mortifère, nous choisissons d'opposer un refus net, indiscutable, et politique parce qu'il est partagé : nous ne les utiliserons pas, à moins d'y être expressément contraint·es, dans nos cours, dans nos communications, dans nos recherches, dans nos activités administratives. Nous refuserons, autant que nos situations individuelles nous le permettent, de participer à des projets ou à des activités qui les mobilisent (enregistrement et compte-rendu automatique de réunion ; activité pédagogique ; formation à l'usage, fût-il qualifié de raisonné ou éthique, etc.). À tout le moins, nous exprimerons publiquement notre malaise profond face à ces pratiques. Nous sommes par ailleurs conscient·es que le terme « IAg » recouvre des applications très diverses, dont certaines sont déjà largement intégrées à nos pratiques, telles que la traduction ou la transcription automatique. S'il n'est pas réaliste de tout remettre en cause, il s'agit au moins de stopper ce qui peut encore l'être. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"ATelier d'ÉCOlogie POLitique/a/b/div

Immigration et école : les relais médiatiques d'un think tank d'extrême droite

Acrimed : Action-Critique-Médias - mer, 2025-12-10 11:57
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/oid_rs-b912e.png?1765360838' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'pUn agenda médiatique, ça se travaille, encore et toujours. Ou comment des médias généralistes se font le relais d'officines d'extrême droite./p/div div class='rss_texte'pEn novembre, le très droitier Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID) a publié une note sur « l'impact de l'immigration sur le système éducatif ». Toujours friands de dites « révélations choc » à peu de frais, plusieurs médias ont béatement suivi l'agenda de l'officine soutenue par Pierre-Édouard Stérin./p /br h3 class='article_intertitres'Tabou partout…/h3 p/briMarianne/i ouvre le ban le 27 novembre et annonce la couleur en couverture. Posant une question toute en nuance – « L'immigration est-elle responsable des maux de l'école ? » –, le bandeau de l'hebdo fait dans le sensationnalisme : le « débat » est « exclusif » et fondé sur une « note » visiblement sulfureuse. La manière d'aguicher le lecteur est bien rodée : sous prétexte de simplement poser une question, il s'agit non seulement de décréter « ce qui fait débat » de manière performative et d'en légitimer les termes très discutables, mais aussi… d'en suggérer la réponse./p /br div class='spip_document_16304 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/oid_1.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH202/oid_1-41f67.png?1765291877' width='500' height='202' alt='' //a /figure /div p/bra href="https://www.marianne.net/societe/education/exclusivite-marianne-le-poids-de-limmigration-sur-lecole-le-rapport-choc" class="spip_out" rel="external"L'article/a est fidèle au iteaser/i : iMarianne/i « idévoile en exclusivité le contenu/i » de la note pourtant rendue publique le même jour a href="https://observatoire-immigration.fr/limpact-de-limmigration-sur-le-systeme-educatif-francais/" class="spip_out" rel="external"sur le site de l'OID/a, si bien qu'on se demande de quelle « exclusivité » et de quelle « révélation » il s'agit. Mais l'important est de « choquer » :/p /br div class='spip_document_16305 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/oid_2.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH157/oid_2-6d0b5.png?1765291877' width='500' height='157' alt='' //a /figure /div p/brL'article entretient le registre faussement subversif (mais vraiment complotiste) : « iRares sont les acteurs de l'Éducation nationale qui acceptent de parler ouvertement de cet enjeu. Les effets de l'immigration sur l'enseignement sont souvent tus, tant cela vient bousculer les représentations communément admises./i » Qu'importe qu'il existe des dizaines de travaux universitaires sur le sujetspan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="À commencer par Abdelmalek Sayad, L'École et les Enfants de l'immigration, (…)" id="nh1"1/a]/span ; qu'importent les mobilisations syndicales pour l'accueil des jeunes exilés dans de meilleures conditions ; qu'importe l'investissement des professeurs, les rapports entre immigration et éducation nationale seraient « tabous »./p pLe ton est du même acabit au sein du groupe Bolloré. Au a href="https://www.lejdd.fr/Societe/chute-du-francais-redoublement-un-rapport-choc-revele-les-consequences-de-limmigration-a-lecole-164460" class="spip_out" rel="external"iJDD/i/a, la rédaction titre « Chute du français, redoublement... Un rapport choc révèle les conséquences de l'immigration sur l'école » avant d'évoquer « iune note choc/i » qui « ilève le voile sur un tabou français/i ». a href="https://www.europe1.fr/societe/le-rapport-choc-de-lobservatoire-de-limmigration-et-de-la-demographie-une-ecole-incapable-de-faire-face-a-limmigration-massive-873054" class="spip_out" rel="external"Europe 1/a renchérit le lendemain : « Le rapport choc de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie : une école incapable de faire face à l'immigration massive ». Même musique, évidemment, dans a href="https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/immigration-et-niveau-scolaire-lobservatoire-de-limmigration-et-de-la-demographie-brise-le-tabou" class="spip_out" rel="external"iValeurs Actuelles/i/a, qui annonce une « note explosive » qui « brise le tabou » :/p /br div class='spip_document_16306 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/oid_3.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH224/oid_3-9316d.png?1765291877' width='500' height='224' alt='' //a /figure /div/br h3 class='article_intertitres'… info nulle part/h3 p/brDans aucun de ces médias n'est faite la moindre contextualisation critique des conditions de production de ladite note. Non plus au a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/chute-du-niveau-atteintes-a-la-laicite-comment-l-immigration-tire-notre-systeme-scolaire-vers-le-bas-20251129?" class="spip_out" rel="external"iFigaro/i/a, qui accorde au contraire une tribune à son auteur « briseur de tabou ». Les méthodes et la couleur politique de l'OID ont pourtant été largement documentées par a href="https://www.arretsurimages.net/articles/nicolas-pouvreau-monti-nouveau-chouchou-anti-immigration-des-medias" class="spip_out" rel="external"Arrêt sur images/a, a href="https://charliehebdo.fr/2024/12/politique/extreme-droite/lobservatoire-de-limmigration-et-de-la-demographie-ou-la-fabrique-de-statistiques-du-rn/" class="spip_out" rel="external"iCharlie Hebdo/i/a, a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/29/l-observatoire-de-l-immigration-et-de-la-demographie-un-think-tank-qui-fabrique-de-la-peur_6650105_3232.html" class="spip_out" rel="external"iLe Monde/i/a et a href="https://www.liberation.fr/checknews/loid-ce-fumeux-observatoire-de-limmigration-qui-faconne-les-discours-de-la-droite-et-des-medias-bollore-20250911_LQEU4DU5TVH6ZH222NA4IJUZVI/" class="spip_out" rel="external"iLibération/i/a. Il s'agit en effet d'un think tank crée en 2020 sans le moindre ancrage académiquespan class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Comme le rapporte Le Monde (29/10), « si l'OID se prévaut d'un "conseil (…)" id="nh2"2/a]/span, mais financé par le a href="https://www.humanite.fr/politique/bien-commun/projet-pericles-le-document-qui-dit-tout-du-plan-de-pierre-edouard-sterin-pour-installer-le-rn-au-pouvoir" class="spip_out" rel="external"fonds Périclès/a de Pierre-Édouard Stérin et sous bonne garde (brune), si l'on en juge la composition du « comité scientifique »span class="spip_note_ref" [a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="On trouve notamment Xavier Driencourt, président du comité stratégique de (…)" id="nh3"3/a]/span. Le but n'a donc rien de mystérieux : propager les idées de l'extrême droite./p pQuant à l'auteur de la note, Joachim Le Floch-Imad, il est généreusement présenté comme « ienseignant et essayiste/i » (iValeurs Actuelles/i), « ispécialiste/i » (a href="https://www.europe1.fr/societe/limmigration-exacerbe-toutes-les-difficultes-preexistantes-de-lecole-assure-joachim-le-floch-imad-873085" class="spip_out" rel="external"Europe 1/a) ou « iauteur de Main basse sur l'Éducation nationale/i » (iLe Figaro/i), un ouvrage qui lui confère visiblement sa « légitimité », paru en août 2025 aux éditions du Cerf. Dirigée par Jean-François Colosimo, cette maison d'édition religieuse a notamment publié les essais de nombreuses « personnalités » estampillées « vu à la télé » et/ou émargeant dans la presse réactionnaire, parmi lesquelles Eugénie Bastié, a href="https://www.acrimed.org/Du-JDD-au-JDNews-et-au-milieu-de-l-extreme-droite"Mathieu Bock-Côté/a, Élisabeth Lévy, Alexandre Devecchio, a href="https://www.acrimed.org/Michel-Maffesoli-expert-sociologique-de-pacotille"Michel Maffesoli/a, a href="https://www.acrimed.org/+-Dominique-Reynie-+"Dominique Reynié/a, Charles Sapin, Paul Melun, Arthur Chevallier, Benjamin Morel, Arnaud Benedetti, Mohamed Sifaoui, Jérôme Sainte-Marie, etc. Bref, une maison qui a ses entrées médiatiques./p pJoachim Le Floch-Imad fait par ailleurs la promotion de son livre dans un entretien avec Alexandre Devecchio dans le a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/joachim-le-floch-imad-l-etat-profond-a-fait-main-basse-sur-l-education-nationale-20250904" class="spip_out" rel="external"iFigaro Magazine/i/a, mais aussi dans le a href="https://www.lejdd.fr/Societe/joachim-le-floch-imad-lecole-brule-et-la-classe-dirigeante-regarde-ailleurs-161228" class="spip_out" rel="external"iJDD/i/a et, inévitablement, dans a href="https://www.marianne.net/societe/education/profs-administration-syndicats-qui-tient-vraiment-lecole-entretien-croise-avec-philippe-watrelot-et-joachim-le-floch-imad" class="spip_out" rel="external"iMarianne/i/a. Efficaces connivences entre éditorialistes, éditeurs et intellectuels de plateaux qui grenouillent tous dans la même vase médiatique./p /br h3 class='article_intertitres'Inonder les réseaux sociaux/h3 p/brCette concordance des discours médiatiques à propos de la note de l'OID s'observe en particulier dans la publicité que ces différents médias font de leurs articles sur les réseaux sociaux. Destinés à attirer les clics, les posts des différents titres carburent non seulement à l'achat de visibilité mais aussi à des visuels racoleurs. Ainsi chez iMarianne/i…/p /br div class='spip_document_16307 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/oid_4.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH598/oid_4-b9bb3.png?1765291878' width='500' height='598' alt='' //a /figure /div p/br… Au iFigaro/i…/p /br div class='spip_document_16303 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/oid_5.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH271/oid_5-47696.png?1765291878' width='500' height='271' alt='' //a /figure /div p/brOu dans iValeurs Actuelles/i, qui réalise même une capsule vidéo à cette occasion :/p /br div class='spip_document_16308 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/oid_6.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH350/oid_6-44d55.png?1765291878' width='500' height='350' alt='' //a /figure /div p/brPour s'en tenir au seul réseau social Facebook, l'unanimité est notable sur la forme, servant sur le fond la campagne de communication de l'OID./p /br h3 class='article_intertitres'Une scénarisation bien rodée/h3 p/brForce est en effet de constater que la médiatisation de cette « note » accompagne le « narratif » du rapport lui-même. À savoir : 1/ légitimer un diagnostic négatif sur l'école française ; 2/ désigner un responsable identifiable et extérieur, l'immigration ; et 3/ préparer si ce n'est déjà promouvoir un programme politique : « iréduction significative des flux migratoires/i » (p. 34), « imission d'assimilation/i » (p. 36), et autre « itolérance zéro/i » (p. 37)./p pToutes ces propositions sont par exemple reprises intégralement dans iValeurs actuelles/i et implicitement normalisées ailleurs. Les articles faisant la publicité du rapport en reprennent aussi les éléments-clés copiés quasiment mot à mot : les données chiffrées notamment, et les sources consultées par l'auteur du rapport (Insee, classement Pisa), mentionnées en guise de garantie scientifique… ou pour faire effet d'autorité. L'utilisation des statistiques publiques par l'OID a déjà été rigoureusement critiquée par le démographe a href="https://charliehebdo.fr/2024/12/politique/extreme-droite/lobservatoire-de-limmigration-et-de-la-demographie-ou-la-fabrique-de-statistiques-du-rn/" class="spip_out" rel="external"Patrick Simon/a, mais on ne trouvera dans cette presse d'accompagnement aucune interrogation méthodologique, aucune comparaison avec d'autres travaux de recherche, ni aucune contextualisation de la production et de l'utilisation des données mobilisées./p pEnfin, les articles jouent sur le même registre émotionnel que le rapport : susciter la peur, la suspicion et la colère. « iEffondrement éducatif/i » (iValeurs actuelles/i, iLe Figaro/i) ; « iconséquences délétères/i » (iJDD/i) ; « ipression islamiste/i » (iValeurs Actuelles/i) ; « iIslam radical/i » (Europe 1)./p /br h3 class='article_intertitres'Où sont les contre-discours ?/h3 p/brAlors qu'ils se présentent volontiers en pourfendeurs de « la pensée unique » et en défenseurs du « pluralisme », aucun de ces médias n'invite de véritable spécialiste pour faire entendre un son de cloche différent. À l'exception de la rubrique « Contrepoints » de iMarianne/i, qui interroge à ce propos Éric Charbonnier, statisticien à l'OCDE pour l'établissement du classement Pisa. Les questions, posées par Marie-Estelle Pech, spécialiste « éducation » de iMarianne/i, sont à ce titre éloquentes :/p blockquote class="spip" p- L'immigration (de plus faible niveau social en France que la moyenne dans les pays de l'OCDE) peut-elle expliquer, au moins en partie, la baisse des résultats scolaires que l'on constate dans la dernière édition de Pisa, en 2023 ?/p p- Vous écrivez que les élèves issus de l'immigration ont tout de même deux fois plus de chances que les autochtones de se retrouver parmi les moins performants.../p p- Comment expliquez-vous, dans ce cas, cette baisse de niveau qui s'accentue ?/p p- La politique de la ville en France est pourtant censée permettre de concentrer davantage de moyens sur les élèves défavorisés, souvent immigrés./p p- L'arrivée d'élèves immigrés qui n'arrivent pas à rattraper leurs camarades est le premier facteur expliquant la baisse de niveau, assurait le ministre de l'Éducation nationale suédoise en 2016. Qu'en pensez-vous ?/p /blockquote pFace à de telles questions (et au format imparti), impossible de sortir du cadrage que la journaliste partage avec l'auteur de la note : l'immigration est LE problème de l'Éducation nationale./p /br centerstrong***/strong/center p/brChaque semaine voit ainsi son lot de « polémiques » xénophobes et/ou islamophobes polariser le débat public, régulièrement propulsées par des think tanks réactionnaires, favorisées par des maisons d'édition reconverties en antichambres des plateaux télé et diffusées à grande échelle par des médias jouant les caisses de résonance. Une co-construction manifeste de l'agenda médiatique, en partie soutenue par des milliardaires engagés dans le « combat civilisationnel » : ainsi va l'extrême droitisation (et la ruine) du débat public./p p/brstrongVincent Bollenot/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanÀ commencer par Abdelmalek Sayad, iL'École et les Enfants de l'immigration/i, Seuil, 2014. Voir aussi « École socialisations », iHommes Migrations/i, n° 1339, vol. 4, 2022 ; ou encore « Ruptures 2 : École et migrations : L'école de la République est-elle accueillante ? », iAdministration Éducation/i, n° 166, vol. 2, 2020./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanComme le rapporte iLe Monde/i (29/10), « isi l'OID se prévaut d'un "conseil scientifique", un seul de ses membres, Gérard-François Dumont, est docteur en sciences économiques et a dirigé des thèses. Il est par ailleurs connu pour présider la revue nataliste/i Population et Avenir iet avoir contribué à l'étude qui fit la une du Figaro Magazine, en 1985, sous le titre "Serons-nous encore français dans 30 ans ?", accompagné de l'image d'une Marianne voilée./i »/p /divdiv id="nb3" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix"3/a] /spanOn trouve notamment Xavier Driencourt, président du comité stratégique de Livre Noir (devenu iFrontières/i), l'ancien préfet Michel Aubouin, l'inénarrable Thibault de Montbrial, et « il'ex-directeur général de la sécurité extérieure, Pierre Brochand, à qui l'on prête d'avoir conseillé Éric Zemmour pour peaufiner son programme de la présidentielle en 2022/i » (iLe Monde/i, 29/10)./p /div/div
Catégories: Médias

Qui « nazifie Israël » ? | Maxime Cochelin

Rezo.net - mar, 2025-12-09 21:03
En refusant mordicus la possibilité qu'une population juive puisse commettre un génocide, Raphaël Enthoven, Yonathan Arfi, et tous leurs camarades semblent s'enfoncer dans le mal qu'ils prétendent déjouer : celui de l'essentialisation d'un peuple. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-mots-sont-importants"Les mots sont importants/a/b/div

Une révolution conservatrice dans la laïcité | Pierre Tévanian

Rezo.net - mar, 2025-12-09 20:53
« Laïcité sacrée » : cet invraisemblable slogan, figurant sur des autocollants arborés lors d'une manifestation commémorant le centenaire de la loi de 1905, indique à quel point la laïcité a été, au sens propre, sacralisée. D'un principe organisateur de la société, dont les modalités restent soumises au débat démocratique, à la critique et à la révision permanentes, on a fait une « valeur » intemporelle, incritiquable et inamendable, et dont la simple invocation est supposée pouvoir régler, comme par exorcisme, tous les problèmes sociaux. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-mots-sont-importants"Les mots sont importants/a/b/div

S'inspirer des théories queer pour interroger le handicap : le mouvement crip | Charlotte Puiseux et Chiara Kahn

Rezo.net - mar, 2025-12-09 20:50
Chiara Kahn et Charlotte Puiseux nous invitent à remettre en cause l'approche dominante du handicap dans les politiques publiques, qu'on pourrait qualifier de « policière », au sens où l'entend Jacques Rancière : une gestion autoritaire des personnes handicapées, postulant l'inégalité et organisant l'hétéronomie en essentialisant et en institutionnalisant. À ce déni d'autonomie caractérisée, qui va bien au-delà du « handicap » dont il s'autorise, répondent toutefois des résistances. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-mots-sont-importants"Les mots sont importants/a/b/div

6 graphiques pour mesurer l'envolée des revenus des ultra-riches | Xavier Molénat

Rezo.net - mar, 2025-12-09 17:58
Entre 2003 et 2022, montre l'Insee, le revenu moyen des foyers les plus riches (le 0.1%) a plus que doublé (+ 119 %). Loin, très loin, du reste de la population. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/alternatives-economiques"Alternatives économiques/a/b/div

Ce que les e-mails de Jeffrey Epstein révèlent d'une élite américaine qui a perdu pied | Anand Giridharadas

Rezo.net - mar, 2025-12-09 17:57
Les milliers de messages rendus publics à la mi-novembre montrent à quel point le prédateur sexuel était intégré à un très large groupe de puissants : d'anciens membres de l'administration Clinton, des conseillers de Donald Trump, des intellectuels, des financiers… Mais, ce qu'ils révèlent surtout, c'est le comportement de cette caste, connivente et solidaire, qui vit en jet privé, partage des infos confidentielles et méprise ouvertement les simples citoyens américains qu'elle prétend servir. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"The New York Times, via Courrier International/a/b/div

Entre-soi et connivence : Sarkozy remercie ses soutiens médiatiques

Acrimed : Action-Critique-Médias - mar, 2025-12-09 11:23
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH84/aphatie_sarko-34a70.png?1765272219' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt="" / div class='rss_chapo'pDans le petit monde politico-médiatique, il est une pratique que nul n'ignore : le renvoi d'ascenseur. Dans son livre commis au cours de sa brève détention, Nicolas Sarkozy salue ses plus fidèles soutiens médiatiques./p/div div class='rss_texte'pAu cours de ses trois semaines d'incarcération pour « association de malfaiteurs », Nicolas Sarkozy a eu le temps d'écrire un livre, iLe journal d'un prisonnier/i, généreusement édité par la maison Fayard (groupe Bolloré). Dans ce touchant cahier de prison, Nicolas Sarkozy adresse ses remerciements pour services rendus à plusieurs éditocrates qui l'ont soutenu dans cette épreuve. Florilège :/p p/brstrongPage 75, Jean-Michel Aphatie :/strong/p blockquote class="spip" pJe fus à l'inverse surpris du courage et de l'intelligence de deux personnalités pourtant peu réputées pour être de mes amis. Jean-Michel Aphatie prit ma défense au nom de ses principes et de ses convictions. […] Il réitéra ses prises de position à plusieurs reprises avec beaucoup de finesse et une réelle bravoure. De surcroît, il n'hésita pas à le faire en milieu hostile dans l'émission iQuotidien/i. J'ai découvert en lui un homme de média doté d'une colonne vertébrale. J'ai beaucoup de désaccords avec lui mais cela ne m'a pas empêché d'admirer son courage./p /blockquote pOn se souvient en effet comment, dans un long tweet grandiloquent (26/09), Jean-Michel Aphatie s'était porté au secours de l'ancien président : « iJe ne comprends pas comment des juges ont pu rendre, au nom du peuple français, une décision aussi aberrante, inquiétante et finalement injuste./i » Une prise de position que Jean-Michel Aphatie avait pu développer la veille dans « Quotidien » (« iUne décision spectaculaire, violente et problématique/i », 25/09) et deux jours plus tard sur LCI, (« iJe suis un peu bouleversé par cette décision de justice/i », 28/09), et qui lui avait valu, le temps de quelques jours, de devenir « ila coqueluche/i »span class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Voir cet extrait de « Quotidien », issu de la chronique « 19h30 Médias » de (…)" id="nh1"1/a]/span (en réalité, la caution) de la presse de droite et d'extrême droite./p /br div class='spip_document_16302 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/aphatie_sarko.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH281/aphatie_sarko-f2004.png?1765271690' width='500' height='281' alt='' //a /figure /div p/brConfronté à cet extrait du livre de Nicolas Sarkozy sur LCI (7/12), Jean-Michel Aphatie n'apprécie qu'à moitié les éloges : « i"J'ai découvert un homme qui a une colonne vertébrale" ! On se connaît depuis 20 ans ! "J'ai découvert"… Bon ben écoutez très bien monsieur, m'aviez-vous bien regardé jusque-là ?/i » Élégant, Aphatie retourne tout de même le compliment : « iJ'ai beaucoup aimé le livre, parce que je trouve que Nicolas Sarkozy trouve les mots pour décrire le dénuement de la prison, la tristesse de la prison…/i »/p p/brstrongPage 76, Franz-Olivier Giesbert :/strong/p blockquote class="spip" pFranz-Olivier Giesbert fut un défenseur acharné, intelligent et pertinent./p /blockquote p« iAcharné/i », FOG le fut effectivement. Comme dans son édito du iPoint/i du 24 septembre, dans lequel il s'alarmait que « ile PNF s'acharne sur la droite et en particulier sur Nicolas Sarkozy/i », et voyait là un signe « idu dévoiement de la justice et de la démocratie dans notre pays/i ». Ou dans un autre édito, publié dans le même journal deux jours plus tard : « Prison pour Nicolas Sarkozy : le spectre de la démocrature » (iLe Point/i, 26/09). Ou bien encore dans ses nombreux passages télé et radio, sur Europe 1 (« iIl deviendra un martyr/i », 26/09), RTL (« iC'est une forme de régicide/i », 24/10), RMC (28/10), ou encore Radio Classique (« iUne justice de république bananière/i », 27/11)span class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Liste non exhaustive." id="nh2"2/a]/span. « iAcharné/i », donc, mais « iintelligent et pertinent/i » ?/p p/brstrongPage 78, Pascal Praud :/strong/p blockquote class="spip" pJe me souviens de ce dimanche si triste à la Santé où j'ai pu découvrir le billet de Pascal Praud dans le iJournal du dimanche/i, « Je pense à lui ». Je l'ai lu comme la lettre d'un ami cher qui souffrait à ma place et imaginait ce qu'il en adviendrait s'il avait lui-même à affronter une telle épreuve./p /blockquote pBillet dans le iJDD/i, éditos et débats sur CNews, échange avec les auditeurs sceptiques sur Europe 1… Pendant deux mois, Pascal Praud n'a pas lésiné pour s'attirer les faveurs du clan Sarkozy et a été l'un de ses plus zélés soutiens. Morceaux choisis : « iLa justice condamne qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut ! Il n'est pas nécessaire d'apporter des preuves, ne sous-estimez pas ce message qu'envoient les magistrats, et qui va bien au-delà du cas Nicolas Sarkozy. Tremblez, mesdames messieurs, personne n'est à l'abri !/i » (CNews, 26/09) ; « iC'est un ancien président de la République qui est traité comme un voyou de grand chemin/i » (Europe 1, 26/09) ; « iQui donc prendra la plume pour s'élever contre la décision des juges ?/i » (iJDD/i, 26/10) ; « iVous vous rendez compte que vous mettez un président de la République dans ces conditions, avec les gens qui sont autour de lui… c'est infamant/i » (CNews, 28/10) ; « iIl a fait 20 jours pour rien !/i » (Europe 1, 10/11). Etc./p p/brstrongPage 78, Laurence Ferrari :/strong/p blockquote class="spip" pLes éditos courageux de Laurence Ferrari m'ont particulièrement touché./p /blockquote pEn fait d'éditos « courageux », des prises de position enflammées en soutien du délinquant. Exemple avec son lancement de l'émission « Punchline » sur CNews le 25 septembre : « iIls ont 17 ans et 19 ans, ils ont agressé avec une extrême violence un policier à Tourcoing le 19 septembre dernier et ils ont été remis en liberté. Ils dorment tranquillement chez eux ce soir. Il s'appelle Jordy G., il était sous le coup de trois OQTF, il avait été condamné 11 fois par la justice, mais il était en liberté lorsqu'il a violé deux jeunes femmes. […] Je pourrais multiplier les exemples à l'infini. Il s'appelle Nicolas Sarkozy, il a été président de la République, il a été jugé dans le cadre d'une affaire de soupçon de financement illégal de sa campagne en 2007. Le tribunal n'a trouvé aucune preuve de délit, aucune trace d'enrichissement personnel, et pourtant, la décision a été prise par les magistrats de l'envoyer en prison pour 5 ans./i »/p p/brstrongPage 78, Alexis Brézet et Vincent Trémolet de Villers :/strong/p blockquote class="spip" pJ'ai été très impressionné par la violente prise de position après ma condamnation du très calme Alexis Brézet, le directeur du iFigaro/i : « J'ai honte de la France. » Fallait-il que le choc soit violent pour que cet homme sage et pondéré en arrive à ce point d'exaspération ? Je pourrais dire la même chose de Vincent Trémolet de Villers./p /blockquote pSages et pondérés, les deux chefs du iFigaro/i le sont rarement. Outranciers et caricaturaux, beaucoup plus souvent. Comme dans cet édito de Vincent Trémolet de Villers, tout à son lyrisme habituel (iLe Figaro/i, 27/09) : « iL'autorité judiciaire, en état d'ivresse, remet en liberté surveillée des lyncheurs de policiers pris en flagrant délit mais coffre pour 5 ans un ancien président de la République, triplement relaxé, avant même son procès en appel. Motif de condamnation ? "Association de malfaiteurs" ! Apparemment c'est ainsi que certains magistrats envisagent les politiques, encore plus s'ils sont de droite, et par principe s'ils s'appellent Nicolas Sarkozy./i »/p pAlexis Brézet, lui aussi, a bien mérité son petit mot doux : « i[…] Un homme qui a une famille, et pas plus que lui elle n'a mérité cette humiliation. Un homme qui a réagi, je trouve, avec une incroyable dignité, un homme pour qui, je vous le dis ce matin, en dehors de toute considération politique, j'ai une amicale pensée./i » (Europe 1, 26/09)/p p/brstrongPage 79, Patrick Cohen :/strong/p blockquote class="spip" pJ'ai eu beaucoup d'autres témoignages humains et donc touchants de journalistes que je connaissais à peine. Jusqu'au très militant Patrick Cohen qui adressa un message à Véronique Waché pour qu'elle me transmette ses pensées amicales au moment de mon incarcération. Il ne s'en est pas vanté publiquement, et a même par la suite fait plusieurs interventions peu amènes. Le courage a ses limites, mais j'ai apprécié son geste./p /blockquote pLes interventions « ipeu amènes/i » de Patrick Cohen ? La première, le 25 septembre dans « C à vous » (France 5), puis la deuxième le lendemain matin sur France Inter (26/09), sont, en réalité, beaucoup plus complaisantes que Nicolas Sarkozy ne le laisse entendre. Sur France 5, Patrick Cohen explique que « ila démonstration du tribunal apparaitra forcément fragile à une partie de l'opinion/i », puis réitère de façon plus affirmative sur France Inter : « iCompte tenu de l'énormité des accusations, de la qualité du principal condamné, de la radicalité du jugement, de la déflagration politique qui en résulte, il eut fallu une démonstration éclatante. Hélas, elle ne l'est pas./i » Hélas également – si l'on en croit les écrits du détenu Sarkozy – les auditeurs et téléspectateurs n'avaient pas été avertis du fait que Patrick Cohen avait, en parallèle, transmis ses « ipensées amicales/i » à Véronique Waché, la conseillère en communication de Nicolas Sarkozy./p /br centerstrong***/strong/center p/brLe métier d'éditorialiste n'est pas toujours une promenade de santé. Mais lorsque les chiens de garde font bien leur travail, ils obtiennent, en plus d'une position économique et sociale avantageuse, des récompenses symboliques gratifiantes. Ainsi, les plus fervents défenseurs de Sarkozy ont vu leur travail salué dans un livre inédit, celui d'un ancien président de la République incarcéré pour « association de malfaiteurs » (et déjà, auparavant, condamné pour « corruption »). Nombreux ont dû être les commentateurs zélés déçus de ne pas trouver leurs noms parmi les hommages, après tant d'efforts a href="https://www.acrimed.org/Marc-Fauvelle-avocat-de-Sarkozy-ou-detracteur-de"et de désinformation/a. Mais, si Nicolas Sarkozy devait remercier un à un tous les hauts-gradés médiatiques qui l'ont dûment servi, a href="https://www.acrimed.org/+-Nicolas-Sarkozy-+"lui et son clan/a, il faudrait plus d'un livre.../p p/brstrongJérémie Younes/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanVoir a href="https://x.com/denkinte_2/status/1972806718037139536" class="spip_out" rel="external"cet extrait/a de « Quotidien », issu de la chronique « 19h30 Médias » de Julien Bellver (29/09)./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanListe non exhaustive./p /div/div
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Le C.L.O.DO. ou la révolte contre l'informatisation de la société

Rezo.net - sam, 2025-12-06 20:47
Aujourd'hui dans Affaires Sensibles, l'histoire du CLODO. Un groupe mystérieux qui, au début des années 80, s'en prend à l'informatique. Philips, CII, ICL, National Cash Register… Les cibles sont nombreuses. Et derrière, ces attaques un groupe au nom étonnant : CLODO, Comité Liquidant ou Détournant les Ordinateurs. Le ton est moqueur. L'objectif limpide : saboter l'informatisation de la société à coups de cocktails incendiaires. Derrière ces attaques, le commando est aussi insaisissable que méthodique. Trois ans durant au début de la décennie 80, il s'infiltre dans les failles de la modernité, frappe les centres de données, défie l'État, les multinationales et l'opinion publique. Alors qui étaient-ils ? Et pourquoi ont-ils disparu brutalement, à la veille de 1984 ? br /Avec Célia Izoard br /Durée : 48' div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/radio-france"Affaires sensibles, France Inter/a/b/div

Pourquoi la France est championne d'Europe de la mort au travail

rezo.net - la sélection - ven, 2025-12-05 19:11
L'année dernière, 1 297 décès ont été directement liés au travail, reconnus comme tels via des maladies professionnelles ou des accidents du travail. Et ce alors que de nombreux cancers ou troubles cardio-vasculaires ne sont pas reconnus comme issus du travail, alors qu'il est avéré que certaines caractéristiques d'un emploi comme le travail de nuit ou l'exposition à des substances chimiques augmentent considérablement les risques face à ces pathologies. 1297 personnes au moins, certainement beaucoup plus, sont donc mortes à cause de leur travail, et ce chiffre est en hausse par rapport à l'année précédente. Il augmente constamment depuis 20 ans. La France est le pays le plus mortel au travail d'Europe : c'était vrai en 2022, en 2023, et ça l'est toujours en 2024 : selon Eurostat, la moyenne européenne s'établit à 1,63 accident mortel pour 100 000 travailleurs. Ce taux d'incidence est de… 3,6 en France. Nous vivons dans le pays le plus dangereux de l'Union Européenne, devant la Bulgarie. On meurt deux fois plus au travail en France qu'en Allemagne. Prompts à dénoncer nos retards vis-à-vis de nos voisins, nos grands médias n'ont pas commenté ces statistiques affolantes. La mort au travail et plus largement la souffrance au travail sont un véritable tabou médiatique : les accidents mortels surviennent en moyenne deux fois par jour. En moyenne, chaque jour, 90 personnes subissent un accident grave qui leur laisse des séquelles à vie. Qui en parle ? Pas grand-monde. Qui se demande comment nous en sommes arrivés là ? Quasiment personne. Et pour cause, se demander pourquoi on meurt et on souffre autant au travail en France, c'est mettre en accusation les trois derniers gouvernements, sarkozyste, socialiste et macroniste, qui ont détricoté le droit à la santé au travail. C'est mettre en évidence la responsabilité du patronat dans ce triste record. Bref, c'est mettre en lumière le fait que la lutte des classes ne se joue pas seulement dans les manifestations de rue et leur répression, mais bien aussi dans la façon dont nos corps sont traités au travail, par la bourgeoisie et ses représentants. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Frustration Magazine/a/b/div

Pourquoi la France est championne d'Europe de la mort au travail

Rezo.net - ven, 2025-12-05 19:11
L'année dernière, 1 297 décès ont été directement liés au travail, reconnus comme tels via des maladies professionnelles ou des accidents du travail. Et ce alors que de nombreux cancers ou troubles cardio-vasculaires ne sont pas reconnus comme issus du travail, alors qu'il est avéré que certaines caractéristiques d'un emploi comme le travail de nuit ou l'exposition à des substances chimiques augmentent considérablement les risques face à ces pathologies. 1297 personnes au moins, certainement beaucoup plus, sont donc mortes à cause de leur travail, et ce chiffre est en hausse par rapport à l'année précédente. Il augmente constamment depuis 20 ans. La France est le pays le plus mortel au travail d'Europe : c'était vrai en 2022, en 2023, et ça l'est toujours en 2024 : selon Eurostat, la moyenne européenne s'établit à 1,63 accident mortel pour 100 000 travailleurs. Ce taux d'incidence est de… 3,6 en France. Nous vivons dans le pays le plus dangereux de l'Union Européenne, devant la Bulgarie. On meurt deux fois plus au travail en France qu'en Allemagne. Prompts à dénoncer nos retards vis-à-vis de nos voisins, nos grands médias n'ont pas commenté ces statistiques affolantes. La mort au travail et plus largement la souffrance au travail sont un véritable tabou médiatique : les accidents mortels surviennent en moyenne deux fois par jour. En moyenne, chaque jour, 90 personnes subissent un accident grave qui leur laisse des séquelles à vie. Qui en parle ? Pas grand-monde. Qui se demande comment nous en sommes arrivés là ? Quasiment personne. Et pour cause, se demander pourquoi on meurt et on souffre autant au travail en France, c'est mettre en accusation les trois derniers gouvernements, sarkozyste, socialiste et macroniste, qui ont détricoté le droit à la santé au travail. C'est mettre en évidence la responsabilité du patronat dans ce triste record. Bref, c'est mettre en lumière le fait que la lutte des classes ne se joue pas seulement dans les manifestations de rue et leur répression, mais bien aussi dans la façon dont nos corps sont traités au travail, par la bourgeoisie et ses représentants. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Frustration Magazine/a/b/div

Zapping : les médias sonnent le tocsin

Acrimed : Action-Critique-Médias - jeu, 2025-12-04 14:56
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH83/tocsin_zapping-9a573.png?1764853033' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt="" / div class='rss_chapo'pLa double séquence militariste, avec les déclarations du chef d'état-major des armées puis du président de la République, a href="https://www.acrimed.org/Guerre-et-service-militaire-les-medias-sonnent-le"dont nous vous parlions ici/a, a bénéficié d'un large écho médiatique. L'opinion, ça se travaille : la preuve en vidéo./p/div div class='rss_texte'/br centeriframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/cjnRqFoCEzQ?si=ZO6kToyF9B6YCr5t" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen/iframe/center p/brbr class='autobr' / /brstrongFlorent Michaux/strong, avec strongJérémie Younes/strong et strongPauline Perrenot/strong/p/div
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Face à Sophie Binet, Benjamin Duhamel se fait avocat de Bernard Arnault

Acrimed : Action-Critique-Médias - mer, 2025-12-03 19:17
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH79/binetduhamel-60640.png?1764782256' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt="" / div class='rss_chapo'pMardi 2 décembre, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet est l'invitée de 8h20 sur France Inter, pour la première fois depuis la rentrée. L'occasion d'entendre les revendications des travailleurs ? Ou, pour les deux intervieweurs, de se faire les porte-voix du grand patronat./p/div div class='rss_texte'pUne fois n'est pas coutume, commençons par la fin de l'entretien. La journaliste Florence Paracuellos, remplaçante temporaire de Nicolas Demorand, lance Sophie Binet sur sa mise en examen pour « injure publique », à la suite d'une plainte déposée par un syndicat patronal :/p blockquote class="spip" pstrongFlorence Paracuellos :/strong Un mot sur les grands groupes, et un grand groupe en particulier, Sophie Binet, c'est LVMH, puisque vous voulez revenir ce matin sur votre mise en examen à la suite de propos que vous avez tenus sur Bernard Arnault et d'autres grands patrons. En janvier dernier, ils ont protesté, ces patrons, contre une surtaxe de l'impôt sur les sociétés qui « pousse à la délocalisation », c'est justement ce que disait Bernard Arnault, et vous avez réagi en disant la chose suivante : « les rats quittent le navire » [Elle insiste sur le mot « rat », NDLR]. C'est cette phrase qui vous vaut d'être poursuivie en justice aujourd'hui par le mouvement patronal ETHIC./p /blockquote pFlorence Paracuellos avait à ce stade plusieurs possibilités devant elle : rappeler aux auditeurs que la mise en examen est automatique dans ce type de procédure ; resituer le a href="https://www.humanite.fr/social-et-economie/sophie-de-menthon/ethic-cest-la-pratique-amorale-et-decomplexee-du-liberalisme" class="spip_out" rel="external"lobby patronal en question/a, dirigé par l'ex-Grande gueule a href="https://rapportsdeforce.fr/pas-de-cote/qui-est-sophie-de-menthon-a-lorigine-de-la-plainte-contre-sophie-binet-120226260" class="spip_out" rel="external"Sophie de Menthon/a, « ientremetteuse entre l'extrême droite […] et les milieux d'affaires/i »span class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="D'après Laurent Mauduit, dans L'Humanité (9/09/25)." id="nh1"1/a]/span ; ou encore s'étonner que l'on puisse être poursuivie pour avoir employé une expression aussi banale de la langue française. Voire – mais il était peut-être optimiste de l'espérer – dénoncer ce qui s'apparente assez manifestement à une procédure-bâillon. La matinalière ne va choisir aucune de ces options : « iEst-ce que vous la regrettez, cette phrase ?/i »/p /br h3 class='article_intertitres'Du prêt-à-penser patronal…/h3 p/brS'en suit un échange mémorable avec Benjamin Duhamel, formé au moule BFM-TV et qui en reproduit a href="https://www.acrimed.org/Quand-BFM-TV-exige-l-eloge-du-mecene-Bernard"les pires pratiques sur le service public/a :/p blockquote class="spip" pstrongBenjamin Duhamel :/strong [Cette] expression « les rats quittent le navire » […] donnait l'impression que Bernard Arnault, LVMH, était sur le point de quitter la France. […] LVMH paie un peu plus de 2,3 milliards d'euros d'impôts en France, fait travailler directement et indirectement 200 000 salariés. Est-ce que tout cela justifie de faire de Bernard Arnault l'ennemi de l'économie française ? C'est une entreprise qui paye des impôts, c'est une entreprise qui crée de l'emploi. Là, il n'y a pas de rat qui quitte le navire…/p /blockquote pCe n'était là que la première d'une longue série de sommations, adressées à la récalcitrante par l'attaché de presse de LVMH : « iMais vous reconnaissez l'apport de LVMH à l'économie française, ou pas ?/i » ; « iMais c'est un point fort de l'économie française LVMH, ou pas ?/i » « iC'est difficile à dire que c'est un point fort de l'économie française…/i » ; « iDonc un fleuron du luxe comme LVMH, c'est un handicap pour l'économie française ?/i » ; « iDonc LVMH, handicap pour l'économie française ?/i »/p pBref, pas moins de cinq relances pour tenter d'arracher à la secrétaire de la CGT des louanges à propos du premier groupe capitaliste français. Sophie Binet aura bien l'occasion de dire, dans sa dernière réponse, qu'il s'agit selon elle d'une procédure-bâillon (« iJe trouve que c'est grave qu'on ne puisse plus tenir ces propos dans les médias sans être attaqué et avoir une procédure en justice, il est là le souci !/i »). Mais ça ne sera jamais un angle pour Benjamin Duhamel, qui ose en revanche se vanter : « iVous avez eu l'occasion ce matin, Sophie Binet, de vous expliquer sur cette mise en examen pour injure…/i »/p pSi cette séquence finale a constitué l'apothéose de l'entretien, les vingt premières minutes n'étaient pas bien meilleures… Un simple florilège des questions posées par les deux intervieweurs suffit à donner le ton et l'orientation de celles-ci :/p blockquote class="spip" pstrong- Florence Paracuellos :/strong Vous appelez aujourd'hui à une journée de grève, sans les autres grandes centrales syndicales […]. Elle sert à quoi, Sophie Binet, cette journée ? Vous ne vous sentez pas un peu seule ce matin ?/p p- La mobilisation s'annonce assez faible […] comment faire croire que cette mobilisation va marcher aujourd'hui ?/p pstrong- Benjamin Duhamel :/strong Mais justement Sophie Binet […], en fait, est-ce que vous ne criez pas avant d'avoir mal ? […] En fait, vous vous mobilisez contre quoi ?/p p- Quand le Parti socialiste et les responsables du Parti socialiste sortent hier de Matignon en disant « il y a la possibilité d'un compromis », […] est-ce que c'est bon pour l'économie ? Et est-ce que si c'est bon pour l'économie, la patronne de la CGT s'en félicite ?/p p- Et donc la suspension de la réforme des retraites, des augmentations d'impôts comme vous les demandiez… Ça ne suffit pas à donner un début de quitus à ce budget ?/p pstrong- Florence Paracuellos :/strong Mais Sophie Binet, l'optimisme des socialistes, ça vous rassure pas, ça ?/p pstrong- Benjamin Duhamel :/strong Si une entreprise a le choix entre un pays qui propose une augmentation d'impôts et un pays comme l'Italie, pourquoi une entreprise choisirait d'investir en France plutôt qu'en Italie ?/p /blockquote pN'en jetez plus !/p /br h3 class='article_intertitres'… aux « évidences » militaires/h3 p/brCette longue série de questions sans concessions intervient après un épisode dans a href="https://www.acrimed.org/Guerre-et-service-militaire-les-medias-sonnent-le"l'air (militariste) du temps/a, au cours duquel Benjamin Duhamel s'offusqua du manque d'entrain patriotique de Sophie Binet :/p blockquote class="spip" pstrongBenjamin Duhamel :/strong Dans la foulée de l'annonce d'Emmanuel Macron d'un service militaire volontaire, vous avez dit : « La seule perspective que nous ouvre ce gouvernement – sur ce budget donc –, c'est la guerre. » Et vous rajoutiez : « On ferme des lits d'hôpitaux pour fabriquer des obus ». Euh… si on vous suit, ça veut dire que le réarmement, les 6 milliards supplémentaires sur le budget de la défense, c'est inutile ?/p /blockquote pL'invitée ayant de surcroît l'outrecuidance de dénoncer un « iparallélisme […] troublant/i » entre le fait « iqu'on augmente le budget de la défense de 6 milliards et qu'on baisse le budget des hôpitaux de 6 milliards/i », Duhamel ne se tient plus : « iOn ne baisse pas le budget des hôpitaux de 6 milliards./i » Refusant de se laisser conter les éléments de langage gouvernementaux par son hôte, Sophie Binet est alors obligée de prendre une minute de son temps de parole pour expliquer au jeune Duhamel les mécanismes basiques de l'inflation : « iPour ne pas baisser, le budget des hôpitaux […] doit augmenter de 4%. S'il augmente de moins de 4%, ça veut dire qu'il baisse./i » Un camouflet pour l'intervieweur, qui ne perturbe pas sa consœur. Loin de faire amende honorable, Florence Paracuellos trouve au contraire dans ce développement matière à une nouvelle réplique à charge : « iMais c'est pas un peu simpliste ou démagogique d'opposer les dépenses de la défense aux dépenses de la santé, Sophie Binet, dans le moment qu'on traverse ?/i »/p pInsistons-y : loin de relever de la « contradiction » journalistique, ce type de réactions vise à disqualifier l'invitée. Ce matin-là, les deux intervieweurs auront encore mis beaucoup de cœur à l'ouvrage !/p p/brstrongJérémie Younes/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanD'après Laurent Mauduit, a href="https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/laurent-mauduit-lextreme-droite-nest-jamais-arrivee-au-pouvoir-sans-lappui-des-milieux-daffaires" class="spip_out" rel="external"dans iL'Humanité/i/a (9/09/25)./p /div/div
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Sortir de l'entre-soi blanc : neuf pistes pour refonder le mouvement écolo

Rezo.net - mar, 2025-12-02 14:01
Les personnes racisées et leurs combats sont trop souvent écartés de l'écologie française majoritaire. Voici 9 outils pour comprendre cette « centralité blanche », et en sortir. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/reporterre"Reporterre/a/b/div

Le 20h de Salamé : l'info en mode zapping

Acrimed : Action-Critique-Médias - lun, 2025-12-01 15:31
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/20h_salame-f2747.png?1764595879' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'pL'arrivée de Léa Salamé au 20h de France 2 a été annoncée en grande pompe. Publicité, a href="https://www.acrimed.org/Starification-des-journalistes-le-cas-Lea-Salame"portraits à sa gloire/a : impossible de passer à côté. Plusieurs mois après son arrivée, quel bilan tirer de ce changement au sein de ce qui est parfois présenté comme le « vaisseau amiral » de la chaîne publique ? Au-delà des « bourdes » et autres « moments gênants » largement commentés par ailleursspan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Voir notamment ça, ça ou encore ça." id="nh1"1/a]/span, que nous raconte le 20h de Léa Salamé ? Et comment ?/p/div div class='rss_texte'pNous avons regardé les 20h présentés par Léa Salamé entre le 1er septembre et le 31 octobre 2025, soit 31 JTspan class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Autrement dit les 20h du lundi, mardi, mercredi et jeudi. Les 20h présentés (…)" id="nh2"2/a]/span. L'analyse porte sur les reportages, les interventions de journalistes en plateau, les duplex, les interviews et les brèvesspan class="spip_note_ref" [a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="Les titres du journal ne sont pas inclus dans les décomptes, tout comme les (…)" id="nh3"3/a]/span. Cela équivaut à 482 sujets (auxquels il faut ajouter les brèves) soit environ 23h30 d'informationspan class="spip_note_ref" [a href="#nb4" class="spip_note" rel="appendix" title="Nous avons utilisé 3 sources pour les décomptes : (1) nos propres minutages, (…)" id="nh4"4/a]/span./p pPrès de 50% des sujets (brèves exclues) durent moins de 2 minutes. Très courts, ceux-ci sont principalement diffusés dans la première moitié du 20h, qui dure au total environ 50 minutes. La deuxième moitié du JT est souvent consacrée à un « grand format », qui consiste soit en une série de petits sujets sur la même thématique, soit en un ou deux reportages plus longs. Ainsi, 54 sujets (soit environ 11% des 482 contenus) font plus de 5 minutes et seulement 11 (environ 2%) dépassent les 8 minutes. Le 16 septembre par exemple, un reportage de 10'31 est consacré au trafic de cocaïne. Mais la majorité de ces très grands formats (6 sur 11) sont en fait… des interviews de personnalités politiques./p pLe 20h a ainsi consacré une part non négligeable de son temps à des interviews. En durée cumulée, il s'agit même de la première catégorie de sujets : environ 4h30, réparties sur 26 JT (soit environ 19% de la durée totale des contenus). Au total, ce sont 36 personnes qui ont été interviewées : des politiques (12), des artistes (6), des patrons (2), des économistes (3). Notons aussi la présence d'une syndicaliste (CFDT), d'une scientifique de l'institut Pasteur et de a href="https://www.acrimed.org/Jerome-Fourquet-faux-sociologue-mais-vrai"l'omniprésent Jérôme Fourquet/aspan class="spip_note_ref" [a href="#nb5" class="spip_note" rel="appendix" title="Les interviewés restants sont, par ordre de passage : Anne-Charlène Bezzina, (…)" id="nh5"5/a]/span. Les durées d'interviews varient énormément : de 3'44 (entretien avec Gabriel Zucman le 10/09) à 27'30 pour l'interview avec Sébastien Lecornu le 08/10./p /br h3 class='article_intertitres'L'« actualité » selon France 2 : un grand zapping/h3 p/brUn premier constat s'impose : « l'actualité » consiste en une suite décousue de reportages sans qu'aucune logique de hiérarchisation de l'information ne se dégage. Ce constat est particulièrement vrai pour la première partie du JT, où les formats très courts s'enchaînent. Cette impression de zapping est accentuée par le choix régulier de la rédaction de saucissonner certaines thématiques : le 16 octobre, la problématique de l'IA est abordée en première partie du journal… puis à nouveau à la fin du JT. De même le 7 octobre : le journal commence avec l'actualité politique française, enchaîne avec Israël, quelques sujets « magazine » (dont la sortie l'album de Taylor Swift)… avant d'entamer une nouvelle boucle : actualité politique française d'abord, Israël ensuite./p pAu-delà de cette discontinuité, un autre aspect du 20h interpelle : l'appétence pour les sujets « magazine » et les « actus insolites ». Assurément, le 20h de Léa Salamé en contient (presque) chaque soir : « Chute libre : un couple à 280 km/h » (1/09) ; « Vol Paris‑Ajaccio : le contrôleur s'endort, l'avion tourne en rond » (17/09) ; « Pêche : le chant des coques » (20/09) ; « Piment : le gout de l'extrême » (30/09) ; etc. Ces sujets, qui représentent un peu moins de 8% de la durée totale des contenus, sont caractéristiques d'un traitement par le prisme du « fait divers » : décontextualisation et déconnexion des aspects sociaux, économiques et historiques, dépolitisation et sensationnalisme. Ils n'en répondent pas moins à la consigne qu'avait fixée la PDG de France Télévisions Delphine Ernotte à Léa Salamé : un 20h « i"plus accessible", "moins anxiogène" et [qui] perce sur les réseaux sociaux/i », selon des propos rapportés par iTélérama/i (1/09)./p pLe procès Jubillar est un exemple parfait de ce mode de traitement de l'actualité. Si les sujets qui lui sont consacrés sont tous de courte duréespan class="spip_note_ref" [a href="#nb6" class="spip_note" rel="appendix" title="9 reportages durant entre 1'16 et 2'09 ; un reportage de 2'55 et un autre de (…)" id="nh6"6/a]/span, le procès est l'un des rares « événements » déconnectés de l'actualité politique et internationale à bénéficier d'un traitement régulier : entre le 22 septembre et le 16 novembre, il a été abordé dans 9 des 16 JT observés, pour une durée totale d'environ 24 minutes. L'approche « fait-diversière » domine partout : loin de couvrir cette actualité sous l'angle des féminicides, du travail de la police criminelle ou de celui des juges par exemple, le JT a opté pour un mode de traitement de l'information façon « chaîne en continu » : au menu, détails morbides et « péripéties ». Le 6 octobre, par exemple, le JT relate les « rebondissements » liés au bornage du téléphone de l'amant de Delphine Jubillar. Et le 1er octobre, Léa Salamé s'enorgueillit de diffuser « ien exclusivité/i » un enregistrement de Cédric Jubillar : « iVous n'aviez pas entendu sa voix. Dans un enregistrement audio que nous vous diffusons en exclusivité, Cédric Jubillar se confie quelques heures seulement après la disparition de sa femme, et, fait troublant, il parle déjà d'elle à l'imparfait./i » De fait, le 20h de Léa Salamé a presque systématiquement privilégié les angles sensationnalistes pour rendre compte de ce procès./p /br h3 class='article_intertitres'Insécurité, trafic de drogue et violences : France 2 a peur/h3 p/br36 reportages ont été consacrés aux questions d'insécurité au sens large : agressions, drogue et délinquance routière. Répartis sur 20 JT – soit presque 2 soirs sur 3 ! –, ces sujets sont très souvent construits de la même manière : un « rappel des faits » accompagné d'images « choc », le témoignage des victimes, de proches et/ou des riverains, Léa Salamé accentuant souvent le caractère impressionnant ou « exceptionnel » des faits – « iCes images saisissantes cet après-midi à Marseille/i » (2/09). Le journalisme de préfecture n'est évidemment jamais très loin : la proximité avec les sources policières est criante… et se révèle d'ailleurs au grand jour dans le cadre de reportages « embedded » – le 17 septembre par exemple, à l'occasion d'un sujet titré « Violences familiales : des policiers en première ligne »./p pLa combinaison quasi systématique de trois biais – absence de contextualisation, mise en scène spectaculaire et dépendance aux sources policières et/ou judicaires – contribue à imposer un cadrage largement sécuritaire de ce type d'« actualités », lequel prédomine également dans la couverture des mobilisations sociales. Sur les 26 sujets consacrés aux manifestations de septembre-octobre, 14 (soit un peu plus de la moitié) commencent par là : « Mouvement bloquons tout : un dispositif policier XXL » (9/09) ; « "Bloquons tout" : Rennes sous tension » (10/09) ; « 80 0000 policiers mobilisés : le risque des casseurs » (17/09) ; etc. Si les témoignages de manifestants ne sont pas absents (12 reportages), ils prennent la forme de l'inévitable micro-trottoir : comme ailleurs, la dépolitisation fait loi. Quant à la question des violences policières, elle est inexistante, ou tout comme, dans les 20h de Léa Salamé. Ainsi, suite aux manifestations du 18 septembre, elle annonce qu'un correspondant de France TV à Lyon a été blessé mais préfère renvoyer manifestants et policiers dos à dos plutôt que de pointer la responsabilité des policiers : « iUne pensée ce soir pour notre collègue correspondant à Lyon qui a été blessé au dos lors de heurts entre les forces de l'ordre et un groupe de jeunes en marge des manifestations. Il a été pris en charge et transporté à l'hôpital. Nous pensons à lui ce soir./i »span class="spip_note_ref" [a href="#nb7" class="spip_note" rel="appendix" title="De manière plus générale, la question des violences policières est largement (…)" id="nh7"7/a]/span/p pLes enjeux politiques et économiques, en revanche, y occupent une place prépondérante : combinés, ils représentent 134 reportages (soit environ 28% du nombre total de sujets et un peu moins de 23% de la durée totale des contenus étudiés)./p /br h3 class='article_intertitres'La politique entre course de petits chevaux et suivisme gouvernemental/h3 p/brCes deux mois ont d'ailleurs confirmé une tendance qui préexistait évidemment à l'arrivée de Léa Salamé : l'amour du 20h pour la politique politicienne. « Le pouvoir dans l'impasse : une journée sous tension » (7/10) ; « Crise politique : la journée de la dernière chance » (8/10) ; etc. Les sujets relatant les dernières péripéties de l'exécutif, à coups de citations de députés, de conseillers de l'Élysée ou de Matignon, de « proches » de personnalités politiques, souvent anonymes, ne manquent pas. « iLes pronostics vont bon train et les noms qui circulent… on va vous les donner maintenant. Les coulisses, aussi, d'une journée de tractations dans les partis. C'est le feuilleton politique du jour !/i », annonce par exemple Léa Salamé le 10 octobre : une belle synthèse du mode de traitement de l'actualité politique dans les médias dominants ! En réduisant ainsi les événements aux calculs politiciens de couloir, en reprenant – souvent sans le moindre recul – la communication du personnel politique, le 20h participe activement à la dépolitisation de la politique./p pLe suivisme à l'égard du pouvoir continue lui aussi d'aller bon train. Concernant les débats autour du budget par exemple, seule la vision de l'exécutif a eu droit de cité. Le projet politique porté par le gouvernement Lecornu a ainsi bénéficié de plusieurs reportages : « Pouvoir d'achat : serez-vous les gagnants du prochain budget ? » (13/10) ; « Impôts, retraites : que prévoit le budget 2026 » (14/10) ; « Médicaments, arrêts maladies : coup de rabot sur la santé » (15/10) ; « Pouvoir d'achat : les mauvaises surprises du budget » (16/10). Si des critiques voient le jour ici ou là, le cadrage de l'exécutif n'est pas remis en question : « il-faut-baisser-les-dépenses ». Dans le même temps, les contre-projets des oppositions, mais aussi ceux des syndicats ou des ONG, sont maintenus totalement hors-champ dans le 20h, qui se contente de médiatiser certaines propositions débattues à l'Assemblée nationale et/ou très discutées dans le débat public (la taxe Zucman par exemple)./p pBref, le message est simple : « il n'y a pas d'alternative ». Et si cet agenda à sens unique n'avait pas clarifié les choses, les interviews sont là pour enfoncer le clou. On y observe en effet un quasi-monopole pour le gouvernement et ses alliés : Gérard Larcher (2/09), François Bayrou (4/09), Bruno Retailleau (8/09 et 7/10), Yaël Braun-Pivet (2/10), Sébastien Lecornu (8/10), Jean-Pierre Farandou (14/10). Ajoutons à cela deux figures du PS, alors en négociation avec le gouvernement : Olivier Faure (7/10) et François Hollande (13/10). Restent quatre interviews, distribuées entre Jean-Luc Mélenchon (8/09), Dominique de Villepin (22/09), Henri Guaino (25/09) et Jordan Bardella (13/10)./p /br h3 class='article_intertitres'Économie, social : le triomphe de l'orthodoxie/h3 p/brS'agissant des enjeux économiques non plus, le pluralisme n'est pas au rendez-vous. Les thèmes sont, certes, variés : coût de la vie (« Voitures d'occasion : le temps des bonnes affaires », 23/09) ; actualité des entreprises (« Petit bateau : la marque bientôt sous pavillon américain », 04/09) ; emploi (« Mécaniciens, carrossiers : les embauches accélèrent », 4/09) ; impôt (« Impôt : le ras le bol des contribuables ? », 9/09) ; ou encore santé (« Arrêt maladie : vos congés pourront être reportés », 11/09) ; etc. Mais la quasi-totalité d'entre eux s'inscrit dans une même perspective « micro-économique », au détriment de tout un pan de la macro-économie et des enjeux sociaux. Comme nous le décrivions dans a href="https://www.acrimed.org/Journalisme-economique-40-ans-de-catechisme"un épisode de « 4e pouvoir »/a, « l'objet est moins d'informer des citoyens sur le système économique capitaliste dans lequel ils vivent que de donner à des individus les recettes pour évoluer au mieux à l'intérieur de ce système. »/p pLa question du coût de la vie, typiquement, est presque uniquement abordée sous cet angle : « Fournitures scolaires : comment payer moins cher » (1/09) – 9'23 de reportage ! – ; « Pommes de terre : bientôt moins chères ? » (2/09) ; « Pouvoir d'achat : leur fin de mois arrive le 15 » (16/09) ; etc. Si certains reportages se veulent davantage « analytiques » (« Hausse des frais bancaires : pourquoi payez-vous si cher ? », 7/10), un grand nombre se contente de « donner la parole aux Français », sous couvert de « proximité » avec le public. Le 1er septembre par exemple, on suit plusieurs familles qui font leurs courses dans un supermarché et le 16 septembre, d'autres qui ont du mal à finir leur fin de mois. Si ce type de reportage visibilise des catégories socioprofessionnelles traditionnellement sous-médiatisées, les conditions de prise de parole restent particulièrement médiocres. Ces reportages privilégiant en outre un point de vue très individuel sur les difficultés vécues par ces familles, ils permettent surtout de décontextualiser et de dépolitiser les enjeux économiques et sociaux. C'est d'ailleurs une constante au 20h de Léa Salamé. Si la pauvreté est évoquée ici ou là (de manière superficielle), elle est surtout « naturalisée » : les sujets en question ne portent jamais sur les causes de ces problèmes et s'accompagnent encore moins d'une remise en question des acteurs et des politiques qui en sont responsables./p pÀ cet égard, le monde économique – très souvent réduit au témoignage de quelques chefs d'entreprise, parfois accompagné de celui de quelques salariés – apparaît la plupart du temps comme un spectateur passif, quand il n'est pas décrit en victime de l'instabilité politique : « Instabilité politique : ces patrons qui gèlent leur embauche » (11/09) ; « Le pays dans l'impasse : inquiétude dans les entreprises » (8/10) ; « Crise politique : le coût de l'instabilité » (8/10) ; etc. Un récit dominant à front renversé, là encore : a href="https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/050925/la-source-de-l-impasse-politique-la-crise-economique" class="spip_out" rel="external"de l'impact du patronat et des forces économiques sur le champ politique/a, il ne sera jamais question. Cette vision unilatérale des interactions entre instabilité politique et crise économique est représentative d'un JT qui, comme nous le disions précédemment, n'aborde que peu les questions macroéconomiques, bien souvent focalisées sur la croissance, elle-même traitée de manière prédictive – « les prévisions de croissance », qui n'ont fait l'objet que d'une brève le 11/09. Ajoutons qu'au 20h de Salamé, la question du chômage est, à peu de chose près, un non-sujet./p pCes biais se couplent à une vision unilatérale de la question de la dette et de la réduction des déficits publics. Le nombre de reportages consacrés à la dette et au budget est assez limité : 7 reportages pour une durée d'environ 18 minutes. Le sujet est néanmoins évoqué à travers les interviews d'hommes et femmes politiques, d'« experts » et de patrons ainsi que dans certains sujets internationaux (concernant l'Italie, par exemple). Reprenant le leitmotiv médiatico-politique d'une dette insoutenable qu'il faut à tout prix baisser, le 20h ne questionne jamais cette vision du monde. Certains reportages ont beau souligner les difficultés auxquelles sont confrontés certains acteurs – économiques, généralement… – face à la réduction des budgets, les journalistes n'en tirent aucune conclusion. La dette apparaît ainsi comme le principal (si ce n'est le seul) indicateur utilisé pour évaluer les politiques publiques. Le reportage consacré à la réforme des retraites en Italie – « Italie : travailler plus pour réduire la dette » (29/09) – fournit un bon exemple de ce cadrage général passablement orienté, résumé par la journaliste de France 2 en fin de sujet : « iUne loi difficile pour les travailleurs, mais indispensable pour les finances publiques italiennes./i »/p pLes conditions de travail de ces travailleurs ne sont pas, quant à elles, considérées comme un indicateur pertinent pour évaluer une politique publique. Aucun responsable politique n'est d'ailleurs questionné sur cet enjeu dans le 20h de Salamé. À l'exception d'un reportage consacré à des travailleurs saisonniers au Maroc (1/10), cette question est reléguée aux marges et le temps de parole des travailleurs excède rarement la dizaine de secondes. Le 8 octobre par exemple, les conditions de travail d'un conducteur de travaux sont très rapidement évoquées dans un sujet consacré à ladite « suspension » de la réforme des retraites – « Qu'en pensent les futurs retraités ? » L'exception qui confirme la règle. Laquelle consiste, pour le 20h, à davantage traiter les débats sur la réforme des retraites au prisme du financement du régime par répartition plutôt qu'en informant sur les impacts concrets de cette réforme (et des modifications attenantes) sur les conditions de vie en bonne santé ou sur les accidents du travail, par exemple./p pQuel que soit l'angle par lequel on observe le traitement des questions économiques et sociales, un seul constat s'impose : sans grande surprise, le prêt-à-penser néolibéral triomphe dans la grand'messe du 20h, qui n'hésite pas à recourir aux pires clichés de l'idéologie dominante. Le « grand format » du 20 octobre en a donné un exemple caricatural. Sobrement intitulé « Bienvenue en Absurdistan »span class="spip_note_ref" [a href="#nb8" class="spip_note" rel="appendix" title="Le grand format est aussi à plusieurs reprises appelé « Grand travaux : le (…)" id="nh8"8/a]/span, l'annonce lors des titres par Léa Salamé donne le ton : « iOn vous emmène ce soir au pays de l'absurde : et malheureusement, c'est chez nous. On a enquêté sur ces normes qui rendent fous les chefs d'entreprise, sur ces ponts construits pour rien, sur ces documents administratifs qu'on met des heures à remplir./i » Composée de 4 reportagesspan class="spip_note_ref" [a href="#nb9" class="spip_note" rel="appendix" title="« Argent public : des ponts construits pour rien » ; « Administration : (…)" id="nh9"9/a]/span, cette « page spéciale » reprend à son compte une obsession historique de la droite traditionnelle et de l'extrême droite – le poids des « normes » et le carcan de l'État « mammouth » – sur un ton sensationnaliste et tapageur que ne renierait sans doute ni RMC, ni Europe 1span class="spip_note_ref" [a href="#nb10" class="spip_note" rel="appendix" title="Où la chronique d'Emmanuelle Ducros (journaliste à L'Opinion) s'intitule (…)" id="nh10"10/a]/span. Elle n'en témoigne pas moins de la force que peut impulser un cadrage biaisé – et rabâché depuis des décennies. Si les voix discordantes ne sont pas absentes, elles sont complétement écrasées par l'angle et le registre choisis par les journalistes de France 2 : la dénonciation de normes jugées absurdes. Les aspects environnementaux et sociaux sont quant à eux absents de cette page spéciale./p /br h3 class='article_intertitres'L'écologie, grande oubliée/h3 p/brAvec un peu moins de 25 minutes cumulées réparties sur 9 jours, les sujets liés à l'écologie n'ont pas fait l'objet d'une couverture supérieure à celle du procès Jubillar (environ 24 minutes cumulées)span class="spip_note_ref" [a href="#nb11" class="spip_note" rel="appendix" title="Un constat d'autant plus accablant que nous avons compté dans « écologie » (…)" id="nh11"11/a]/span ! Cette invisibilisation se mesure également au fait qu'aucun responsable politique n'a été interrogé sur des enjeux environnementaux, et encore moins sur l'impact écologique de son programme économique. Au 20h, l'impact environnemental n'est d'ailleurs jamais considéré comme un indicateur pertinent lorsqu'il s'agit de discuter d'une mesure économique : il en va, là encore, d'a href="https://www.acrimed.org/Les-journalistes-l-ecologie-et-le-capitalisme"un angle mort structurant dans les grands médias/a./p p« Pire » : dans les reportages liés à l'environnement, la part consacrée plus spécifiquement au réchauffement climatique est... quasi nulle : un unique et court reportage (1'42) vulgarise une étude scientifique sur l'impact du réchauffement climatique sur les coraux (« Disparition des coraux : une menace pour l'humanité », 13/10). À cela, il faut ajouter quelques mentions qui, au gré des reportages, évoquent ici ou là des phénomènes météorologiques (« Tornade meurtrière dans le Val-d'Oise : ces phénomènes sont-ils prévisibles en France ? », 21/10). Le 20h réussit même l'exploit d'invisibiliser le réchauffement climatique à l'occasion d'un grand format pourtant consacré aux « iévénements climatiques extrêmes/i », diffusé le 15 octobre. « i[Ils] se multiplient mais sommes-nous prêts à les affronter ?/i » se demande Léa Salamé. En guise de réponse : 4 reportages pour près de 13 minutesspan class="spip_note_ref" [a href="#nb12" class="spip_note" rel="appendix" title="Pour être précis : « Inondations : les naufragés du Giers » (3'58) ; « (…)" id="nh12"12/a]/span… mais l'impact du réchauffement climatique n'est évoqué qu'à une seule reprise ! Bref, comme le veut le mode de traitement dominant des enjeux environnementaux, les causes sont systématiquement éludées au profit de la télégénie des catastrophes et de la description des conséquences, notamment économiques./p /br h3 class='article_intertitres'L'information internationale en courant alternatif/h3 p/brAvec 92 reportages pour environ 3h48 (brèves inclues), on pourrait considérer que l'information internationale est traitée en longueur (environ 16% des contenus). Il s'agit d'un constat en trompe l'œil. Tout d'abord, la durée varie énormément en fonction des jours : 50% des éditions y ont par exemple dédié moins de 6 minutes et demi. À l'inverse, certains 20h ont pu y consacrer une part significative, notamment lorsque le sujet fait l'objet de la deuxième partie du journal (le « grand format »). Ce fut le cas le 3 septembre, lorsqu'un grand format sur l'Ukraine a occupé près de la moitié du JT (47%). Ce fut également le cas un mois plus tard, le 1er octobre, avec la diffusion d'une page spéciale sur le Maroc (55% du 20h). Mais en moyenne, l'information internationale n'a le droit qu'à 7'30 par JT, c'est-à-dire environ 17% de la durée totale d'un journal./p /br div class='spip_document_16295 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/20h_graphique1.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH239/20h_graphique1-5cf8b.png?1764595879' width='500' height='239' alt='' //a /figure /div p/brDans le détail, on constate par ailleurs que les pays ayant retenu l'attention du 20h sont peu nombreux : 26 sur près de 200span class="spip_note_ref" [a href="#nb13" class="spip_note" rel="appendix" title="Afghanistan, Chine, Corée du Nord, Inde, Iran, Taïwan, Albanie, Danemark, (…)" id="nh13"13/a]/span. Des régions entières sont donc quasiment absentes : l'Océanie (aucune mention), l'Amérique du Sud (1 reportage sur le Venezuela), l'Afrique (une page spéciale de 4 reportages sur le Maroc ainsi qu'une brève sur Madagascar), le Proche et Moyen-Orient (seul Israël et la Palestine sont abordés – nous y reviendrons) et l'Asie du Sud-Est (1 reportage et 1 mention sur Taïwan). L'Inde n'est quant à elle abordée qu'à une reprise (et mentionnée une fois). Quant à la Chine, elle fait l'objet de 3 sujets et apparaît dans un reportage plus général sur l'Asie./p pConcernant les pays évoqués, ils n'ont en fait bénéficié que d'une médiatisation ponctuelle. C'est d'ailleurs l'une des caractéristiques du traitement de « l'international » par le 20h : à quelques exceptions près (sur lesquelles nous reviendrons), il n'y a aucun suivi sur le long terme. Ainsi, sur la période étudiée (deux mois), 46% des pays n'ont été traités que lors d'un unique JT et 62% lors de deux JT ou moinsspan class="spip_note_ref" [a href="#nb14" class="spip_note" rel="appendix" title="Sur les 10 pays ayant bénéficié de reportages sur plus de 2 JT, 5 sont (…)" id="nh14"14/a]/span./p pIl n'est pas étonnant, dans de telles conditions et face à une telle rareté de l'information, que le 20h braque son regard sur tel ou tel pays uniquement dans le contexte d'une actualité dite « chaude » : catastrophe naturelle et/ou humaine (« Tremblement de terre : près de 1000 morts en Afghanistan », 1/09 ; « Jamaïque : les images d'un pays dévasté », 30/10 ; « Accident du funiculaire : le Portugal en deuil », 4/09) ; tensions géopolitiques et conflits internationaux (« Donald Trump : le Venezuela dans sa ligne de mire », 16/10) ; élections (« Ingérence russe : les élections moldaves sous surveillance », 25/09) ; mouvements sociaux (« Maroc : une jeunesse en colère », 1/10). En disparaissant aussi rapidement qu'elles sont venues, les caméras du 20h sont vouées à livrer de ces événements une approche superficielle et/ou par le haut, qui invisibilise largement le vécu des habitants – et rend évidemment difficile, pour ne pas dire impossible, une fine compréhension des enjeux./p pTrois sujets bénéficient cependant d'une médiatisation sur la durée : Israël et la Palestine d'abord (24 reportages pour un total de près de 54 minutes), l'actualité liée à la Russie (8 reportages sur les ingérences russes et 11 reportages liés à la guerre avec l'Ukraine, pour un total d'environ 56 minutes) et enfin, les États-Unis (8 reportages pour environ 18 minutes)./p /br h3 class='article_intertitres'Israël-Palestine : un suivi en trompe l'œil/h3 p/brLe traitement d'Israël et du génocide à Gaza mérite qu'on s'y arrête. Si le nombre de reportages et leur durée totale n'est pas négligeable (même si elle ne représente même pas 4% de la durée totale des reportages), ils sont très inégalement répartis dans le temps :/p /br div class='spip_document_16296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/20h_graphique2.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH292/20h_graphique2-e8ab3.png?1764595879' width='500' height='292' alt='' //a /figure /div p/brLe traitement est surtout disparate. Ainsi, le quotidien des Palestiniens de Gaza n'a bénéficié que de 4 reportages en 31 JT (pour un total d'environ 7'30), répartis sur 4 soirées. Quant à la Cisjordanie, elle n'a été abordée qu'à une unique reprise, au cours d'un reportage certes plus long que la moyenne (7'25). À cela, on peut ajouter quelques mentions superficielles, disséminées dans des reportages plus généraux sur la situation de la région./p pCette invisibilisation du quotidien vécu par les Palestiniens prend d'autres formes. À l'instar de ce qui s'observe a href="https://www.acrimed.org/Liberations-en-Israel-Palestine-le-deux-poids"ailleurs dans les médias dominants/a, le phénomène du deux poids, deux mesures donne le ton. Là où les otages israéliens ont bénéficié de portraits à part entière et de témoignages de leurs prochesspan class="spip_note_ref" [a href="#nb15" class="spip_note" rel="appendix" title="« Gaza : l'espoir des familles d'otages » (7/10) ; « Document : les (…)" id="nh15"15/a]/span, la libération de prisonniers palestiniens est effleurée – et à une seule reprise –, reléguée à la toute fin d'un reportage largement consacré aux otages israéliens (13/10). Le titre parle d'une « ijournée historique/i »… mais seulement d'un certain point de vue : sur près de 3 minutes, seules 34 secondes sont consacrées aux Palestiniens. Aucun nom n'est donné, aucun portrait n'est fait d'eux./p pCette invisibilisation passe par d'autres angles morts pour le moins problématiques. La qualification de génocide est ainsi totalement ignorée : ni l'avis de l'Association internationale des chercheurs sur le génocide, ni les conclusions de la Commission d'enquête de l'ONU n'ont fait l'objet de reportage ! Et lorsque Dominique de Villepin évoque la question le 22 septembre, Léa Salamé évacue le sujet :/p blockquote class="spip" pstrong- Dominique De Villepin :/strong La communauté internationale, elle est là pour rappeler Benjamin Netanyahou à ses devoirs, à sa responsabilité à un moment où un génocide se déroule à Gaza./p pstrong- Léa Salamé :/strong Vous employez le mot de génocide, qui n'a pas été pour l'instant qualifié par la justice internationale…/p pstrong- Dominique de Villepin :/strong Elle a parlé de risque plausible de génocide. Dans la convention de 1948, il est prévu que c'est une nécessité de prévention et de répression…/p pstrong- Léa Salamé :/strong Oui, mais…/p pstrong- Dominique De Villepin :/strong … c'est-à-dire que tous les États sont obligés de prendre des mesures conservatoires pour empêcher ce risque génocidaire de se produire./p pstrong- Léa Salamé :/strong Oui, mais pour l'instant, la Cour internationale de justice n'a pas jugé sur le fond de cette affaire-là. strongLes mots ont un sens/strong, mais au-delà de Benjamin Netanyahou, que répondez-vous ?/p /blockquote pVerrouillage, encore et toujours./p /br centerstrong***/strong/center p/brDisons-le : le 20h de France 2 n'a pas attendu Léa Salamé pour manifester les biais ici passés en revue. Du a href="https://www.acrimed.org/JO-au-JT-de-France-2-la-celebration-plutot-que-l"traitement pour le moins questionnable des JO/a au a href="https://www.acrimed.org/La-presidentielle-dans-le-20h-de-France-2-le"traitement largement biaisé de la présidentielle/a en passant par a href="https://www.acrimed.org/Retraites-50-nuances-de-galeres-au-20h-de-France"la couverture désastreuse des mobilisations sociales/a ou de a href="https://www.acrimed.org/Palestine-la-desinformation-au-20h-de-France-2"la question palestinienne/a, les archives d'Acrimed sont là pour en témoigner. Faut-il en déduire que ces errements sont intrinsèques au format du 20h ? Si les contraintes pèsent lourd, la « mal-information » n'est pourtant pas une fatalité. Pour s'en convaincre, il suffit de se tourner… vers le 20h./p pCar parmi les 482 reportages, tous ne témoignent pas d'une faillite journalistique. On a pu mesurer, par exemple, la plus-value (et les bienfaits) d'un long reportage international lorsque celui-ci n'est pas préalablement verrouillé par la direction parisienne. Ce fut le cas lors du grand format consacré au Maroc (1/10). C'est d'ailleurs à l'occasion de cette page spéciale qu'a été diffusé l'un des rares reportages principalement axés sur les conditions de travail. De même, le JT a montré qu'il était possible, dans une certaine mesure, de faire de la vulgarisation scientifique (« Pesticides : les riverains des vignes contaminés », 15/09 ; interview de la directrice de l'institut Pasteur, 9/10). Enfin, citons le reportage « Mineurs délinquants : au cœur d'un tribunal pour enfant » (2/09). D'une durée de près de 13 minutes, ce sujet montre qu'un traitement de fond est possible (et même souhaitable) et qu'il permet, dans une certaine mesure, de contourner les réflexes simplistes et immédiats du cadrage sécuritaire traditionnel de ces questions. Ces reportages ne sont pas exempts de défaut. Cependant, leur existence montre à quel point la médiocrité d'ensemble du 20h est d'abord et avant tout la conséquence… de choix éditoriaux : oui, un autre JT est possible !/p p/brstrongArnaud Galliere/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanVoir notamment a href="https://www.arretsurimages.net/chroniques/les-enerve-es/salame-cotillard-un-malaise-journalistique-avant-tout" class="spip_out" rel="external"ça/a, a href="https://www.telerama.fr/television/dominique-bernard-et-samuel-paty-confondus-dans-les-jt-de-france-2-une-double-erreur-qui-interroge-7027831.php" class="spip_out" rel="external"ça/a ou encore a href="https://www.20minutes.fr/arts-stars/insolite/4175472-20250926-oh-pardon-quand-lea-salame-confond-henri-guaino-claude-gueant-plateau-jt-france-2" class="spip_out" rel="external"ça/a./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanAutrement dit les 20h du lundi, mardi, mercredi et jeudi. Les 20h présentés par Laurent Delahousse et Sonia Chironi, le vendredi, samedi et dimanche, n'ont pas été inclus dans cet article ; de même que ceux présentés par Jean-Baptiste Marteau les 22, 23, 27, 28 et 29 octobre./p /divdiv id="nb3" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix"3/a] /spanLes titres du journal ne sont pas inclus dans les décomptes, tout comme les lancements des reportages, sauf dans certains cas (lorsqu'ils apportent une information supplémentaire et quand ils sont particulièrement longs). Les titres et lancements peuvent cependant être mentionnés dans le cadre d'une analyse plus qualitative./p /divdiv id="nb4" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="appendix"4/a] /spanNous avons utilisé 3 sources pour les décomptes : (1) nos propres minutages, (2) les durées indiquées sur a href="https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/" class="spip_out" rel="external"le site de France 2/a, (3) les durées indiquées sur a href="https://www.inatheque.fr/index.html" class="spip_out" rel="external"le site de l'INA/a. Nous avons noté quelques légères différences ici et là entre les chiffres de l'INA et ceux du site de France 2. Dans la mesure du possible, nous avons privilégié nos chiffres et ceux du site de France 2./p /divdiv id="nb5" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="appendix"5/a] /spanLes interviewés restants sont, par ordre de passage : Anne-Charlène Bezzina, le cardinal François Bustillo, Anastasia Fomitchova, le général Patrick Dutartre, l'avocat Christophe Ingrain, Delphine Horvilleur, Gaëlle Paty, Alexis et Félix Lebrun, Cédric Sapin-Defour./p /divdiv id="nb6" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="appendix"6/a] /span9 reportages durant entre 1'16 et 2'09 ; un reportage de 2'55 et un autre de 4'27./p /divdiv id="nb7" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh7" class="spip_note" title="Notes 7" rev="appendix"7/a] /spanDe manière plus générale, la question des violences policières est largement absente des 20h de France 2. Parmi les quelques rares reportages consacrés à cette question, on peut citer le 20h du 7/09 présenté par Laurent Delahousse : « Vidéo d'un jeune giflé : enquête ouverte contre des policiers »./p /divdiv id="nb8" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh8" class="spip_note" title="Notes 8" rev="appendix"8/a] /spanLe grand format est aussi à plusieurs reprises appelé « Grand travaux : le tour de France de l'absurde »./p /divdiv id="nb9" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh9" class="spip_note" title="Notes 9" rev="appendix"9/a] /span« Argent public : des ponts construits pour rien » ; « Administration : l'enfer des formulaires Cerfa » ; « Normes : à quand la simplification » ; « Inde : des morts pourtant bien vivants »./p /divdiv id="nb10" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh10" class="spip_note" title="Notes 10" rev="appendix"10/a] /spanOù la chronique d'Emmanuelle Ducros (journaliste à iL'Opinion/i) s'intitule d'ailleurs… « Voyage en absurdie »./p /divdiv id="nb11" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh11" class="spip_note" title="Notes 11" rev="appendix"11/a] /spanUn constat d'autant plus accablant que nous avons compté dans « écologie » des sujets qui auraient pu être classés ailleurs. C'est le cas par exemple d'un reportage consacré à un éboueur-influenceur : « Réseaux sociaux : l'éboueur star des ados » (23/09)./p /divdiv id="nb12" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh12" class="spip_note" title="Notes 12" rev="appendix"12/a] /spanPour être précis : « Inondations : les naufragés du Giers » (3'58) ; « Inondations : des travaux XXL pour y échapper » (3'29) ; « Tempête de grêle : quand la facture s'alourdit » (3'48) ; « Vallée d'Aspe : un an après retour sur des inondations dévastatrices » (1'38)./p /divdiv id="nb13" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh13" class="spip_note" title="Notes 13" rev="appendix"13/a] /spanAfghanistan, Chine, Corée du Nord, Inde, Iran, Taïwan, Albanie, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Italie, Moldavie, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Ukraine, Russie, Israël, Palestine, États-Unis, Jamaïque, Haïti, Venezuela, Madagascar, Maroc./p /divdiv id="nb14" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh14" class="spip_note" title="Notes 14" rev="appendix"14/a] /spanSur les 10 pays ayant bénéficié de reportages sur plus de 2 JT, 5 sont européens : Danemark, Espagne, Italie, Ukraine, Royaume-Uni. Les 5 autres pays sont : Chine, États-Unis, Israël, Palestine, Russie./p /divdiv id="nb15" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh15" class="spip_note" title="Notes 15" rev="appendix"15/a] /span« Gaza : l'espoir des familles d'otages » (7/10) ; « Document : les retrouvailles d'une famille après 738 jours » (13/10) ; « Otages israéliens : révélations sur leur détention » (14/10)./p /div/div
Catégories: Médias

Tuer avec respect ? | Victor Duran-Le Peuch

Rezo.net - dim, 2025-11-30 06:27
Dans son documentaire Dans la peau d'un végane (2024), le réalisateur Mathurin Peschet s'essaie au véganisme pendant 100 jours. Malgré des rencontres qui l'éclairent sur le spécisme, il termine son docu' en réalisant une soudaine volte-face et en se filmant en train d'égorger une poule au couteau dans son jardin– un acte qu'il présente comme une marque suprême de respect envers l'animal. Ce contraste saisissant soulève une sacrée contradiction : comment un geste d'une violence indéniable peut-il être qualifié de « respectueux » ? div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-mots-sont-importants"Les mots sont importants/a/b/div

La police détourne le fichier des passeports et des cartes d'identité

Rezo.net - dim, 2025-11-30 06:22
Fournir sa photographie et ses empreintes quand on demande son passeport ou sa carte d'identité est plus lourd de conséquence que ce qu'on imagine. Ces données, qui sont enregistrées dans le fichier des « titres électroniques sécurisés » (TES) sont récupérées par la police par un contournement de la loi. La Quadrature du Net a pu obtenir des témoignages et preuves formelles de l'utilisation abusive de ce fichier pour identifier des personnes lors d'enquêtes judiciaires. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"La Quadrature du Net/a/b/div
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