img src='http://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH39/logo-249930-c05d3.png?1791266859' class='spip_logo' width='120' height='39' alt="" /
L'adultisme est l'oppression exercée sur les enfants (à considérer comme un groupe social et non comme une caractéristique biologique ou « naturelle ») qui a pour but de les maintenir constamment en position subalterne au profit des adultes. Subalterne, au sens de ne pas avoir les conditions de possibilité d'une parole (rappelons d'ailleurs qu'infans, en latin, est cellui qui ne parle pas.) Les « enfants » sont ainsi constamment l'objet d'une tentative de la part des adultes de les faire taire, relativiser ou discréditer leur parole, via l'éducation que l'on entend comme « dressage » (on se rappelle les propos de Luc Ferry sur CNews en avril 2026, qui parlait de « domptage » des élèves « de banlieue »). Le projet est celui d'une domestication, selon tout un ensemble de règles, de la maison à l'école. Bien sûr, ces règles s'exercent de manière différente selon les rapports sociaux qui traversent la vie des enfants en question. Mais quoiqu'il arrive, iels occupent une position vulnérable non pas « naturellement », mais parce que sans recours face aux autorités toujours adultes.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"AOC media/a/b/div
img src='http://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH114/logo-249929-101b9.png?1791216695' class='spip_logo' width='120' height='114' alt="" /
Les ESAT, ou établissements et services d'aide par le travail, sont des établissements médico-sociaux financés par l'Etat, accueillant des personnes handicapées dans le cadre d'une activité rémunérée. Ils ont pour mission de leur proposer une activité professionnelle adaptée à leur handicap. Malgré une apparente utilité, ce sont des lieux qui posent nombre de questions et qui reflètent le validisme omniprésent dans l'ensemble de la société.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"Les Ourses à plumes/a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH77/10-14-1a1e7.png?1791193482' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt="" /
div class='rss_chapo'pFrance Info « ipeine à entendre/i » les revendications des lycéens, rendues inaudibles par les « violences » qui saturent l'antenne de France Info./p/div
div class='rss_texte'pDimanche 4 octobre, dans le « 10/14 » de France Info, Soizic Bour reçoit Franck Leroy, président de la région Grand-Est. Pour parler des revendications des lycéens mobilisés depuis des semaines ? Pas exactement, comme la première question le laisse entendre très clairement :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong Des façades incendiées, des portails et des vitres cassées, les dégâts sont nombreux et coûteux, bonjour Franck Leroy, président divers-droite de la région Grand-Est, en charge donc des lycées. Il y a eu des dégradations chez vous, on va évidemment y revenir, mais avant j'aimerais qu'on parle de l'agression de ce policier près du lycée Courbet à Belfort. C'était vendredi, l'enquête avance, hier déjà des suspects ont été identifiés, il y a donc deux personnes qui sont en garde à vue ce matin, j'aimerais avoir votre réaction sur cet événement./p
/blockquote
pFranck Leroy nous fait part de sa « iréaction évidemment d'indignation/i », et Soizic Bour peut enchaîner :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong Justement par rapport à ces dégradations, est-ce que vous avez un bilan chiffré de ce que ça va coûter ? On rappelle qu'il y a eu des dégradations dans des établissements à Reims, à Épernay, à Saint-Avold, à Mulhouse, à Strasbourg, dans votre région, vous avez un bilan chiffré ?/p
/blockquote
pPas encore, répond Leroy, qui regrette un « iimmense gâchis/i » parce que « ile mouvement lycéen méritait d'être entendu sur le fond/i » : il invite les lycéens à « ipasser de la rue à la table des discussions/i ». L'occasion d'évoquer leurs revendications ? Non, car Soizic Bour a mieux à faire :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong On va y revenir si vous le voulez bien Franck Leroy, avant j'aimerais qu'on écoute les explications d'Hélène Terzian sur la réponse pénale face à ces dégradations qu'a avancée le gouvernement, il a annoncé avoir avancé le calendrier du projet de loi « casseurs-payeurs », on en parle juste après./p
/blockquote
pEt en effet, « on en parle juste après » le reportage :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong Franck Leroy, avancer le projet de loi « casseurs-payeurs » dans ce sens, pour vous c'est une bonne chose ?/p
/blockquote
pC'est alors que, après 5 bonnes minutes d'interview, Soizic Bour décide d'aborder enfin le fond du problème, avec sérieux, rigueur et détermination :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong On a compris Franck Leroy que vous condamniez les violences et que vous estimez que la colère lycéenne est légitime, mais que dites-vous aux lycéens qui dénoncent des choses très concrètes, des établissements vétustes, des toilettes en sous-nombre, des classes surchauffées en été… Il y a une vraie question du bâti, et que vous ne pouvez pas forcément ignorer en tant que président de région./p
/blockquote
pPassons sur la réponse de Franck Leroy, qui botte aussitôt en touche (« iMais je ne l'ignore pas, mais attendez, quand on parle de locaux surchauffés, qui n'était pas cet été dans des locaux surchauffés ?/i »), pour mieux revenir au sujet de départ (« iEst-ce que tout le monde s'est mis à détruire ? Non./i ») Il a manifestement oublié qu'une journaliste digne de ce nom ne se laisserait pas détourner de son objectif par une manœuvre aussi grossière. Heureusement pour lui, Soizic Bour l'a manifestement oublié aussi ! En tout cas, elle en revient benoîtement aux affaires courantes :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong Les lycéens ont annoncé qu'ils allaient continuer leur mouvement Franck Leroy, et se mobiliser fortement mardi, jour de manifestation nationale. Est-ce que vous craignez de nouveaux débordements dans votre région ?/p
/blockquote
pLa fin de l'entretien sera à l'avenant : un exercice de prédiction, qui ne portera que sur les « désagréments » en cas de continuation du mouvement./p
pRésumons en quelques chiffres : sur 8 minutes 40 d'interview, 25 secondes porteront sur les revendications lycéennes, c'est-à-dire 4,8 %. Sur les 362 mots prononcés par Soizic Bour, 30 concernent les revendications « très concrètes » des lycéens mobilisés, soit environ 8 %./p
pDes chiffres comparables, du reste, à a href="https://www.acrimed.org/Au-JT-de-France-2-poubelles-brulees-partout"nos constatations/a portant sur les JT de France 2./p
/br
h3 class='article_intertitres'De « l'info » ias usual/i ?/h3
p/brLes heures qui suivent sont ponctuées par un nombre appréciable de « fils info » revenant systématiquement sur la mise en examen d'un jeune pour « acte de barbarie » et sur la garde à vue de deux suspects pour l'agression d'un policier à Belfort. Des « fils info » pendant lesquels les « violences » attribuables au mouvement lycéen sont donc omniprésentes, et, notons-le au passage, les violences attribuables aux policiers et gendarmes pratiquement absentes./p
pPuis, trois heures après son interview du président de la région Grand-Est, nous retrouvons Soizic Bour, qui reçoit cette fois-ci Ulysse Rabaté, chercheur en sciences politiques à Paris-VIII. Nouvel interlocuteur, perspective similaire :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong Avant d'évoquer le mouvement en lui-même et les violences qui en ont découlé, j'aimerais qu'on écoute le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray i[qui évoque une « entreprise d'attaque et de destruction du service public de l'Éducation nationale »]/i. Ulysse Rabaté, vous faites la même analyse du mouvement lycéen ?/p
/blockquote
pMais alors qu'Ulysse Rabaté répond qu'il pense à peu près le contraire, Soizic Bour a une révélation :/p
blockquote class="spip"
pstrongSoizic Bour :/strong Oui il y a effectivement une réelle inquiétude des lycéens sauf qu'on peine à l'entendre cette inquiétude, parce que les violences la rendent pratiquement inaudibles, le fait qu'on parle beaucoup de ces violences, de ces dégradations, ça fait passer les revendications des lycéens au second plan ?/p
/blockquote
pDe la part d'une journaliste qui vient de conduire une interview avec un président de région (en charge de la gestion et de l'entretien des lycées – et dont le budget, dans le Grand-Est, a baissé de 10 % en 3 ans...) en parvenant à ne parler presque exclusivement que de débordements et de violences, la remarque ne manque pas de sel. Mais Soizic Bour n'a manifestement pas conscience de l'énormité de sa remarque. Laquelle n'aura d'ailleurs pas de suite : la journaliste qui « peine à entendre » en s'assourdissant elle-même préférera s'inquiéter de la possibilité pour le mouvement de « ifaire tache d'huile/i » – c'est-à-dire de « idégénérer/i » en « iagrége[ant] d'autres luttes/i »./p
pRien de bien nouveau pour qui connaît a href="https://www.acrimed.org/Les-medias-contre-la-rue-25-ans-de-demobilisation-6420"les œillères/a avec lesquelles les journalistes des médias dominants observent les mouvements sociaux pour n'en retenir que les aspects qui leur conviennent : violences et désagréments. On a plus rarement l'occasion d'admirer aussi nettement leur aveuglement quant à leur propre responsabilité dans l'impossibilité d'un mouvement à faire entendre sa voix./p
p/brstrongOlivier Poche/strong/p/div
The education budget is expected to grow by a little over €800 million in the 2027 fiscal year, not enough to compensate for inflation. In fact, next year's budget, introduced on October 1, is slated to see permanent teacher rolls decline by 1,500 posts. A similar squeeze is felt in the university system. A 2024 study from economists Thomas Piketty and Lucas Chancel estimated that in real terms between 2017 and 2023 the annual budget for higher education declined by nearly 15 percent per student enrolled. “The army budget grows year after year, but for education we're trapped in stagnation,” remarked Louis. In its 2027 budget outline, Prime Minister Sébastien Lecornu is seeking €54 billion in savings, although an additional €6 billion has been earmarked for the armed forces. br /Another thing that unites just about all high schoolers is a shared frustration with the university selection system instituted at the beginning of Macron's presidency. Known as Parcoursup, the digital platform introduced in 2018 has become infamous for its glitches and malfunctioning. But it is most decried for the idea of education it stands for, divvying up students along rigidly algorithmic lines, often discounting a candidate's preferences about their intellectual and career interests and even geographic location. “You can be sent across the country because a computer told you that's where you'll study,” said Louis, nostalgic for a period when a student could easily enroll in the university of their choosing. In recent days, students at several universities have also joined in the push for occupations.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-the-nation-"The Nation/a/b/div
img src='http://rezo.net/local/cache-vignettes/L75xH100/logo-249926-201a3.jpg?1791117201' class='spip_logo' width='75' height='100' alt="" /
Je sors de votre cabinet, sidérée. Sur le trottoir, en bas des trois étages, je prends des notes sur mon portable. Je viens d'assister à un concentré, ou un précipité j'hésite, de mépris, d'autoritarisme, d'abus de position dominante, d'infantilisation, de déshumanisation.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"Relevé sur le Net.../a/b/div
L'affaire est, au fond, d'une rustique simplicité qui n'aura pas échappé à grand monde. Pas de loi à retirer, pas de réforme à suspendre, aucun recul symbolique pour sortir de la crise à bon compte. Ce que demandent les lycéens coûte de l'argent. Pour l'essentiel des postes et des travaux, avec bien entendu la fin de cette loterie algorithmique qu'est Parcoursup. Or le gouvernement a décrété que non seulement les caisses étaient vides, mais encore qu'il n'était pas question de se donner les moyens de les remplir.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"Relevé sur le Net.../a/b/div
L'affaire est, au fond, d'une rustique simplicité qui n'aura pas échappé à grand monde. Pas de loi à retirer, pas de réforme à suspendre, aucun recul symbolique pour sortir de la crise à bon compte. Ce que demandent les lycéens coûte de l'argent. Pour l'essentiel des postes et des travaux, avec bien entendu la fin de cette loterie algorithmique qu'est Parcoursup. Or le gouvernement a décrété que non seulement les caisses étaient vides, mais encore qu'il n'était pas question de se donner les moyens de les remplir.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"Relevé sur le Net.../a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/henrimaler-37332.png?1791043788' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" /
div class='rss_chapo'pHommage à notre ami et camarade./p/div
div class='rss_texte'pNous venons d'apprendre avec une immense tristesse le décès de notre ami, camarade, fondateur et principal animateur d'Acrimed, Henri Maler./p
pBien qu'il ait été en retrait de l'association depuis une dizaine d'années, il restait très attentif à toutes ses activités. Alors qu'Acrimed apparaît aujourd'hui comme une association installée dans le paysage de la critique des médias, il ne faut pas oublier la somme de travail qu'il lui a fallu pour la faire exister, à une époque où la critique des médias était loin d'être aussi évidente et répandue qu'aujourd'hui./p
pC'est qu'Henri avait la question médiatique chevillée au corps. À ses yeux, le droit à l'information, le pluralisme, la réappropriation démocratique des médias n'étaient pas des slogans sans chair : militant de l'émancipation, il était intimement convaincu de leur nécessité dans et pour « un autre monde », comme de leur puissance politique, en particulier dans des moments de lutte et de mobilisation./p
pHenri a toujours cherché à actualiser notre critique des médias, à affiner les propositions de transformation, à comprendre le champ journalistique et ses évolutions. Il s'agissait de ne jamais penser les grands médias comme un objet figé ; ni le journalisme en dehors des conditions sociales et matérielles dans lesquelles il se pratique. Aussi est-il resté attentif aux productions des sciences sociales, dont il a toujours cherché à diffuser les résultats en rédigeant nombre de notes de lecture et de recensions pour le site d'Acrimed./p
pHenri n'a pas seulement contribué à penser, construire et pratiquer, avec d'autres, une critique radicale des médias. Il a aussi consacré une énergie débordante à faire vivre concrètement cette idée : réunir des militantes et militants, solliciter des rédacteurs et rédactrices, susciter des collaborations, organiser des rencontres, rédiger (et corriger) des textes, des articles, des appels… En un mot : bâtir et maintenir le lien au sein d'une structure associative en pleine expansion./p
pEt si Acrimed existe encore trente ans après sa création, c'est précisément parce qu'Henri, en bon marxiste, n'a jamais conçu la critique des médias comme une simple posture théorique. Acrimed s'est construite dans un va-et-vient permanent entre production intellectuelle et construction collective./p
pLongtemps, son propre domicile a tenu lieu de local et de quartier général. Il s'occupait alors d'à peu près tout et insufflait son énergie dans chaque initiative. Il fallait écrire et argumenter, mettre en page, et bientôt – avec le lancement du site internet – mettre en ligne plusieurs fois par semaine de nouvelles publications. En arrivant à Acrimed, dans les années 2000, impressionné par son activité éditoriale foisonnante, on ne pouvait imaginer qu'elle reposait sur une poignée de rédacteurs mobilisés par le volontarisme d'Henri Maler !/p
pa href="https://www.acrimed.org/_Henri-Maler_"Auteur de près de 700 articles/a pour Acrimed, il lui fallait aussi tenir des listes, organiser des réunions, imaginer des ordres du jour pour les CA et les AG, préparer des débats ou des manifestations, diffuser des communiqués, monter des rencontres, trouver des salles et solliciter des intervenants… et bien souvent, tout mener de front ! Profondément attaché au terme « action » dans l'acronyme Acrimed, il ne ratait jamais une manif, prenant un plaisir évident à tracter, à faire connaître l'association, à discuter de nos propositions de transformation des médias./p
pToutes celles et ceux qui ont un jour été actifs dans l'association peuvent en témoigner : Henri téléphonait beaucoup, longuement, tous les jours, envoyait des courriels, frénétiquement, et relançait inlassablement ses interlocuteurs. Ces dernières années il a aussi beaucoup tweeté, savourant de se faire bloquer par tel ou tel éditocrate, chatouillé un peu trop fort par sa plume acerbe. Il alimentait aussi a href="https://www.henri-maler.fr/" class="spip_out" rel="external"un blog/a, relatant divers aspects de sa vie intellectuelle, militante et personnelle. On y découvre la richesse et la cohérence d'un parcours qui l'a mené de l'engagement au sein des Jeunesses communistes révolutionnaires pendant mai 68 à la création de Révolution ! en 1971, qu'il quitte en 1978. Après la soutenance d'une thèse sur l'utopie chez Marx, il devient enseignant-chercheur à l'université Paris 8 et participe activement au mouvement social de novembre-décembre 1995, à la suite duquel il fonde Acrimed./p
pSon abnégation et son énergie inépuisable lui ont permis de créer et de faire vivre cet espace unique où des journalistes et des professionnels des médias (quelques-uns), des chercheurs et des militants (davantage), et beaucoup de simples citoyens irrités par le matraquage médiatique dominant pouvaient confronter leurs analyses et porter collectivement leurs revendications. Son esprit brillant, sa clairvoyance, son humour, sa générosité, sa passion de transmettre, la fougue avec laquelle il faisait valoir ses convictions ont fait de lui une personnalité marquante pour tous les adhérents et toutes les adhérentes qui l'ont croisé. Si Henri a tenu Acrimed à bout de bras pendant près de 20 ans, il a toujours veillé à en faire une œuvre authentiquement collective. C'est là tout le secret de la longévité d'Acrimed./p
pTrente ans après sa création, Acrimed est toujours là. Et le mouvement auquel Henri a consacré une part considérable de son temps, de son énergie et de sa vie se perpétue, non comme un héritage figé, mais comme une pratique vivante de la critique et de la lutte. Une pratique radicale et indépendante qui continue, grâce à Henri, à se transmettre, à se renouveler et à s'incarner dans de nouvelles générations./p
pAujourd'hui, nos pensées vont à ses proches, à qui nous envoyons toute notre affection./p
/br
div class='spip_document_16663 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/henri.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH375/henri-d381d.jpg?1791043788' width='500' height='375' alt='' //a
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/div
p/brstrongAcrimed/strong/p/div
Pour intervenir, les pompiers ont besoin que le passage soit libéré. Alors l'élu et des enseignants tentent de communiquer avec les unités de police (appartenant visiblement aux CDI ou CSI) déployées en marge du blocage, pour assurer le retrait en bon ordre des adolescents. Les policiers, eux, décident de charger sans attendre. Peut-être en raison d'un malentendu ? L'un d'eux lâche "de toute façon, on va passer", alors que la conversation visait justement à dégager le passage.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-dans-la-presse-"Dans la presse/a/b/div
Carole a connu cette spirale infernale. Depuis le diagnostic de son premier cancer, en 2018, le niveau de vie de cette ancienne hôtesse s'est dégradé. Elle a d'abord dû arrêter d'exercer son métier, affronter le regard des autres malgré les perruques et le maquillage pour "ne rien montrer". Puis se heurter au départ de son conjoint avec une autre femme, à la récidive de son cancer un an et demi plus tard. "Quand je suis rentrée d'une cure thermale, mon mari avait quitté la maison pour 'prendre du recul', raconte la quinquagénaire. Il avait emménagé dans son logement de fonction et rejoignait en fait sa nouvelle compagne."
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"franceinfo/a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH84/lycees_france_2-ca77f.png?1790961487' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt="" /
div class='rss_chapo'pHiérarchie de l'information selon France 2./p/div
div class='rss_texte'pD'abord négligé par les médias (et par le pouvoir), le mouvement des lycéens a pris de l'ampleur et de la place dans l'actualité médiatique. Comment les JT de France 2 en ont-ils parlé ? Nous avons observé les journaux télévisés de 13h et de 20h du lundi 28 septembre au jeudi 1er octobre. Le constat que nous tirons ne s'écarte en rien de la a href="https://www.acrimed.org/1995-2025-les-medias-contre-les-mouvements"couverture habituelle des mobilisations sociales/a : focalisation sur les violences et les poubelles qui brûlent ; quasi-absence des causes et des revendications. Certains chiffres valant mieux que mille mots, voici quelques données brutes, permettant de rendre compte quantitativement de la bonne hiérarchie de l'information selon France 2./p
/br
div class='spip_document_16662 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/graph_france_2_lyceens.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH366/graph_france_2_lyceens-41f11.png?1790961487' width='500' height='366' alt='' //a
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/div
p/brEn résumé :/p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Du 28/09 au 01/10, les journaux télévisés de France 2 ont consacré 11 sujets aux mobilisations lycéennes./p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Ces 11 sujets font, en cumulé, 24 minutes et 53 secondes./p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span Sur ces 24 minutes et 53 secondes, 19 minutes et 26 secondes sont consacrées aux « violences », « incendies », « feux de poubelle » ou « affrontements » entre lycéens et policiers. Parmi elles, 47 secondes (en tout et pour tout), réparties en trois sujets, sont consacrées à une éventuelle « iréponse démesurée/i » de la police./p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span 2 minutes et 58 secondes sont consacrées aux accusations du gouvernement envers LFI./p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span 1 minutes et 56 secondes (en tout et pour tout) sont consacrées aux revendications des lycéens./p
pspan class="spip-puce ltr"b–/b/span 33 secondes (en tout et pour tout) sont consacrées à l'organisation du mouvement lycéen (tracts, boucles WhatsApp…)./p
pSelon une stricte logique comptable, les « violences » en marge du mouvement sont donc neuf fois plus importantes, selon France 2, que les causes ou les revendications du mouvement lui-même. Les violences policières n'existent quasiment pas. Et la cabale du gouvernement contre LFI devance même les revendications des lycéens dans la hiérarchie de l'info. Et ce n'est là qu'un aspect du traitement infligé aux manifestants. À suivre./p
p/brstrongJérémie Younes/strong/p/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH84/sauvonsnosforets-13ffe.png?1790935368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt="" /
div class='rss_chapo'pLe 15 septembre, France 2, en partenariat avec France Inter, consacrait une grande soirée aux incendies qui ont frappé la France durant l'été. Des pompiers héroïques, des murs de flammes, des animaux hagards, des sinistrés éplorés, des experts recyclés, des forêts qui reverdissent et, toutes les 15 minutes, des appels aux dons pour une grande association environnementale : pendant près de 2h30, l'écologie fut omniprésente. Ou plutôt, le spectacle de la catastrophe. Ses ressorts, ses causes et ses conflits étaient quant à eux relégués hors du cadre, au profit de « solutions » dépolitisées./p/div
div class='rss_texte'pLes intentions affichées par France 2 étaient ambitieuses : « iQuelles sont les causes de ces incendies incontrôlables ? Quelles solutions concrètes pour les prévenir ?/i » se demandait la chaîne de service public. La rédaction promettait des « iréponses, solutions et actions/i » au niveau « ide nos institutions, de nos entreprises [et] de nos citoyens/i », un « iconstat exhaustif des dégâts/i » et un retour « isur le manque de moyens rencontré/i ». Aux manettes, deux animateurs stars : Léa Salamé et Hugo Clément – ce dernier étant également producteur de l'émission via sa société « Winter productions ». Enfin un débat « pluraliste » sur l'environnement ? Un simple tour d'horizon du plateau laisse sceptique : aucun porte-parole syndical, aucun responsable politique, aucun acteur économique de la filière bois ; un seul militant, Thomas Brail, cantonné au rôle d'activiste de service./p
pÀ 21h, Léa Salamé donne le ton – ce ne sera pas celui de la critique, mais celui de l'emphase : « iToutes les antennes de France TV sont mobilisées pour sauver nos forêts/i ». C'est que « inos forêts sont vitales, elles nous permettent de respirer, elles nous apaisent/i ». Et « ice soir, on va agir pour elles, en finançant des actions très concrètes dans toute la France/i », précise-t-elle, enthousiasmée par le Téléthon environnemental qui s'annonce./p
pÀ l'image, plusieurs rangées de pompiers en uniforme : « iVenus de la France entière, ils ont combattu le feu tout l'été/i ». Cette émission, c'est aussi pour leur « irendre hommage/i »./p
/br
div class='spip_document_16656 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/forets_2.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH280/forets_2-05e6d.png?1790935368' width='500' height='280' alt='' //a
/figure
/div/br
h3 class='article_intertitres'Les flammes, les héros et « Bobby »/h3
p/brDès les premières minutes, France 2 sort l'artillerie lourde. Des images de feu saturent le conducteur, une gamme chromatique rouge-orangée inonde l'écran. On voit des Canadairs plonger dans les bassins du château de Fontainebleau, des pompiers avancer devant des trombes de feu. « iOn fait comme on peut, parce que là c'est la guerre/i », témoigne l'un d'entre eux./p
p« iDes images inédites en région parisienne/i » défilent sur une musique grandiloquente. Mais le « ipire est encore à venir/i », annonce Hugo Clément : direction la Gironde et les Landes. Des camions cernés par les flammes, des silhouettes de pompiers au brasier, des files de voitures fuyant dans la nuit. Puis, des images d'habitants en pleurs : « iPour cette émission, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont tout perdu en quelques minutes/i », annonce Léa Salamé. Il y a aussi les animaux, blessés, apeurés, privés de leur habitat. Une séquence entière est consacrée à la photographie d'une biche ; celui qui a pris la photo, encore un pompier, est invité à livrer « ice qu'il a vu et ressenti/i » pendant plusieurs minutes./p
pEn plateau, l'ambiance est émue et solennelle. Les récits et les anecdotes touchantes se succèdent, dans une surenchère d'incarnations meurtries. Applaudissements, standing ovation. Tout un rang de pompiers – les « ihéros de l'été/i », appuie Salamé – est invité à décrire ce qu'ils viennent de vivre. Le concours de superlatifs s'ouvre : « iextrême/i », « ihors-norme/i », « ihistorique/i »./p
pPuis, quand Léa Salamé s'improvise grand reporter de la 25e heure auprès d'une famille dont la maison a brûlé, au Porge, la mécanique du pathos franchit un nouveau cap. En plateau, Morgane, six ans, serre une peluche plus grosse qu'elle. France 2 diffuse d'abord les images de la caméra de surveillance montrant les premières flammes aborder la propriété – « ion entend le feu qui crépite/i » commente Salamé, qui témoigne : « iFranchement j'ai été choquée, comme tout le monde quand on voit les incendies à la télé ; mais quand on y va, même un mois plus tard, on se rend compte de l'ampleur des dégâts./i »/p
pVient le reportage : route entre les forêts carbonisées, petite musique mélancolique, visites des ruines familiales, souvenirs consumés. La réalisation nous gratifie d'un plan dans lequel la fillette fait un câlin à l'animatrice. Pendant la diffusion, son visage est incrusté à l'écran pour que le spectateur ne perde pas une miette de ses réactions. « iIl y a aussi des souvenirs qui ont brûlé, j'imagine/i », relance Salamé devant les décombres. À l'image, un vélo d'enfant calciné./p
pRetour plateau : la fillette est en larmes. « iOh non poulette, elle pleure/i », constate Hugo Clément. Léa Salamé en rajoute une couche et lui demande ce que lui « ia fait/i » le visionnage : « iÇa m'a fait pas très du bien/i », bafouille l'enfant, tandis qu'une journaliste de France 3 essuie ses propres larmes. Puis vient l'histoire de Bobby, l'ourse en peluche oubliée pendant l'évacuation, puis remplacée par les pompiers. « iComment on trouve les mots pour dire à sa fille de six ans que la maison a brûlé ?/i », enchaîne Léa Salamé, délicate. Le père n'en sait rien. Petit malaise en plateau. Violence ordinaire du spectacle./p
pDans « Sauvons nos forêts », l'information cultive le voyeurisme. Les conséquences ont des noms, des visages et des histoires ; des uniformes et des larmes. Les causes, nettement moins. Quelles entreprises organisent la sylviculture en France ? Qui sont les dirigeants politiques qui décident du niveau de risque et des moyens de prévention ? Quels sont les intérêts qui traversent la forêt française ? L'émission n'en dira mot. Les conséquences sont sur-incarnées en proportion de la désincarnation des causesspan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Ce constat qualitatif que nous ne cessons de poser rejoint les observations (…)" id="nh1"1/a]/span. L'hypervisibilité des unes dresse un écran de fumée devant les autres./p
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div class='spip_document_16657 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/forets_3.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH280/forets_3-1d196.png?1790935368' width='500' height='280' alt='' //a
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h3 class='article_intertitres'« Les gens », « le cerveau humain » et le mystère de l'inaction/h3
p/brLes responsabilités sont en effet présentées sous forme d'abstractions commodes, dont les experts de plateau sont les médiums chevronnés. À commencer par Jérôme Fourquet, l'une des figures a href="https://www.acrimed.org/Jerome-Fourquet-faux-sociologue-mais-vrai"bien connues/a de l'entreprise de sondages et de marketing Ifop. Hugo Clément le présente d'emblée comme « il'homme qui connaît les Français et les Françaises mieux que personne/i »./p
p« iEst-ce que les gens vont zapper ?/i » lui demande Léa Salamé, à propos des incendies et du changement climatique. Fourquet observe que l'attention s'est déjà déplacée vers les prix du carburant (comme si « les gens » ne pouvaient pas avoir une conscience composée de différentes préoccupations : être inquiets de la situation écologique et avoir besoin d'un véhicule pour aller bosser). Puis viennent climatiseurs, piscines privées et cette grande découverte : le « icerveau humain/i » serait ainsi fait que « itrès vite, on repasse à autre chose/i ». Ainsi, à la question « pourquoi l'action politique demeure-t-elle défaillante malgré des décennies d'alertes scientifiques ? », s'en substitue une autre : « Pourquoi les gens ne comprennent-il pas durablement ? » Dans ce déplacement, les responsabilités politiques réelles disparaissent. Le problème écologique devient un problème cognitif./p
pLa manière dont Fourquet est mobilisé par les animateurs lui confère une fonction performative bien précise : laisser croire qu'il y aurait un lien direct entre l'opinion, « ila prise de conscience/i » et la conduite concrète des politiques publiques, manière d'appuyer le registre émollient de la « sensibilisation » dont raffolent les médias, pour finalement renvoyer l'impuissance vers la population elle-même. Puisque « les gens » ne sont plus dans le déni – « iils ont deux yeux/i », rappelle Fourquet – il faut bien leur trouver d'autres déficiences : le cerveau serait mal équipé pour prendre la mesure du problème./p
pIl y a là un joli tour de passe-passe médiatique : pendant plus de deux heures, France 2 construit un dispositif uniquement gouverné par l'événement – images chocs, émotions, victimes biographiées. Puis elle invite un sondeur pour expliquer que le problème viendrait du caractère volatil et « saisonnier »… du public. La télévision stigmatise ainsi chez les spectateurs l'attention intermittente qu'elle contribue elle-même à façonner. Au passage, la responsabilité des faiseurs d'opinion est escamotée. Et la climatologue Françoise Vimeux aura beau jeu de s'étonner que les incendies de l'été soient traités comme une « crise » davantage que comme une « trajectoire »./p
pIncidemment, Fourquet fournit pourtant une autre piste, qui restera inexploitée. Interrogé par Salamé sur le « ibesoin des Français de se reconnecter à la nature/i », le sondeur rappelle qu'il existe 3,3 millions de de propriétaires forestiers privés en France, des « igens qui ont investi ou hérité/i ». Une information qui aurait pu ouvrir sur la structure de propriété de la forêt française et des politiques de gestion afférentes. Mais pas du tout : psychologisée à son tour, la propriété reste codée comme la preuve d'un lien affectif. Tout au long de l'émission, la forêt restera un milieu sans économie./p
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div class='spip_document_16658 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'
figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/forets_fourquet.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH280/forets_fourquet-655c0.png?1790935368' width='500' height='280' alt='' //a
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pFrançoise Vimeux rappelle ensuite que des plans d'action existent et que les armoires en sont déjà « iremplies/i ». Mais à la question de savoir pourquoi ils ne sont pas appliqués, elle « in'a pas la réponse/i ». Peut-être est-ce pour cela qu'elle a été invitée ? Lorsque Hugo Clément lui demande si les politiques prennent la question au sérieux, elle juge la question « idifficile/i » : « iCe qui se passe là, ça fait des décennies que les climatologues le rabâchent. […] J'ai quand même l'impression que nos politiques, ils comprennent ce qu'on leur raconte. […] Mais donc, je pense qu'il y a une grande incompréhension sur la compréhension./i » Les rapports de force économiques, les antagonismes sociaux et le poids de la propagande disparaissent alors derrière une aimable « incompréhension » générale./p
pFrançois Gemenne produit une dilution à peine plus subtile. Lorsque Hugo Clément lui demande pourquoi « inous reproduisons les erreurs du passé/i », au lieu de questionner ce « nous », il se fait philosophe : « iLa grande leçon de l'Histoire, c'est que nous n'apprenons jamais rien de l'histoire./i » Un nous si vaste qu'il ne désigne plus personne./p
pEn définitive, France 2 a décidé de construire un plateau où l'expertise est chargée d'authentifier un problème (la crise écologique), mais sans lui adjoindre les savoirs et les protagonistes capables d'en instruire les coordonnées politiques. L'expertise fonctionne alors comme un dispositif de clôture, de verrouillage./p
pTout le paradoxe de la « sensibilisation » s'exprime ici : au lieu de demander quels rapports de pouvoir empêchent l'appropriation des savoirs scientifiques et la traduction de ces derniers en politiques publiques, on continue de chercher un déclic psychologique par essence intangible. Ou la « prise de conscience » comme politique par défaut./p
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h3 class='article_intertitres'Des solutions « concrètes » – pourvu qu'elles ne soient pas politiques/h3
p/brHeureusement, Hugo Clément nous avait prévenus : malgré ce brouillard politique envahissant, « ides solutions existent/i ». Il y a même « ide l'espoir/i »./p
pJamy Gourmaud commence par le commencement : « la culture du risque ». Les comportements comptent ; il faut apprendre les bons gestes et ne pas jeter ses mégots. « i90 % des feux sont d'origine humaine/i », amalgame Léa Salaméspan class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Les causes « involontaires dues aux activités de particuliers » représentent (…)" id="nh2"2/a]/span. L'apprentissage des écogestes doit commencer « itout de suite/i », jusque « idans les écoles/i » : « ipas besoin d'imaginer des solutions pour dans 10 ans/i ». Pas besoin de vision politique ?/p
pDès lors, l'émission va pouvoir dérouler un catalogue de solutions « clé en main », sans plus s'attarder sur les causes structurelles de l'incendie climatique. Et dès que ces solutions cessent d'impliquer immédiatement conflits et distribution du pouvoir, « Sauvons nos forêts » se fait étonnamment exhaustive et précise : pastoralisme ; « hydrologie régénérative » ; ensemencement des nuages à l'iodure d'argent ; capteur sur les arbres ; caméras « dopées » à l'IA… Jusqu'aux Reapers de l'armée utilisés à des fins de surveillance, avec cette précision joviale : « Ça vous plaît ? C'est français »./p
pLes solutions techniques sont mises en images et montrées à l'écran. Mais on ne saura pas quels intérêts se cachent derrière ni comment les développer (comme le pastoralisme) ou les encadrer (comme l'IA) : un « journalisme de solutions » désincarné et dépolitisé. « iL'IA, elle va vous aider, les pompiers ?/i », interroge Salamé. Jamy Gourmaud affirme alors que l'IA permet déjà d'améliorer les prévisions. Thomas Brail s'empare du micro : « iL'IA ça consomme de l'eau et les pompiers ont besoin d'eau. Voilà, merci/i ». Mais Jamy reprend la main pour soutenir que « idans l'immédiat/i », l'outil existe. Fin de la discussion./p
pMême lorsqu'un sujet politiquement inflammable surgit – le nombre de Canadairs – la discussion bascule immédiatement dans la logistique industrielle. « iPas assez de Canadairs, c'est pas sûr/i », finasse Jamy Gourmaud, devenu expert en protection civile. Hugo Clément signale bien une commande annulée en 2024 par « ile gouvernement de l'époque/i », lequel restera sans nom – il s'agissait de celui de Gabriel Attal. Il faudra ensuite plusieurs relances pour que le colonel sur le plateau admette un « imanque/i » indéterminé./p
pPuis l'espoir renaît./p
pAu moment même où l'émission aurait pu faire atterrir politiquement ces solutions (qui les revendiquent, qui les freinent, quel budget, quelle hiérarchie, quelles évolutions normatives ?), Salamé annonce autre chose de « itrès important/i » : « iComment on passe du drame à la vie/i ». L'émission choisit alors d'envoyer Hugo Clément en forêt avec des agents de l'ONF, sur des parcelles qui ont brûlé en 2022 et en 2024. Et là, surprise : la forêt repousse./p
pPremier site : des arbres calcinés. Mais déjà une pousse vert fluo ! « iRegardez, ça repart déjà/i ». Deuxième site : « iDonc voilà à quoi ça ressemble après un incendie : donc ça repousse./i » Même que de nouvelles essences sont apparues « itoutes seules/i ». Retour plateau : « iÇa marche/i ». À la question « la nature reprend toujours ses droits », l'expert de l'ONF répond : « ila nature a horreur du vide/i »./p
pLa boucle narrative est bouclée. Après l'apocalypse, la renaissance. La « trajectoire » dont parlait Vimeux a disparu : France 2 l'a transformée en crise, avant d'offrir à cette crise sa résolution, sous forme de ihappy end/i. D'ailleurs, les sinistrés du Porge vont pouvoir reconstruire leur maison grâce aux assurances. Le solutionnisme très ifeel good/i de France 2 parvient à dénouer un péril historique tout en restant à la surface des choses./p
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figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/forets_clement.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH280/forets_clement-009bf.png?1790935368' width='500' height='280' alt='' //a
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h3 class='article_intertitres'Éteindre les polémiques/h3
p/brDu reste, la gymnastique rhétorique à laquelle se plie « Sauvons nos forêts » consiste à désarmer sans cesse les polémiques qui pourraient traîner dans l'esprit du téléspectateur. Si des controverses apparaissent, ce n'est jamais de façon suffisamment précise ou durable pour organiser la discussion, qui reste à bonne distance du débat contradictoire./p
pLa séquence Porge en fournit une bonne illustration. Après les larmes de Morgane (la fille) et l'histoire de Bobby (la peluche), Léa Salamé demande à Justine (la mère) si elle s'est sentie abandonnée par les pompiers au profit du Cap Ferret, « icomme on l'a dit cet été/i » : « iMoi, je partage ce sentiment, y a beaucoup de colère chez nous, beaucoup d'incompréhension […] Ce qui sûr, c'est que les habitants encore sur place ont vu les colonnes de pompiers être démobilisées./i » Hugo Clément actionne la lance à incendie : « iJustine, qu'on soit clairs, vous n'en voulez pas aux pompiers mais aux décisions qui auraient été prises./i » Puis il passe la parole au colonel, figure d'autorité, qui va s'évertuer à contredire la version de Justine et justifier le conditionnel de l'animateur, sans que le débat rebondisse. Polémique ouverte, polémique refermée./p
pMême chose sur la grève des pompiers. Elle est « mentionnée » par Hugo Clément, et quelques revendications finissent par affleurer : hausse du nombre de professionnels de 43 000 à 50 000 et de volontaires de 200 000 à 250 000. Mais comment y parvenir ? Quels arbitrages budgétaires impliqués ? Nouveau mystère. Aucun syndicaliste n'est présent en plateau pour étayer les revendications portées par les fédérations. Mais « ivoilà, c'était important de mentionner qu'une partie d'entre vous […] était en grève/i », conclut Salamé. « iMentionner/i » : un mot qui s'applique à toutes les controverses poliment traitées dans l'émission, tant il s'agit de cocher des cases./p
pCelle de l'activiste de service est cochée par la présence de Thomas Brail, fondateur du GNSEA, le Groupe national de surveillance des arbres. D'abord relégué au fond de la salle, il aborde (un peu) les mots qui fâchent : légiférer, propriétaires, coupes rases, monoculture, modèle économique. Mais sa première intervention est rapidement coupée par Léa Salamé, qui l'empêche de développer./p
pPuis viens la seconde, sur les monocultures (cette fois, il est au premier rang). Elle amorce (presque) une critique de l'émission elle-même, de ses déplacements sémantiques : « iSi dans deux ans vous voulez qu'on fasse encore des émissions comme ça pour récupérer des dons […], il faut continuer à faire ce modèle de plantations. […] Et le traitement médiatique aujourd'hui, je trouve qu'il est… C'est dommage parce qu'on parle de forêt en permanence. Ce ne sont pas des forêts./i » Il parle encore « imodèle économique/i » et interpelle « il'État/i ». Hugo Clément nuance en invoquant le cas particulier du sol landais et Léa Salamé rappelle que c'est Napoléon III qui a initié ces monocultures de pins. Circulez…/p
pPuis l'émission lance opportunément une archive de l'INA, sur les incendies historiques de 1949. Et là, miracle. Revenant sur les coupables de l'incendie, le journaliste de l'époque est sans appel. Les responsables « ise nomment l'homme, l'argent, le pin/i ». L'argent. Il aura fallu une archive de 77 ans pour qu'apparaisse, aussi brièvement qu'un mirage, le principal absent de la soirée./p
pJamais les procédures répressives en cours contre Thomas Brail (il sera même arrêté a href="https://reporterre.net/Le-militant-Thomas-Brail-interpelle-sur-le-chantier-de-l-A412" class="spip_out" rel="external"quelques jours plus tard/a) n'auront quant à elles été « mentionnées » – ni d'ailleurs a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/02/29/a-69-le-rapporteur-des-nations-unies-demande-des-mesures-immediates-pour-proteger-les-opposants-au-projet-d-autoroute_6219270_3244.html" class="spip_out" rel="external"les remontrances du rapporteur de l'ONU/a au sujet des politiques de maintien de l'ordre brutales à l'encontre des militants écologistes, comme par exemple sur le chantier de l'A69. Il aura été toléré comme personnage ; jamais comme protagoniste de la lutte./p
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h3 class='article_intertitres'Faites un don et regardez la pub/h3
p/brC'est qu'il existe une solution moins coûteuse que la lutte pour « agir » : donner de l'argent. À peine cinq minutes après le début de l'émission, Hugo Clément propose aux téléspectateurs quelque chose de « itrès concret/i » : « iVous pouvez agir/i »… en donnant de l'argent à une grande association environnementale, France Nature Environnement (FNE). Léa Salamé rappelle qu'une émission précédente avait déjà permis de lever plus de 2 millions d'euros. « iVous pouvez changer les choses/i », assure-t-elle, allant jusqu'à demander aux enfants présents devant l'écran d'inciter leurs parents à donner. Un QR code apparaît à l'écran. On peut changer le monde et « sauver les forêts » sans sortir du dispositif télévisuel, avec un simple smartphone. Chic !/p
pPuis le QR code et l'appel aux dons reviennent. Ils scandent l'émission toutes les quinze minutes en moyenne – au total, pas moins d'une dizaine de sollicitations sont effectuées par les animateurs en 2h30 d'émission. Léa Salamé va jusqu'à faire elle-même la manip en plateau et Hugo Clément rappelle, calcul à l'appui, que les dons sont défiscalisés./p
pMais ce n'est pas fini. À la moitié de l'émission, les animateurs annoncent une coupure pub « solidaire » : « iNous avons été autorisés exceptionnellement à diffuser un écran publicitaire solidaire, avec des annonceurs qui s'engagent aux côtés de France Télévisions et toutes les recettes seront intégralement reversées aux sentinelles de la nature de FNE et à l'OFB./i » En guise d'annonceurs, de grandes entreprises privées : Leroy Merlin, la Maif, Carrefour, Intermarché et même Dior (LVMH, Bernard Arnault). Toute la gamme du greenwashing propre à l'écologie du spectacle se déploie sous nos yeux pleins d'espoirspan class="spip_note_ref" [a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="Là où les choses deviennent franchement ironiques, c'est que Leroy Merlin (…)" id="nh3"3/a]/span./p
pRemarquons que les « entreprises » faisaient partie des acteurs que l'émission était censée interroger, au même titre que les institutions (qui n'auront pas été problématisées non plus) et les citoyens – selon ses propres termes. Or, elles finissent par apparaître uniquement sous la forme d'annonceurs vertueux alors qu'elles auraient dû être l'objet d'enquêtes./p
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centerstrong***/strong/center
p/brAu terme de notre relevé, ni les noms du président de la République, ni celui du Premier ministre, ni celui de la ministre de la Transition écologique n'auront été prononcés. Ni, ia fortiori/i, celui du mode de production responsable de la crise écologique : le capitalisme./p
pSi le changement climatique est « mentionné », sa texture politique et sociale reste ainsi hors-champ. On passe alors du climatoscepticisme au a href="https://www.acrimed.org/Canicule-secheresse-incendies-dans-les-medias-le"climato-présentisme/a : les forêts brûlent de temps à autre, mais grâce à quelques dons ponctuels, elles sont vite remises sur pied. Dans ce cadrage, la politique disparaît./p
pD'ailleurs, dans les toutes dernières minutes de l'émission, si la politique est (enfin) convoquée à la barre, c'est pour être immédiatement répudiée : « iEst-ce que vous pensez que le changement climatique va faire partie des thèmes centraux de la présidentielle ?/i » demande Hugo Clément, comme si le salut des forêts passait par une simple mise à l'agenda, plutôt que par un affrontement politique. « iC'est une question qui est évidemment, intrinsèquement politique. Parce qu'elle touche à l'organisation de la société. À l'organisation de l'économie. […] Le risque, je crois, c'est que les campagnes électorales ça sert aussi à cliver des positions, et moi je crains parfois que les questions d'écologie ne deviennent parfois des sortes de totems idéologiques que s'accapare un camp/i » répond doctement François Gemenne./p
pEt c'est peut-être cette intervention conclusive qui traduit le mieux le sens de cette émission – et plus généralement du traitement médiatique réservé au sujet : prétendre sauver l'environnement sans jamais parler d'écologie./p
p/brstrongClément Sénéchal/strong/p/div
hr /
div class='rss_notes'div id="nb1"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanCe constat qualitatif que nous ne cessons de poser rejoint les observations quantitatives de l'Observatoire des médias sur l'écologie, dont a href="https://observatoiremediaecologie.fr/publication/bilan-semestriel-2026/" class="spip_out" rel="external"le dernier rapport semestriel/a montre, chiffres à l'appui, que « les causes » du réchauffement climatique sont « itrès peu visibles dans la plupart des médias audiovisuels/i »./p
/divdiv id="nb2"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanLes causes « iinvolontaires dues aux activités de particuliers/i » représentent « ienviron 15% des départs/i », d'après a href="https://www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/dossier-expert-sur-les-feux-de-foret#summary-target-1" class="spip_out" rel="external"Géorisques/a. Pourtant, dans les médias, elles prennent souvent le pas sur les causes « iinvolontaires dues aux travaux/i » (35%) et les causes « iaccidentelles, notamment liées aux infrastructures de transport/i » (15%). Moins sur les causes « iintentionnelles/i » (15%) en revanche./p
/divdiv id="nb3"
pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix"3/a] /spanLà où les choses deviennent franchement ironiques, c'est que Leroy Merlin commercialise des marchandises à base de bois PEFC, a href="https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2026-02/2026-01-Inter-ONG-Forets-Rapport-Analyse-Revision-Certifications.pdf" class="spip_out" rel="external"un label décrié/a par l'ensemble des associations environnementales dont… la FNE. Carrefour et Intermarché ne sont pas en reste, puisqu'a href="https://mightyearth.org/fr/article/complice-des-feux-de-forets-au-bresil-carrefour-nous-enfume/" class="spip_out" rel="external"ils sont épinglés/a par des ONG pour leur contribution à la déforestation importée. Intermarché est même accusé de commercialiser des pellets présentés comme « issus de forêts locales gérés durablement » qui proviendrait en fait de coupes rases de feuillus français, a href="https://www.canopee.ong/communiques-presse/dans-un-hypermarche-intermarche-canopee-alerte-sur-les-granules-de-bois-issus-de-forets-rasees/" class="spip_out" rel="external"selon l'association Canopée/a, étrangement absente du plateau. Quant à la Maif, Reclaim Finance a href="https://reclaimfinance.org/site/2026/02/05/lassurance-vie-a-lere-de-lurgence-climatique-une-offre-en-uc-hors-de-controle-loin-des-attentes-des-epargnants/" class="spip_out" rel="external"relève/a que certaines unités de compte proposées dans son offre d'assurance-vie restent exposées à des entreprises développant de nouveaux projets pétro-gaziers, malgré les engagements climatiques affichés. Passons enfin sur a href="https://www.oxfamfrance.org/rapports/les-inegalites-carbone-tuent/" class="spip_out" rel="external"le bilan carbone du multimilliardaire Bernard Arnault/a ; mais notons qu'il ne sera jamais question de l'ISF climatique dans les solutions listées par a href="https://www.acrimed.org/Lea-Salame-archange-mediatique-des-grands-patrons"Léa Salamé/a./p
/div/div
2) Nous sommes nombreux, juifs, à désespérer de ce que nous devenons. Il est temps de se battre. J'en fais un livre qui sort ces jours-ci. D'autres viendront. En Israël, sévit un gouvernement fasciste qui détruit la Palestine et détruit dans le même mouvement son propre pays, son peuple, son espérance, l'espérance et la dignité des juifs dans l'histoire. Ce gouvernement fasciste, en 2025, invita Jordan Bardella à le visiter. On lui ouvrit les portes du Yad Vashem, lieu sacré entre tous : le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Les fascistes d'Israël prostituaient notre histoire dans un jeu délibéré : annuler l'humanisme et forger une alliance avec les extrêmes droites mondiales, Maga ou RN, et installer la guerre de Gaza dans une narration, celle d'une grande guerre de civilisation contre l'islamisme – contre le monde musulman.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-liberation-"Libération/a/b/div
2) Nous sommes nombreux, juifs, à désespérer de ce que nous devenons. Il est temps de se battre. J'en fais un livre qui sort ces jours-ci. D'autres viendront. En Israël, sévit un gouvernement fasciste qui détruit la Palestine et détruit dans le même mouvement son propre pays, son peuple, son espérance, l'espérance et la dignité des juifs dans l'histoire. Ce gouvernement fasciste, en 2025, invita Jordan Bardella à le visiter. On lui ouvrit les portes du Yad Vashem, lieu sacré entre tous : le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Les fascistes d'Israël prostituaient notre histoire dans un jeu délibéré : annuler l'humanisme et forger une alliance avec les extrêmes droites mondiales, Maga ou RN, et installer la guerre de Gaza dans une narration, celle d'une grande guerre de civilisation contre l'islamisme – contre le monde musulman.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-liberation-"Libération/a/b/div
Vous avez le droit de vous apitoyer (brièvement) sur le sort des Palestinien·nes – c'est même un gage d'humanité incontournable à ce stade. Mais si vous prétendez manifester en leur faveur, alors vous devenez l'ennemi·e.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"La méridienne/a/b/div
In 1966 Joseph Weizenbaum gave people their first conversation with a machine. In 2021 we found its lost source code. This is a close reading of ELIZA: its program, its DOCTOR script, its many versions, and what it still tells us about artificial intelligence.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-en-anglais-"En anglais/a/b/div
En médecine, les biais de genre entraînent une minimisation systématique de la douleur des femmes et une psychologisation de leurs symptômes, avec parfois de lourdes conséquences sur leur santé. Si l'on n'y prend pas garde, la généralisation de l'IA menace d'amplifier encore ce phénomène.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-dans-la-presse-"Axelle Mag/a/b/div
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH84/rn-18393.png?1790839378' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt="" /
div class='rss_chapo'pVerbatims contre l'amnésie médiatique et les falsifications historiques./p/div
div class='rss_texte'pLundi 28 septembre, a href="https://www.mediapart.fr/journal/politique/280926/les-banques-sont-toutes-detenues-par-des-juifs-jordan-bardella-face-ses-ecrits-antisemites" class="spip_out" rel="external"Mediapart/a révèle des propos antisémites que Jordan Bardella aurait tenus ou écrits du temps de ses premières années de militant lepéniste. Les grands classiques de l'antisémitisme « iobsessionnel/i » d'extrême droite s'y trouvent réunis : les juifs et les banques, les juifs et le « inouvel ordre mondial/i », etc. Les révélations font le tour de la presse en moins de temps qu'il ne faut pour dire « nazi » : dépêche AFP, « push » de l'application du iMonde/i, sujets dans les journaux télévisés, éditos dans les premières pages de journaux…/p
pNous essaierons de revenir sur la touchante prudence avec laquelle nombre de médias ont repris ces informations, rappelant systématiquement les farouches démentis de Jordan Bardella, anticipant la défense de ce dernier (et la communication du parti) en s'interrogeant notamment sur la pertinence d'une éventuelle « excuse de minorité », jugeant opportun de diffuser in extenso la prise de parole du duo Le Pen-Bardella, polarisant le commentaire autour des méthodes d'enquête de Mediapart.../p
pSignalons tout de même l'attitude exemplaire de Ruth Elkrief qui s'est refusée à tout commentaire sur son plateau de LCI au nom d'une saine « prudence » : « iC'est très compliqué de commenter comme si c'était une vérité révélée, on attend, c'est normal, c'est notre prudence, notre conscience professionnelle./i » (28/09) Une conscience professionnelle qui, quelques mois plus tôt, n'avait cependant pas empêché Mme Elkrief de diffuser et de commenter, avec d'autres, a href="https://www.acrimed.org/Rima-Hassan-et-la-drogue-fiasco-mediatique"une fausse information (grossière)/a contre Rima Hassan. Un double standard exemplaire du « professionnalisme » à géométrie variable de l'éditocratie telle qu'elle pérore./p
pComme l'ont souligné de nombreux journaux, c'est « ile visage de la dédiabolisation [qui] devient celui de l'antisémitisme/i » (Le Soir, 29/09). « iCes révélations font voler en éclats quinze ans de "dédiabolisation", une stratégie dont l'eurodéputé était l'incarnation même/i », écrit aussi Mediapart. En effet… Toutes celles et tous ceux qui avaient a href="https://www.acrimed.org/-Les-medias-et-le-Front-National-"entonné (et mis en application)/a le refrain de la « normalisation » du RN semblent tomber de leur chaise devant la matrice idéologique de son jeune président, faite d'un mélange bien nauséabond de complotisme et d'antisémitisme. Comme si la réussite de cette stratégie de « dédiabolisation » n'était pas d'abord (et avant tout), comme l'a déclaré l'un des journalistes à l'origine des révélations, Antton Rouget, « iune défaite du journalisme/i ». Nous pourrions même dire, « un crash gigantesque » : des travaux universitaires aux enquêtes journalistiques, la presse avait sous les yeux tous les éléments permettant de ne pas tomber dans cette opération d'enfumage, mais une très large partie d'entre elle s'y est laissé prendre pendant 15 ans. Et de deux choses l'une : soit elle a choisi sciemment de les ignorer, soit elle n'a pas eu la curiosité de s'y intéresser. Quelle est l'hypothèse la plus problématique, surtout de la part de journalistes et de médias se présentant comme les sentinelles les plus résolues face à l'antisémitisme ?/p
pVoilà 15 ans de commentaires blanchissant le RN – ou rejetant ses tares sur la gauche radicale – qui viennent se fracasser contre iune/i enquête qui présente des ifaits/i. Et cependant, « iil n'y aura pas d'examen de conscience de la presse/i », ajoute, probablement à juste titre, Antton Rougetspan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Lors de la réunion publique du Fonds pour une presse libre, mardi 29 septembre." id="nh1"1/a]/span. Mais nous ne saurons nous y résigner, et convaincus de la perfectibilité humaine, nous voulons permettre à cette ribambelle d'éditorialistes de relire leurs énormités à froid. À défaut de les voir se repentir, au moins, nous ne les oublierons pas./p
p/brbr class='manualbr' /- strongGuillaume Erner/strong (France Culture, 24/06/26) : « Quand, Marine Le Pen, avez-vous décidé de rompre avec l'antisémitisme de votre père ? »/p
p- strongAlain Finkielkraut/strong (« C à vous », France 5, 20/01/26) : « Il y a un parti antisémite en France, un seul, et passionnément antisémite comme l'a dit très justement Raphael Enthoven : c'est La France insoumise. »/p
p- strongJean Quatremer/strong (Radio J, 05/07/26) : « J'emmerde LFI, le premier parti antisémite de France, ils sont plus dangereux que le RN ! »/p
p- strongBruno Jeudy/strong (France 5, 01/09/26) : « [Pour Marine Le Pen], couper avec le père c'était aussi couper avec l'extrême droite qui était aux origines antisémite. »/p
p- strongArno Klarsfeld/strong (Europe 1, 15/08/26) : « Grâce à Marine Le Pen, le RN protège les juifs ! »/p
p- strongJean-Dominique Merchet/strong (sur X, 28/09/26) : « [...] On peut se réjouir de voir un grand mouvement politique abandonner enfin ces détestables lubies d'extrême droite. Ainsi de l'antisémitisme, comme l'a prouvé leur participation du RN [sic] à la manifestation du 12 novembre 2023. »/p
p- strongAlain Finkielkraut/strong (RTL, 21/02/26) : « C'est au Rassemblement national que l'antisémitisme peut être dit résiduel. »/p
p- strongIvan Rioufol/strong (sur X, 29/09/26) : « "Les banques sont toutes détenues par des juifs" : l'extrême gauche, antisémite et antisioniste, accuse Jordan Bardella de sa propre turpitude. »/p
p- strongFranz-Olivier Giesbert/strong (iLe Point/i, 12/11/25) : « Il faudra s'habituer : les milices de la sinistre SA des nazis sont revenues [...]. Aujourd'hui, leurs épigones, qui ont l'aval de la CGT, se disent propalestiniens (et de gauche). »/p
p- strongJean-Rémi Baudot/strong (Franceinfo, 24/03/25) : « Dans ce contexte, on semble voir un virage à 180 degrés du RN sur cette question [de l'antisémitisme]. Michaël Darmon, vous qui avez longtemps suivi le Front national en tant que journaliste, vous pensez que ce virage, il est sincère ? »/p
p- strongMichaël Darmon/strong (Franceinfo, 24/03/25) : « De la part de Marine Le Pen, c'est indéniable. De la part d'autres personnes qui sont autour d'elles, ses principaux lieutenants, par rapport à ce qu'on a pu connaître et par rapport surtout aux conversations qu'on a pu avoir tout au long de ces années, c'est clair que ce changement, il est majeur. […] En ce qui concerne effectivement cette évolution, pour la question que vous posez, ça, ça me paraît clair. »/p
p- strongFranz-Olivier Giesbert/strong (iLe Point/i, 14/05/25) : « Au secours ! Les antisémites sont revenus et ils ont la carte du camp du Bien ! »/p
p- strongLucas Jakubowicz/strong (Décideurs Magazine, 27/03/25) : « Au-delà des paroles, une révolution copernicienne est à mentionner. Pour la première fois, le RN a participé à des manifestations contre l'antisémitisme […] Le 9 octobre 2023 marque peut-être le début d'une nouvelle ère. »/p
p- strongRichard Malka/strong (France Inter, 02/12/25) : « L'abcès d'antisémitisme est fixé chez LFI aujourd'hui. »/p
p- strongRichard Malka/strong (iLe Parisien/i, 02/12/25) : « La haine des juifs a toujours été là, à l'extrême droite, mais pas assumée... Aujourd'hui, elle a migré vers la gauche radicale et est devenue cool et décomplexée. C'est un changement de monde. »/p
p- strongRaphaël Enthoven/strong (BFM-TV, 12/05/24) : « LFI est le premier parti antisémite de France. »/p
p- strongLuc Ferry/strong (Europe 1, 02/01/24) : « Marine Le Pen n'est ni raciste ni antisémite. »/p
p- strongLuc Ferry/strong (RTL, 03/01/24) : « Elle n'est ni raciste ni antisémite. »/p
p- strongMichel Eltchaninoff/strong (iPhilosophie Magazine/i, 04/07/24) : « Le parti fondé par Jean-Marie Le Pen a changé depuis que Marine Le Pen en a hérité. […] Arrivée à la tête du parti en 2011, Marine Le Pen a patiemment mis en place une stratégie de « dédiabolisation » destinée à supprimer ses freins à la progression électorale. Elle a ouvertement rompu avec l'antisémitisme (et avec son père), […] »/p
p- strongRobert Ménard/strong (BFM-TV, 17/06/24) : « Qui aujourd'hui est antisémite ? C'est LFI, pas le RN. »/p
p- strongGuillaume/strong Erner (France Culture, 17/06/24) : « La culture politique d'un Jordan Bardella est probablement éloignée de ce qui constituait le socle vichyste. »/p
p- strongFréderic Dabi/strong (iLe Figaro/i, 06/10/24) : « Il y a eu un passage de témoin maléfique entre LFI et le RN [sur l'antisémitisme]. »/p
p- strongMichel Winock/strong (iLes Échos/i, 11/10/24) : « L'extrême droite, réceptacle de longue date des passions antijuives, se trouve remplacée par l'extrême gauche. »/p
p- strongJérôme Fourquet/strong (France 5, 30/04/24) : « [...] stratégie de dédiabolisation, et la dernière étape c'est l'étape de la respectabilisation [...] qui s'est un peu construite en miroir de LFI. Et il y a un ingrédient tout à fait majeur [...] pour cette respectabilisation, c'est [...] l'antisémitisme. »/p
p- strongGauthier Le Bret/strong (C8, 12/06/24) : « Le RN est dans une stratégie de normalisation, et la LFI est dans la stratégie du chaos. Qu'est-ce qui est le plus dangereux ? La normalisation ou le chaos ? Ben vous avez répondu à la question »/p
p- strongValérie Bénaïm/strong (C8, 12/06/24) : « Il y a 20 ans, on se disait "Le FN au pouvoir on se casse tous". C'est marrant comme le paradigme s'est inversé »/p
p- strongCharles Consigny/strong (« C ce soir », France 5, 11/06/24) : « L'antisémitisme aujourd'hui, il est chez Rima Hassan, il est chez Jean-Luc Mélenchon, il est dans les manifs LFI. »/p
p- strongArno Karlsfeld/strong (iLe Parisien/i, 19/06/24) : « S'il fallait choisir entre le RN et LFI, je me rangerais du côté de mon père sans hésiter. » ; « Le RN a changé. On est aujourd'hui bien loin de ce parti des années 1990 dirigé par un Jean-Marie Le Pen. »/p
p- strongRaphaël Enthoven/strong (sur X, 01/05/24) : « La France insoumise est un mouvement antisémite, passionnément antisémite. C'est même le premier parti antisémite de France. Et le dire est un élément du débat. Désormais, c'est ainsi, c'est une opinion. »/p
p- strongArlette Chabot/strong (Sud Radio, 13/11/23) : « Marine Le Pen était donc présente [à la marche contre l'antisémitisme]. Le Rassemblement National confirme son entrée dans l'arc républicain. »/p
p- strongLuc Ferry/strong (LCI, 10/04/23) : « Je pense pas du tout que Marine Le Pen soit raciste, je pense qu'elle est absolument pas antisémite. »/p
p- strongCharles Sapin/strong (iLe Point/i, 11/10/23) : « S'il n'est pas nouveau, le soutien à la communauté juive et à l'État d'Israël n'a pas toujours été l'apanage du Front devenu Rassemblement national »/p
p- strongPaul de Coustin/strong (iLa Croix/i, 12/10/23) : « En défenseur des juifs, le RN poursuit sa normalisation »/p
p- strongArno Klarsfeld/strong (iLe Figaro/i, 09/11/2023) : « Pour moi, l'ADN de l'extrême droite, c'est l'antisémitisme. Donc, quand je vois un grand parti issu de l'extrême droite abandonner l'antisémitisme, le négationnisme, et marcher vers des valeurs républicaines, je m'en réjouis. Je prends acte de ces pas en avant du Rassemblement national »/p
p- strongCaroline Fourest/strong (France 5, 11/10/2023) : « Comme Marine Le Pen est impeccable, on n'a pas prise, nous, journalistes, pour parler de cette extrême droite antisémite. Alors que comme Mélenchon dérape et que Mathilde Panot bredouille, on a plus de facilité à parler de l'extrême gauche antisémite. »/p
p- strongMarylou Magal/strong (iL'Express/i, 11/10/23) : « Le RN et l'antisémitisme : histoire d'une dédiabolisation rêvée »/p
p- strongPhillipe Val/strong (Europe 1, 28/01/22) : « Y a des courants politiques compatibles avec l'antisémitisme. [...] L'extrême droite antisémite militante est quand même assez résiduelle en France, mais à l'extrême gauche, c'est plus grave. À cause du prétendu engagement pro-palestinien [...] »/p
p- strongGilles-William Goldnadel/strong (iLe Figaro/i, 10/06/22) : « […] si l'on regarde le refus de la démocratie, l'utilisation de la violence dans la rue, le racialisme et l'antisémitisme, alors, d'une certaine manière, l'extrême gauche aujourd'hui ressemble bien davantage au fascisme […] que l'extrême droite. »/p
p- strongAnne Rosencher/strong (Europe 1, 28/01/22) : « Même s'il doit rester de l'antisémitisme résiduel, culturel, à l'extrême droite, globalement [...] ces gens-là sont des vaincus de l'histoire. En revanche il réapparait [...] un antisémitisme qui vient de l'islamisme. »/p
p- strongGilles-William Goldnadel/strong (iLe Figaro/i, 14/11/22) : « L'antisémitisme n'est plus à l'extrême droite, il est passé à l'extrême gauche. »/p
p- strongDominique Reynié/strong (France 5, 11/04/22) : « Il y a peut-être un agenda caché, mais quand on regarde ses textes, ses discours, moi je n'ai... j'ai une fois, mais alors il y a dix ans, trouvé un propos qui était limite sur ces sujets-là, mais sinon il y a beaucoup moins d'écarts de langage, y compris sur des sujets comme l'antisémitisme, que Jean-Luc Mélenchon hein. Et donc quand on fait la liste des écarts de langage sur les valeurs, elle a tenu son discours à peu près correctement. C'est une droite nationale souverainiste mais je trouve qu'il faudrait quand même documenter davantage cette idée qu'elle est au fond en dehors du champ républicain. »/p
p- strongEugénie Bastié/strong (LCI, 08/04/19) : « Le nouvel antisémitisme, celui qui tue [...] ce n'est pas celui d'extrême droite, c'est celui...euh... l'islamogauchisme, un antisémitisme ancré dans une culture musulmane. »/p
p- strongGuillaume Tabard/strong (iLe Figaro/i, 15/02/19) : « Il y a certes le passé de certains fondateurs du FN […]. Mais depuis qu'elle a pris la tête du parti, Marine Le Pen a clairement rompu avec ces références ambiguës ou choquantes et toujours fermement condamné tous les actes d'antisémitisme. »/p
p- strongCécile Cornudet/strong (iLes Échos/i, 19/02/19) : « La lecture d'un antisémitisme venu du fondamentalisme islamiste, qui semble s'imposer dans l'agression d'Alain Finkielkraut, jette le trouble dans La France insoumise. Longtemps sujet empoisonné du Rassemblement national, l'antisémitisme l'est désormais pour La France insoumise. »/p
p- strongAlain Finkielkraut/strong (iLe Figaro/i, 03/04/18) : « La parenthèse raciste de l'antisémitisme se referme. Les antisémites du XXIe siècle se veulent antiracistes. Du fait de l'occupation par Israël de la Cisjordanie, ce n'est plus l'étoile jaune qu'ils clouent imaginairement sur l'objet de leur détestation, c'est la croix gammée. »/p
p- strongDépêche AFP/strong (09/11/18) : « L'antisémitisme du parti d'extrême droite s'est estompé sous la présidence de Marine Le Pen […] »/p
p- strongGilles-William Goldnadel/strong (iLe Figaro/i, 24/02/15) : « […] la violence anti-juive est le produit de l'islamo-gauchisme. La détestation d'Israël […] est son moteur moderne. L'antisémitisme issu de l'extrême droite, pour exister encore, est subalterne./p
p- strongJean-Yves Camus/strong (iLe Monde/i, 07/05/15) : « [Marine Le Pen] veut désormais faire sauter le verrou qui a barré au FN la route de la normalisation : celui de l'antisémitisme, de la fixation sur l'histoire de la seconde guerre mondiale, de la négation ou de la minoration du génocide des juifs. Simple tactique, objectera-t-on ! Je ne le crois pas. Marine Le Pen ne partage pas les idées de son père sur ces questions […]/p
p- strongValérie Igounet/strong (iLe Figaro/i, 11/06/14) : « La différence, entre 1987 et 2014, c'est que le patrimoine idéologique du FN a changé et que Marine Le Pen et son équipe bannissent désormais l'antisémitisme. »/p
p- strongWilly Le Devin et Dominique Albertini/strong (iLibération/i, 23/07/14) : « Reste, enfin, la vieille école des antisémites d'extrême droite. Si le thème a pu servir d'élément fédérateur au sein du Front national - en témoignent certains "dérapages" de Jean-Marie Le Pen –, il y est largement démonétisé aujourd'hui. »/p
p- strongIvan Rioufol/strong (iLe Figaro/i, 15/06/12 : « […] [L']extrême gauche vomit la démocratie libérale et flirte avec le nouvel antisémitisme, tandis que l'UMP est sommée de garder ses distances avec un FN qui s'est amendé de ses outrances. »/p
p- strongGuillaume Perrault/strong (iLe Figaro/i, 30/04/11) : « Pour son premier défilé du 1er Mai, Marine Le Pen cherche à faire le ménage parmi les manifestants, au risque de heurter la vieille garde du parti. […] La réaction de Marine Le Pen marque son souci de rejeter tout soupçon de complaisance envers le racisme et l'antisémitisme. »/p
p/brLa compilation que nous proposons ici, constituée de verbatims patiemment consignés par Acrimed, n'est évidemment pas exhaustive et est appelée à s'enrichir et s'actualiser au fil du temps. Pour lutter contre l'amnésie médiatique et contre les falsifications historiques, nous appelons nos lecteurs et nos lectrices à participer à cette œuvre collective : a href="https://www.acrimed.org/Nous-ecrire-nous-contacter"envoyez-nous/a vos observations et vos verbatims (précis, datés et sourcés) !/p/div
hr /
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pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanLors de la a href="https://auposte.media/emissions/6-mois-pour-ne-pas-sombrer-les-medias-indes-dans-la-presidentielle" class="spip_out" rel="external"réunion publique/a du Fonds pour une presse libre, mardi 29 septembre./p
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J'ai toute une théorie sur les chanteurs à bouclettes, je vous l'épargne. Je dirais seulement que ce sont des hommes qui voudraient qu'on les aime pour leur art, qui se veulent avant tout poètes, et qui sont surtout aimés pour leur sexytude. Quelles que soient les qualités de leur parole (puissance de la voix, poésie du contenu), ils gagnent leur croûte essentiellement avec leurs, disons, rondeurs.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/-releve-sur-le-net-"Relevé sur le Net.../a/b/div
Derrière l'autonomie des voitures qui semblent circuler par elles-mêmes, se cache toute une économie invisible de gens chargés de mettre à jour les voitures, de les nettoyer, de les récupérer… comme les trottinettes en libre service ou les vélos ont leurs armées de juicers et autres réparateurs dédiés.
div class='source'Source: ba href="http://rezo.net/-releve-sur-le-net-"Dans les algorithmes/a/b/div