« L'instinct, c'est l'âme à quatre pattes ; la pensée, c'est l'esprit debout »
— Victor Hugo
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Médias

En finir avec l'écologie : décatégoriser pour clarifier

Rezo.net - jeu, 2026-02-05 19:07
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L93xH120/arton249659-0e048.png?1770311361' width='93' height='120' / Plus précisément, dans la communauté scientifique travaillant sur ces questions, les unités de vie en bonne santé perdues sont typiquement comptabilisées sous forme de « DALYs », pour Disability-Adjusted Life Years. Une personne mourant un an avant son espérance de vie statistique correspond à un DALY, mais une personne passant une année de vie en mauvaise santé correspondra à une certaine portion d'un DALY selon la gravité de l'affection. 1 pour 1 pour la mort, 0.54 pour une phase terminale de cancer du cerveau et 0.006 pour 1 pour des chlamydias[7]. br /Autrement dit, 166 ans avec des chlamydias, c'est la même chose que mourir un an plus tôt que prévu. Songez-y. Le DALY est notamment l'unité de mesure utilisée au sein du Global Burden of Diseases, Injuries, and Risk Factors Study, une grande initiative scientifique interdisciplinaire qui depuis trente ans quantifie l'impact sur la population des maladies et des risques, de globalement tout ce qui diminue la santé de l'humanité par rapport à un optimum sans ces affections. br /On apprend alors, dans le dernier rapport de 2023[8], que la pollution de l'air est le deuxième risque le plus impactant au monde en étant responsable de 8,4 % des 2.80 milliards de DALYs dans le monde en 2023. Bien devant le harcèlement (0.19 %), ou la violence sexuelle contre les enfants (1.1 % tout de même), pour rester dans les comparaisons insupportables. Mais c'est là toute la force de l'approche. « L'écologie » n'existe pas comme telle ici, et les causes et risques sont traités de la même façon. On pourra simplement les ordonner par catégories dans un but de visualisation mais fondamentalement, le travail statistique et de modélisation est le même. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Contretemps/a/b/div

Le commerce toxique de l'agro-industrie israélienne

Rezo.net - jeu, 2026-02-05 14:45
« Ils font ce qu'ils veulent. Ils n'ont pas de limites. Ils ont accès à l'eau et à la terre » explique Khalil Alamour, paysan de la région de Naqab, en entretien avec Luke Carneal. Il se réfère à la dépossession systématique pratiquée par Israël à l'encontre des communautés de bédouins, chaque jour un peu plus acculées dans cette zone désertique limitrophe de Gaza. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"GRAIN/a/b/div

Faut-il rire de l'extrême droite ? | Aude Vidal

Rezo.net - mar, 2026-02-03 13:14
Même entre nous on se sert de bonnes plâtrées de mépris alors je doute un peu de nos capacités à être à peine plus stratégique en nous adressant à celles et ceux qui ne partagent pas nos idées (mais vraiment pas, l'électorat RN n'est globalement pas déçu de la gauche mais de la droite). On se le dit pourtant, qu'il faudrait aller vers les gens, ouvrir des espaces où on peut discuter sereinement, retisser des liens de voisinage abîmés, que c'est notre seule chance devant l'étau entre néolibéralisme et fascisme. Mais à la moindre occasion de prouver sa haute valeur en se moquant de l'autre, le sarcasme fuse là où on avait dit qu'on ferait de l'éduc pop, qu'on s'appuierait les un·es sur les autres pour comprendre et grandir. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Écologie politique/a/b/div

Venezuela : « Il y a une richesse et une complexité politique dont la presse ne rend pas du tout compte »

Acrimed : Action-Critique-Médias - mar, 2026-02-03 13:04
div class='rss_chapo'pEntretien./p/div div class='rss_texte'pPablo Aiquel est secrétaire général du Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) et vice-président de la Fédération Européenne des journalistes (EFJ). Il est aussi franco-vénézuélien et ancien correspondant à Caracas de nombreux médias francophones au moment de la révolution chaviste, en 1998. Pourtant, il n'a pas été sollicité par les grands médias au moment de l'agression impérialiste des États-Unis au Venezuela, le 3 janvier 2026, qui lui ont préféré les toutologues de la géopolitique. Pablo Aiquel répond à quelques questions sur le traitement journalistique de cet événement, et sur les angles morts habituels inhérents à la fonction de correspondant à Caracas./p p/brstrongAcrimed : Pouvez-vous nous parler de votre expérience en tant que correspondant au Venezuela ?/strong/p pstrongPablo Aiquel :/strong Je suis Vénézuélien, et j'ai fait mes études en France. J'ai été diplômé de l'école de journalisme de Lille en 1997. Et j'avais vocation à rentrer au Venezuela pour y travailler. C'est ce que j'ai fait. Je suis arrivé au Venezuela fin 1997, en gros, un an avant la première élection de Chávez. Mais j'étais un correspondant particulier, parce que contrairement à d'autres correspondants français ou francophones à l'étranger, la correspondance était pour moi un complément de salaire et pas mon travail à temps plein. J'étais journaliste dans des médias importants au Venezuela, j'ai passé un an à iEl Universal/i – qui est l'équivalent en gros du iFigaro/i ici. Et j'ai passé deux ans au iNacional/i – qui est en gros l'équivalent du iMonde/i ici. J'ai eu aussi une émission de radio en français, parrainée par l'ambassade de France. Ils m'ont embauché pour animer une émission de radio pendant des années pour la communauté francophone du Venezuela. Donc j'avais aussi plusieurs points d'observation de la société vénézuélienne, et je gardais toujours un lien avec la France ou avec la langue française./p pEn tant que correspondant, principalement, j'ai travaillé pour Radio France Internationale en espagnol, mais aussi de temps en temps en français. Parfois pour la Radio Suisse Romande ou pour Radio-Canada. Et en presse écrite, j'ai surtout travaillé pour iLibération/i. Mais aussi ponctuellement pour iLe Point/i, pour 24h.ch en Suisse, et je ne me souviens même plus combien d'autres journaux. J'ai aussi beaucoup travaillé comme « fixeur » francophone, quand des journalistes télés venaient au Venezuela. France 2, France 5… Je suis rentré en France en 2003, pour plein de raisons, et en 2006, j'y suis retourné avec France 2 pour « Un œil sur la planète », au moment des élections, avec Arnauld Miguet et Édouard Perrin, parce que mes réseaux, notamment dans les milieux chavistes, étaient encore très bons. Nous avons d'ailleurs interviewé les parents de Chávez pour faire un portrait de Chávez sans Chávez./p p/brstrongSur quels sujets étiez-vous sollicité par la presse française, pour parler du Venezuela ?/strong/p pJe dirais que mon boulot comme correspondant a commencé par le sommet ibéro-américain de Margarita. C'était en 1997, donc avant que Chávez ne soit élu, avec Aznar, Fidel Castro et plein d'autres présidents de l'époque. Globalement, avant que Chávez ne soit élu, le Venezuela intéressait relativement peu en France. Et donc je n'avais pas énormément de boulot comme correspondant. Ensuite, une fois que Chávez a été élu, forcément, ça a mis le Venezuela sous le feu des projecteurs. Mon travail en tant que correspondant était très rythmé par l'actualité et les montées de tensions, que ce soit entre États ou quand il y avait des manifestations anti-chavistes. Je me souviens, par exemple, des tensions et des rencontres entre Chávez et Álvaro Uribe Vélez, qui était le président de droite colombien à l'époque. J'ai couvert ce type de rencontres bilatérales. On était une flopée de correspondants étrangers à suivre ce type de rencontres avec Chávez et Álvaro Uribe. Ils s'invitaient, ils se faisaient des étreintes – un peu à la Macron-Trump – et à d'autres moments, ils s'engueulaient à distance, ils s'insultaient presque. Donc ce type de rapport avec la droite colombienne était relativement suivi. C'est ça qui intéressait les journaux et non pas les enquêtes de terrain qui faisaient comprendre pourquoi les quartiers populaires avaient un attachement profond au chavisme naissant./p pEt puis, il y a eu le moment où les manifestations de Chávez face à l'opposition ont vraiment pris de l'ampleur, en 2001-2002. Et notamment le coup d'État manqué, ou plutôt réussi mais éphémère, d'avril 2002, qui a été un peu le climax de mon travail au Venezuela. Je faisais beaucoup de radio à l'époque, et ces journées du 11, 12 et 13 avril, j'ai eu l'impression d'avoir travaillé presque 24 heures sur 24 et d'avoir témoigné pour de très nombreux médias de la francophonie./p p/brstrongPouvez-vous développer sur le manque d'intérêt des rédactions pour les reportages de terrain que vous proposiez, au profit des rencontres diplomatiques ?/strong/p pC'est pour cela que je disais que j'étais un peu un correspondant particulier. Dans la dernière partie de mon travail au Venezuela, j'ai travaillé pour iEl Nacional/i, entre 2001 et 2003, d'abord au service enquête puis au service politique. Et le iNacional/i avait été un journal qui, jusqu'à début 2000 disons, jusqu'à la première élection présidentielle sur la base de la nouvelle constitution, avait été plutôt favorable au mouvement bolivarien. Le directeur du journal, a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Alfredo_Pe%C3%B1a" class="spip_out" rel="external"Alfredo Peña/a, a été un élu du Mouvement pour la Cinquième République de Chávez (Movimiento Quinta República). Mais assez rapidement, après la première élection de 2000 et avec les premières décisions de Chávez, comme la réforme agraire, des choses peut-être un peu basiques mais qui n'allaient pas nécessairement en faveur des intérêts du capital, ils avaient retourné assez vite le journal contre Chávez. On se retrouvait dans une situation dans laquelle il y avait une guerre entre les médias privés qui essayaient de dézinguer le gouvernement, et les médias publics qui essayaient de le défendre. Cette polarisation est arrivée assez vite et d'une manière assez impressionnante pour certains alliés de 1999-2000 qui assez vite, en 2001-2002, étaient devenus des opposants. Le travail qu'on m'a fait faire, quand on m'a embauché au iNacional/i, c'était justement d'aller couvrir les secteurs populaires du chavisme naissant et d'essayer de comprendre pourquoi, dans les quartiers populaires, on pouvait à un moment donné en avoir ras-le-bol du maire chaviste, du député chaviste. Et éventuellement, quand est-ce que l'état de grâce avec Chávez allait se terminer ? C'est la commande qui m'était faite./p pMais ces reportages de terrain m'ont permis de cerner assez vite que l'identification des quartiers populaires avec Chávez était viscérale et que même s'ils étaient plutôt déçus de tel maire ou de tel député, le lien avec Chávez était extrêmement fort et qu'il n'allait pas s'éteindre si rapidement. Je proposais donc des reportages pour expliquer cela, mais ce n'était pas ce qui intéressait les rédactions étrangères./p p/brstrongEst-ce que cette polarisation qui est arrivée très vite a eu des effets sur votre travail de correspondant, sur le type de sujets que l'on vous commandait ?/strong/p pOui. Avec, comme je le disais plus tôt, une focalisation sur les moments de « montée de tension ». Parfois je proposais des sujets plus froids, sur des situations qui me paraissaient intéressantes. On me disait « non, on ne va pas prendre, personne n'en parle ». En revanche, si quelques jours plus tard, il y avait des montées de tensions en manifestation, et que l'AFP faisait une dépêche, à ce moment-là, on m'appelait pour que je fasse le papier. J'avais envie de dire « mais je te l'ai dit il y a 5 jours, on aurait pu devancer l'AFP ». Donc un fort intérêt pour cette mise en scène entre, d'un côté, les manifestations chavistes, de l'autre côté, les manifestations anti-chavistes. Mais relativement peu sur du reportage, du terrain, qui permettent de faire un pas de côté, d'essayer de comprendre vraiment le pays./p p/brstrongPour préparer cette interview, vous nous avez parlé de « l'isolement sociologique » des correspondants au Venezuela – qui n'aide pas pour comprendre la société. Pouvez-vous développer ce point ?/strong/p pOui, c'est l'autre témoignage que je peux apporter comme ancien correspondant. Je ne voyais aucun inconvénient à ce que, quand il y avait des temps forts, les médias pour lesquels je travaille envoient quelqu'un, un envoyé spécial. Mon expérience comme fixeur télé m'avait fait voir que c'était aussi intéressant qu'un journaliste canadien, un journaliste suisse, un journaliste français vienne voir de lui-même et fasse lui-même le travail, même si je peux l'aider en lui donnant quelques contacts, des sources. J'avais notamment – ça peut surprendre – des sources francophones dans les quartiers populaires chavistes. Mais j'ai été souvent surpris que certains journalistes veuillent à tout prix rester dans les quartiers huppés de Caracas, dans l'hôtel qui est tenu par un Français, à rendre compte de la vision de cette famille, disons des Français de Caracas et de leur entourage. Ils n'allaient pas dans les quartiers populaires, ils n'allaient pas interroger des intellectuels favorables au mouvement bolivarien, etc., ce qui revenait de fait à privilégier un narratif « anti-chaviste ». Et à la limite, quand ils tendaient le micro à des partisans du chavisme c'était sous la forme du micro-trottoir – ce qui ne permet que d'évoquer des positions simples. Il y a une richesse et une complexité politique dans ce pays dont la presse ne rend pas du tout compte./p p/brstrongDe même, en lisant la presse française et même internationale, on a l'impression qu'il n'existe qu'une seule opposition au Venezuela et que c'est celle de María Corina Machado. Il n'existe pas de gauche anti-Maduro, de droite modérée, de centristes, etc. ?/strong/p pC'est vrai que c'est important. Il existe cette autre opposition et ce sont des gens à qui il faudrait donner la parole. Je pense par exemple à Claudio Fermín d'Action démocratique qui, en décembre, disait qu'on ne pouvait pas, tout en étant dans l'opposition, accepter les menaces d'un pays étranger sur son propre pays. Ou à Henrique Capriles, qui a quand même pris ses distances avec l'extrême droite. María Corina Machado au contraire est l'une des principales personnalités vénézuéliennes qui demandait une invasion américaine, depuis des années. Et c'est une faute assez importante, je pense, du journalisme français et européen que de ne pas avoir produit de grandes enquêtes sur ce que faisait María Corina Machado dans les années 2000. Pour rappel, en avril 2002, des militaires ont réalisé un coup d'État, ont enlevé Chávez et ont désigné le patron de l'équivalent du MEDEF, Pedro Carmona, comme nouveau président. La première décision de Carmona a été de dissoudre tous les pouvoirs constitués. D'autres militaires ont utilisé cela comme preuve que le fil constitutionnel était rompu et ont fait sortir ces gens-là du palais de Miraflores, ramenant Chávez au pouvoir le lendemain. Donc ce coup d'État a duré 48 heures. María Corina Machado est l'une des signataires du décret qui a dissous tous les pouvoirs constitués le 12 avril 2002. Donc pour les Vénézuéliens, elle fait partie des putschistes depuis plus de 20 ans./p p/brstrongPour revenir à la façon dont est traitée l'agression militaire du 3 janvier et ses suites dans les médias français, nous avons remarqué une focalisation sur les témoignages de Vénézueliens expatriés – qui sont bien sûr à entendre mais qui constituent notre seul « accès » à la parole du peuple vénézuelien dans la presse française. Est-ce que vous, avec votre casquette de secrétaire général du SNJ-CGT, de vice-président de la Fédération européenne des journalistes, d'ancien correspondant à Caracas, et de Vénézuélien, vous avez été sollicité par les médias français ces dernières semaines ?/strong/p pNon, je n'ai pas été beaucoup sollicité. Mais je viens de donner une interview à un média tchèque. Les médias français préfèrent sans doute des gens qui travaillent encore actuellement sur le sujet. Les citoyens vénézuéliens qui sont sollicités sont ceux qui, comme vous le disiez, sont en exil et qui ont un témoignage de vécu à apporter./p pCela rejoint le thème de la polarisation que j'évoquais tout à l'heure, et qui n'a fait que s'approfondir au cours des années. Cela amène à avoir chacun ses médias, chacun ses canaux. En France, nous entendons très souvent la parole des exilés et très rarement celle du « peuple chaviste », mais l'inverse est également vrai. Aujourd'hui, le Venezuela a aussi les médias de ses alliés. Sur les chaînes hertziennes au Venezuela, on a des canaux iraniens en espagnol, des chaînes chinoises, russes…/p pJ'ai envie de reprendre les mots de la politologue espagnole, Arantxa Tirado Sánchez, qui est une chercheuse ouvriériste qui a vécu à Caracas, et qui a dit : « Le journalisme est mort au Venezuela ». Je suis assez d'accord avec elle. Les médias ont beaucoup joué le rôle d'être vecteur d'une certaine propagande, et pas du tout celui qu'on attend vraiment d'eux : informer de façon impartiale et équilibrée./p p/brPropos recueillis par strongJérémie Younes/strong/p/div
Catégories: Médias

Our Neighbors in Minneapolis | Margaret Killjoy

Rezo.net - lun, 2026-02-02 21:10
Our Neighbors in Minneapolis div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div

Atmosphère de guerre et militarisation du débat public

Acrimed : Action-Critique-Médias - lun, 2026-02-02 08:00
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH85/generaux-90b4c.jpg?1770015665' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt="" / div class='rss_chapo'p« Économie de guerre », appels au « réarmement », omniprésence des képis médiatiques et de leur lexique militaire, fascination pour l'ordre et la violence : la presse au garde-à-vous semble s'être donné pour mission de nous accoutumer à l'idée de guerre./p/div div class='rss_texte'p« iJe sais que je vais choquer certains lecteurs, mais je suis convaincu que quand tout projet un tant soit peu grandiose a déserté la vie politique, la quête de sens ayant comme la nature horreur du vide, une bonne guerre qui vient remplir ce dernier peut faire l'affaire./i » Ces mots sont ceux de Luc Ferry dans les pages du iFigaro/i, jeudi 2 octobre 2025. Le philosophe médiatique et ex-ministre pensait choquer ses lecteurs, mais il n'en fut rien. C'est que la déclaration arrivait sur un terrain médiatique déjà bien préparé, réhabitué à l'idée de guerre, à son iconographie, à son lexique, à son décompte quotidien de morts. Proposer aux jeunes de devenir de la chair à canon pour donner un sens à leur existence ? Au fond, Luc Ferry ne faisait que synthétiser une idée qui, si elle n'était pas encore consensuelle, était au moins redevenue entendable dans la presse française : « une bonne guerre » pouvait remplir le vide./p pDans ce « vide », on retrouve les séquelles de l'idée de « fin de l'histoire » de Francis Fukuyama, à laquelle les chefferies journalistiques avaient largement succombé dans les années 1990. « iC'était il y a un quart de siècle. Le mur de Berlin tombait, l'URSS implosait. Marx et le communisme étaient morts, enfin !/i », résumait à sa façon Arnaud Leparmentier dans iLe Monde/i (14/10/2014). La planète entière allait transiter pacifiquement vers la démocratie libérale, grâce à ce formidable vecteur qu'est l'économie de marché. Hélas, « itout ne s'est pas passé comme prévu/i », notait déjà Leparmentier, qui prononçait alors « La fin de la fin de l'histoire ». Bien sûr, tout au long de cette période, la guerre n'avait jamais disparu, et la propagande de guerre encore moins. Mais les guerres étaient le plus souvent « lointaines », « asymétriques », « justes », et menées par des États que l'éditocratie place dans le camp de ses « alliés ». C'est ce qui change pour Leparmentier et ses congénères avec les agressions russes en Ukraine, en 2014 puis 2022. Revenu de ses illusions, le monde journalistique a donc peu à peu reconfiguré son discours autour de « la guerre », se sentant manifestement la mission d'entretenir une « atmosphère ». Banalisés, le « fait militaire » et les appels au « réarmement » s'affichent désormais partout, structurent la pensée éditoriale, distillent leurs angles à travers la presse et bousculent la hiérarchie de l'information. Les médias se sentent une responsabilité : et s'il fallait mobiliser ?/p pÀ l'antenne de « C dans l'air » (France 5), début mars 2025, la grand reporter à iL'Express/i, Marion Van Renterghem, voit ainsi d'un très bon œil l'appel d'Emmanuel Macron à renforcer les contingents de réservistes : à ses yeux, le discours du président peut « iréintroduire la culture de la guerre, la culture de cette évidence de monde en guerre […] chez des Français qui, comme les Européens, ont vécu dans la naïveté des dividendes de la paix et d'un monde bienheureux de la mondialisation heureuse/i » (6/03/2025). « L'Europe, qui a pratiqué un désarmement unilatéral […] en cultivant le rêve d'une paix éternelle et d'une guerre impossible, se découvre vulnérable, impuissante et marginalisée dans un monde où la paix est impossible et la guerre omniprésente », écrit trois mois plus tard Nicolas Baverez dans iLe Figaro/i (23/06/2025). France Culture, elle, se demande « Comment préparer les hommes à la guerre ? » (30/10/2025) Et dans une lettre consternante à « imadame la guerre/i » dans laquelle il tient à nous faire part de son « iadhésion obligée au réarmement, arrachée sans sommations à [s]on pacifisme moribond/i », l'inénarrable Luc Le Vaillant entend donner l'exemple : « iNous étions tourneurs de pouces assoupis, nous voilà tenus de nous salir les mains dans les remous des régressions ambiantes et des cruautés flambantes. Ainsi finit cette belle époque que je croyais éternelle./i » (iLibération/i, 11/03/2025)/p pTrêve de bons sentiments et de « pacification » par le marché : l'heure est aux empires et à la prédation, au réarmement et à la puissance… ainsi qu'à la réaffirmation brutale de l'esprit colonial, qu'une large frange du personnel médiatico-politique n'a jamais renié, et qui se trouve incontestablement revigoré dans la configuration géopolitique mondiale. « iLa planète est en train d'être partagée par trois grandes puissances qui se divisent leurs zones d'influence sur notre dos, parce que nous n'existons pas dans ce schéma/i, prévient Marion Van Renterghem. iEt pour ne pas totalement être dépecé, disparaître ou être vassalisé, il vaut mieux essayer d'être fort et donc de se remettre au boulot !/i » Le cap est clair, la nouvelle configuration du capitalisme ressemble à une marche vers la guerre, et certains rêvent à haute voix d'un empire européen. Dans l'orchestre, souvent très loin de leur simple mission d'information, les grands médias jouent la partition la plus simple : sonner le clairon./p /br h3 class='article_intertitres'Le retour médiatique de la guerre/h3 p/brL'accroissement de la surface médiatique de la guerre n'est pas qu'une vague impression et a été objectivée par plusieurs analyses quantitatives. Elle correspond bien entendu à une réalité : « iDans la nuit du 23 au 24 février 2022, Vladimir Poutine déclenche son "opération militaire spéciale" en Ukraine/i », a href="https://larevuedesmedias.ina.fr/deux-ans-apres-linvasion-russe-en-ukraine-que-retenir-de-la-mediatisation-de-la-guerre" class="spip_out" rel="external"retrace la Revue des médias de l'INA/a : « iLes caméras se braquent sur l'Ukraine/i », car l'événement est « itrès facile à catégoriser et à raconter d'emblée : il s'agit d'une agression interétatique. Le type de guerres dont on pensait qu'elles n'auraient plus cours dans le monde occidental/i », explique à la revue la chercheuse Anna Colin Lebedev. Aussi, les chaînes d'information en continu se mettent-elles en ordre de bataille. Entre janvier 2022 et fin décembre 2023, elles « imentionnent le conflit à raison de 22 130 fois en moyenne par semaine/i », avec des périodes de pics d'attention, et une nette « ihyperspécialisation/i » de LCI, qui représente 52% des mentions totales. Si la revue de l'INA note une baisse importante de la couverture au cours des années suivantes, le sujet continue de dominer l'agenda de toutes les chaînes d'info en mars 2025 (à l'exception de CNews, où elle arrive en troisième placespan class="spip_note_ref" [a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Après les sujets « identitaires » et liés à « l'insécurité »." id="nh1"1/a]/span), a href="https://rsf.org/fr/pluralisme-en-france-sur-cnews-le-grand-contournement" class="spip_out" rel="external"selon une enquête de Reporters sans frontières/a fondée sur l'analyse des bandeaux d'informations. La thématique « réarmement et enjeux militaires » est ensuite la deuxième traitée sur LCI (16,8%), la troisième sur BFM-TV (10,3%) et Franceinfo (12,2%), la cinquième sur CNews (7,1%). De quoi installer une certaine « ambiance »./p /br div class='spip_document_16352 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/rsf_guerre.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH319/rsf_guerre-0e5c9.png?1769612390' width='500' height='319' alt='' //a /figure /div/br h3 class='article_intertitres'Défilé de généraux sur les plateaux/h3 p/brPour parler de la guerre, les médias se sont « naturellement » entourés… de militaires. Sur les chaînes d'info, dans les journaux ou à la radio, il est devenu quasi impossible de tomber sur une discussion portant sur l'actualité internationale sans qu'un général en retraite ne soit interrogé. « iNous sommes l'équivalent des médecins au moment du Covid/i », sourit le général Jérôme Pellistrandi dans iL'Express/i, qui consacre un papier à « Ces généraux français qui crèvent l'écran » (18/02/2023). Le magazine explique que les chaînes, plutôt que de recourir à des journalistes spécialisés, ont préféré recruter ces retraités de l'armée, qui touchent entre 200 et 500 euros par émission. Chacun son espace, et il est bien quadrillé : Jérôme Pellistrandi est le plus souvent sur BFM-TV, Dominique Trinquand passe sur LCI, Jean-Paul Paloméros apparait sur Franceinfo et CNews. Les présentateurs leur donnent du « mon général », et la contradiction en plateau est bien souvent… absente. Dans iL'Express/i toujours, le général Michel Yakovleff « i[s'amuse] d'avoir été d'abord sollicité comme "général de l'après-midi", dans un contexte où les antennes demandaient "du général H24"/i ». Certains de ces intervenants, comme l'immanquable Michel Goya, se sont constitué au fur et à mesure un capital médiatique conséquent, qu'ils n'hésitent pas à faire fructifier en librairie. Ces invités réguliers sont souvent accompagnés en plateau de « consultants en stratégie », « consultant en géopolitique et défense », renforçant encore davantage cette inclinaison pour les hauts gradés et le savoir stratégique./p pLe tropisme doit beaucoup au mode de traitement des conflits et des actualités « militaires » dans les chaînes d'info (et au-delà) : le suivi « en temps réel » et les besoins de remplissage d'antenne favorisent, on le sait bien, le commentaire. Ici spécifiquement, le commentaire « stratégique » à tendance sensationnaliste : état du front, lignes d'avancée/recul, nature de l'armement, rendez-vous diplomatiques… Crédo : « Vivre la guerre de l'intérieur » plutôt que l'analyser. Qui de mieux placé que des militaires pour répondre à ce type de cadrage ?/p /br div class='spip_document_16346 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/generaux.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH283/generaux-62096.jpg?1769612390' width='500' height='283' alt='' //a /figure /div p/brCette confusion totale de la figure journaliste/militaire et de « la montée en grade » du second dans l'espace journalistique témoigne d'une confusion de leurs pratiques et contribue à l'homogénéisation des discours, en marginalisant totalement les autres approches de la question – qu'elles viennent du monde universitaire, associatif ou politique. Dans iL'Express/i, la confusion entre journalistes et généraux en retraite est admise littéralement :/p blockquote class="spip" pEn décembre, une entrevue a eu lieu entre des représentants du centre de doctrine et d'enseignement du commandement de l'armée de terre et cinq de ces militaires du PAF, réunis pour l'occasion à l'Ecole militaire, à Paris. Autour de la table, Dominique Trinquand, Michel Goya, Jérôme Pellistrandi, le général Christophe Gomart, le général Nicolas Richoux et « des ceintures noires d'Ukraine » – la formule est de Michel Goya. L'occasion de faire valider leurs analyses... mais aussi d'interroger la communication du ministère des Armées. strongComme des journalistes, les étoiles en plus/strong./p /blockquote pRien de neuf cependant : le général et ancien chef d'état-major des Armées Pierre de Villiers avait eu droit, en 2020, à a href="https://www.acrimed.org/General-nous-voila-les-editocrates-avec-Pierre-de"une promotion médiatique démesurée/a, de CNews à France Inter, de iValeurs Actuelles/i à iL'Obs/i. On avait pu observer, à l'occasion, le général être interrogé sur toutes sortes de sujets, les budgets, les jeunes de banlieue, le chômage, les réseaux sociaux. Bref, sa construction médiatique l'a peu à peu transformé en « toutologue » comme les autres, invité régulier des matinales ou des magazines du soir, jusqu'à l'envisager (voire l'espérer) comme un candidat pour l'élection présidentielle de 2022./p pPosition d'autorité, popularité médiatique, confortable complément de retraite voire ambitions politiques, les raisons pour lesquelles ces généraux défilent sur les plateaux ne sont pas bien mystérieuses. Un phénomène de « peopolisation » que l'on a vu à l'œuvre pour d'autres figures médiatiques, en dehors du champ militaire, mais qui, pour le général de Villiers, s'incarne dans une exaltation de l'ordre, de la force et du virilisme. Le pouvoir politique bénéficie lui aussi de cette aura : tout comme les généraux de plateaux, Emmanuel Macron profite selon les médias de « l'effet drapeau » lorsqu'il pose en « chef de guerre ». « L'effet drapeau » est cette expression que les rédactions se repassent pour désigner à mots couverts le « nationalisme ». Lequel ne déplaît guère : « iIl me viendrait presque des spasmes de fierté franchouillarde quand je comprends que mon pays râleur et inconséquent pourrait retrouver une centralité perdue. Et que son avantage atomique l'autorise presque à se prétendre le garant du continent/i », ose Luc Le Vaillant. (iLibération/i, 11/03/2025)/p /br div class='spip_document_16347 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/illu2.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L400xH514/illu2-369c5-4dab6.jpg?1769612390' width='400' height='514' alt='' //a /figure /div p/brLe corollaire de leur omniprésence est lui aussi évident : on n'entendra pas de critiques de la guerre si l'on invite des professionnels de la guerre. Se dégage ainsi de tous ces plateaux une véritable fascination pour la chose militaire et pour son vocabulaire. Et, sur un autre air que Luc Ferry, ces généraux de plateaux chantent eux aussi la mélodie de la « bonne guerre qui pourrait remplir le vide » (BFM-TV, 24/10/2020) :/p blockquote class="spip" pstrong- Pierre de Villiers :/strong […] Dans cette jeunesse que je côtoie, dans les cités, aux Mureaux ou ailleurs, ils ont ce besoin d'appartenance. […]/p pstrong- Ruth Elkrief :/strong À l'armée ils le trouvent./p pstrong- Pierre de Villiers :/strong […] On reçoit 25 000 jeunes par an […] et on en fait une unité capable d'aller au combat et de mourir si nécessaire pour la France. C'est quand même magnifique, c'est un signe d'espérance. Ça prouve que c'est possible. […]/p /blockquote/br h3 class='article_intertitres'Spectacularisation de la guerre/h3 p/brLa fascination pour la guerre ne s'incarne pas que dans le recours systématique aux généraux de plateaux. Elle s'affiche aussi en grand sur les Unes de journaux et de magazines. Les hebdomadaires réactionnaires de milieu de semaine, iLe Point/i en tête, se distinguent particulièrement dans cet exercice. Et l'on remarque assez facilement un biais caractéristique de ce magazine « fana-mili » : la guerre est un beau spectacle qui fait de jolies Unes sur lesquelles on peut afficher des gros porte-avions, des drones, des chars et des avions de combat./p /br div class='spip_document_16348 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/montage_le_point.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH496/montage_le_point-cd280.jpg?1769612390' width='500' height='496' alt='' //a /figure /div p/brSi ces magazines sont assez peu lus, leurs éditorialistes sont omniprésents à la télé et à la radio, et leurs couvertures s'affichent en très grand format dans les villes, sur les panneaux publicitaires, les kiosques et les arrêts de bus : de quoi, là encore, créer une certaine « ambiance », un décor urbain et une musique de fond qui installe des questions dans les esprits : sommes-nous prêts pour faire la guerre ?/p pL'engouement pour l'armement qui se remarque sur les Unes du iPoint/i est un phénomène généralisé. iLa Croix/i (10/12/2025) détaille par exemple à ses lecteurs : « iQue sait-on des commandes qui devraient être passées en 2026 ? Selon nos informations, elles porteraient sur deux Rafale, quatre systèmes sol-air moyenne portée SPMT-NG, une frégate FDI-Marine, 350 blindés Serval, deux avions patrouilleurs et deux satellites./i » Peu importe que ces sigles et ce jargon militaire n'aient aucun sens pour la plupart des lecteurs. De la même façon, iLe Figaro/i tient la chronique régulière des commandes d'armement de l'État, et nous informe en mars 2025 : « iEmmanuel Macron annonce que l'armée de l'air et de l'espace "bénéficiera de davantage de commandes de Rafale"./i » Peut-être est-il utile ici de rappeler que le Rafale est un avion de combat français construit par Dassault Aviation, du groupe Dassault, lequel est propriétaire du iFigaro/i. Il est aussi bon de se souvenir que la France est le a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/03/10/la-france-conforte-sa-place-de-deuxieme-exportateur-mondial-d-armement_6577650_3234.html" class="spip_out" rel="external"deuxième vendeur d'armes mondial/a : c'est depuis ce pays que cette presse s'exprime. Aussi, certaines productions journalistiques ressemblent-elles à de véritables catalogues de représentants en commerce d'armes./p /br div class='spip_document_16349 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/montages_armements.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH434/montages_armements-8280c.jpg?1769612390' width='500' height='434' alt='' //a /figure /div p/brUne ambiance qui se décline de manière encore plus spectaculaire dans l'audiovisuel avec la floraison de « reportages embedded » dans l'armée, témoignant d'une fascination pour la chose militaire autant que d'une confusion manifeste du métier de journaliste avec celui de propagandiste :/p /br div class='spip_document_16350 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/embedded.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH265/embedded-0dd11.png?1769612390' width='500' height='265' alt='' //a /figure /div p/brCertaines séquences médiatiques virent carrément à la caricature de ce point de vue, et transforment l'information autour de « la guerre » en divertissement. Exemple avec cette séquence où BFM-TV dans son « forum de Français » invite « iWilliam, survivaliste et instructeur de survie/i » à venir présenter le contenu de « ison sac de survie et [à] donne[r] ses conseils en cas de guerre/i » : le voici qui déballe l'intégralité de son sac, lampe frontale, panneau solaire, gamelle en métal, gourde qui filtre les produits chimiques. « iOn m'avait parlé d'une arbalète ?/i » demande avec gourmandise Maxime Switek./p /br centeriframe title="BFM-TV, 15 janvier 2026" width="560" height="315" src="https://videos.globenet.org/videos/embed/44n9BwRWNoUKLLmEKobyBM" style="border: 0px;" allow="fullscreen" sandbox="allow-same-origin allow-scripts allow-popups allow-forms"/iframe/center p/brLe thème de l'armement n'existe donc dans les médias que sous l'angle tactique, technologique ou commercial, toujours avec un aspect spectaculaire. Les quelques enquêtes journalistiques qui révèlent les dessous opaques des ventes d'armes ou de composants militaires de la France, comme celles du média d'investigation Disclose, sont, elles, très largement snobées par la grande presse. Quand elles ne font pas l'objet d'un acharnement judiciaire de l'État…span class="spip_note_ref" [a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="Lire par exemple : « Ariane Lavrilleux : le parquet général fait appel du (…)" id="nh2"2/a]/span/p /br h3 class='article_intertitres'Le « réarmement » : « Pensions ou munitions ? »/h3 p/brInstallée comme un refrain lancinant, l'atmosphère de guerre induit de nouvelles questions à mettre à l'agenda médiatique : « Sommes-nous prêts matériellement ? » « Sommes-nous prêts "moralement" ? » Les médias formulent telles quelles ces interrogations, soufflées par le pouvoir, qui sont le plus souvent rhétoriques et servent à justifier la hausse continue des dépenses militaires dans des budgets pourtant austéritaires. De nombreux médias se sont ainsi faits les chantres du nécessaire « réarmement » de la France, après les « 30 ans de désarmement » que constitue la période de « fin de l'histoire », des années 1990 à 2020. Le 5 mars 2025, par exemple, Emmanuel Macron pose en « chef de guerre » et annonce lors d'une allocution « ides investissements supplémentaires/i » en matière de défense, « icompte tenu de l'évolution des menaces/i », et le tout « isans augmenter les impôts/i » (iLe Monde/i, 5/03/2025). Ni une ni deux, les thuriféraires médiatiques du pouvoir reformulent en un faux dilemme qui va se retrouver à travers toute la presse : a href="https://www.acrimed.org/Pensions-ou-munitions-la-fabrique-du-consentement"« iPensions ou munitions ?/i »/a chez Dominique Seux (iLes Échos/i, 10/03/2025), « iLes canons ou les allocations ?/i » chez Étienne Gernelle (RTL, 10/03/2025). L'alternative est posée : ce sera des chars ou la sécu ; l'éditocratie préfère les chars. Rebelote en novembre 2025, après les fameuses déclarations du chef d'état-major des Armées, Fabien Mandon, devant les maires de France, à propos de la nécessité « id'accepter de perdre ses enfants/i » à la guerre. La presse a fait ses choux gras de ce bout de phrase, mais la suite est tout aussi intéressante : il faudrait également « i[accepter] de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense/i ». Après nous avoir présenté le catalogue, passons aux achats ! « Le chef d'état-major sonne la charge ! », titre iLe Parisien/i (22/10/2025), « Comment le chef d'état-major de l'armée française veut la préparer au choc russe », décrypte iLes Échos/i (6/11/2025). Les déclarations de Fabien Mandon sont mal reçues par « les-Français », les sondages commandés à l'occasion et commentés dans la presse sont chagrins. Au contraire des « investisseurs », pour qui le retour de la guerre sonne comme une bonne nouvelle : « iLes rivalités entre grandes puissances [...] ont replacé la question de la sécurité au cœur des priorités des États. [...] Pour les investisseurs, cette nouvelle donne crée des perspectives intéressantes/i », se réjouit un site pour spéculateur (Boursorama, 20/01). Pour les industriels de la guerre, il y a en effet de quoi se frotter les mains : le 16 janvier, Emmanuel Macron promet « 36 milliards d'euros supplémentaires pour les armées » (iLa Tribune/i, 16/01). Et le journal économique de saluer le fait que le président se soit montré « iconstant/i » sur le sujet, en doublant le budget défense en 10 ans, « ipassant de 32,3 milliards d'euros en 2017 à 64 milliards en 2027/i ». Convaincu par l'adage « Qui veut la paix prépare la guerre », et faisant mine de croire qu'une course à l'armement peut finir par autre chose que par l'emploi de ces armes, la quasi-totalité de la presse applaudit sans nuance ce virage vers « l'économie de guerre »./p /br div class='spip_document_16353 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH481/latribunedimanche-065e9-5f3f9.png?1769612415' width='500' height='481' alt='' / /figure /div centersmalliLa Tribune dimanche/i, 9/03/2025./small/center p/brLa « guerre » sort des pages internationales et devient un sujet transversal pour les rédactions. Les services politique, économie ou social peuvent eux aussi s'y pencher. Ainsi les pages « entreprises » du iMonde/i nous gratifient, en mars 2025, d'un dossier en 5 volets : « Les dépenses militaires, levier de croissance »./p /br div class='spip_document_16354 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/png/lemonde-3.png' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/png" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH108/lemonde-3-1a1c6-adae9.png?1769612756' width='500' height='108' alt='' //a /figure /div centersmalliLe Monde/i, 11/03/2025./small/center/br h3 class='article_intertitres'Le « réarmement » médiatique des cœurs/h3 p/brMais le « réarmement » n'est pas que « matériel ». Comme l'indique la première partie de la phrase du général Mandon, il est également « moral ». Ce recours au registre « moral » n'est évidemment que le cache-nez d'une option politique : le nationalisme. Les valeurs morales ici exaltées sont celles du sacrifice pour la nation (« accepter de perdre ses enfants »). Aussi, certains médias se sont-ils donné pour mission de réhabituer « les-Français » à l'idée de guerre. « Les autorités françaises tentent de préparer les esprits à la guerre » résume une dépêche de l'AFP (20/11/2025), « imais le message peine à infuser/i », regrette iLe Télégramme/i (21/11/2025). « iIl faudrait plutôt inquiéter les Français pour préparer une forme d'acceptation des sacrifices nécessaires/i », avance l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau dans « C ce soir » (France 5, 21/11/2025), lui qui avait participé à remettre le syntagme « iculture de guerre/i » en circulation au début des années 2000. À ce sujet, David Pujadas s'inquiète (LCI, 20/11/2025) : « iPour refamiliariser [les jeunes] avec l'idée de guerre, est-ce qu'il faut d'abord mettre l'accent sur la mort ?/i » Voici la fonction du journalisme va-t-en-guerre admise au détour d'une question : nous « refamiliariser » avec l'idée de guerre. Mais sans nous effrayer !/p pSigne de cette offensive discursive, le terme « réarmement », déjà « matériel » et « moral », va être employé à tort et à travers dans les médias, à nouveau sous l'impulsion du pouvoir politique, pour des sujets qui n'ont qu'un rapport lointain avec la guerre. a href="https://www.humanite.fr/en-debat/emmanuel-macron/les-voeux-2026-demmanuel-macron-un-president-en-guerre-contre-la-raison-democratique" class="spip_out" rel="external"iL'Humanité/i (5/01)/a note un « iusage obsessionnel du vocabulaire martial : "réarmement démographique", "réarmement économique", "réarmement de l'État", "réarmement civique", "réarmement industriel", "réarmement de la nation"/i », etc. Plus généralement, l'invasion d'un lexique guerrier dans le vocabulaire politico-médiatique se note aussi dans la variété de sujets contre lesquels « inous sommes en guerre/i » : guerre contre le Covid-19 (France Culture, 19/02/2021) ; guerre contre le narcotrafic (« C ce soir », France 5, 16/12/2025) ; guerre contre le terrorisme (France Culture, 1/10/2021) ; ou encore… guerre contre les moustiques (Arte, 2/09/2025). Plus récemment, face aux menaces de barrières douanières avec les États-Unis, l'UE a promis de sortir son « bazooka commercial » : l'occasion de faire de jolis titres…/p /br div class='spip_document_16351 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/montage_bazzoka.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH115/montage_bazzoka-75d48.jpg?1769612390' width='500' height='115' alt='' //a /figure /div/br h3 class='article_intertitres'Mutilation du pluralisme/h3 p/brAccroissement de la surface médiatique de la guerre, accaparement de cet espace par des généraux en retraite, spectacularisation, fascination pour les armes, invasion d'un lexique guerrier, campisme et intérêts matériels des propriétaires de presse : le pendant presque logique de cette configuration médiatique est le quasi-effacement de la pluralité des opinions et des approches, en particulier des idées pacifistes. Disqualifiées dans le débat public, qu'elles soient formulées par des universitaires ou des politiques, les idées qui divergent du prêt-à-penser belliciste sont renvoyées au mieux à de la faiblesse – des « ibéatitudes d'enfant gâté/i » dans les mots de Luc Le Vaillant –, au pire à un esprit « imunichois/i » et capitulard. iChallenges/i prévient dans un édito (23/10/2025) : « Après Hitler, l'esprit de Munich continue de hanter l'Europe… à ses risques et périls face à Poutine ». iLa Vie/i (7/05/2024) synthétise le crédo médiatique : « Le réarmement moral pour lutter contre l'esprit de Munich ». Autant de façons de signifier que les idées pacifistes ne sont pas tolérées dans le champ médiatique. Peut-être plus que sur tout autre sujet, les médias verrouillent et ne laissent exister qu'une seule pensée sur la guerre : celle qui prétend préparer la paix en armant les nations jusqu'aux dents./p pAussi, lorsqu'Emmanuel Macron a annoncé le retour d'un service « ivraiment militaire/i », la presse était-elle en joie et a href="https://www.acrimed.org/Guerre-et-service-militaire-les-medias-sonnent-le"à l'unisson/a : « iLorsque le chef de l'État quel qu'il soit dit "Il y a une menace" – on la voit tous les jours, sur LCI on informe tous les jours/i, disait alors Renaud Pila, ieh bien, on s'engage ! Et les débats philosophico-philosophiques, on pourra les faire le dimanche à 17h !/i » « iMerci le SNU !/i », s'exclame lui Gauthier Vaillant (iL'Opinion/i, 12/01), qui aura finalement servi selon l'éditorialiste « ià légitimer le retour d'un service militaire digne de ce nom. […] Trente ans après sa suspension, le retour du service militaire referme la parenthèse des "dividendes de la paix"/i ». Et iL'Opinion/i s'en réjouit./p /br centerstrong***/strong/center p/brVoici dans quelles dispositions du paysage médiatique sont intervenus les guerres en Ukraine, le génocide à Gaza, ou les bombardements de Donald Trump au Venezuela, au Nigeria, au Yémen, en Syrie, en Irak, en Iran, dans les Caraïbes ou dans le Pacifique (AFP, 14/01). a href="https://www.acrimed.org/Propagande-de-guerre-les-medias-au-garde-a-vous"« L'opinion ça se travaille »/a et il est peu de dire que le champ journalistique travaille à nous faire accepter la fatalité de la guerre, en nous faisant baigner dans son atmosphère. Cette presse profondément campiste et focalisée sur les « menaces » russe ou islamiste n'avait toutefois pas anticipé les agissements de l'allié américain contre un territoire affilé à l'espace européen, le Groenland, et s'est vite retrouvée comme un lapin pris dans les phares d'une voiture. Ces derniers développements semblent n'avoir fait que renforcer la conviction des chefferies journalistiques de mettre la guerre et ses manières à l'ordre du jour. BFM-TV, par exemple, a lancé en réaction une nouvelle émission spéciale avec Maxime Switek (21/01). Le titre ? « Quartier Général ». Encore une métaphore militaire, qui sonne comme un aveu involontaire de la façon dont la chaîne envisage son rôle en temps de préparatifs de guerre : un QG de l'armée. Loin, très loin, du métier d'informer./p p/brstrongJérémie Younes/strong/p/div hr / div class='rss_notes'div id="nb1" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix"1/a] /spanAprès les sujets « identitaires » et liés à « l'insécurité »./p /divdiv id="nb2" pspan class="spip_note_ref"[a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix"2/a] /spanLire par exemple : « a href="https://www.liberation.fr/societe/police-justice/ariane-lavrilleux-le-parquet-general-fait-appel-du-non-lieu-en-faveur-de-la-journaliste-20251024_HG2VXYU65VGXFEHA63YWTWUN7E/" class="spip_out" rel="external"Ariane Lavrilleux : le parquet général fait appel du non-lieu en faveur de la journaliste/a », iLibération/i, 24/10/2025./p /div/div
Catégories: Médias

Devenir handi'e, partie 2 : coming out | Les canards masquées

Rezo.net - dim, 2026-02-01 16:44
Cette treizième édition réfléchit à ce que devenir handicapé'e signifie sur le plan politique. Ou comment identifier, nommer et combattre le validisme peut transformer nos communautés d'existence et nos luttes, dans leurs revendications et leurs modes d'action. Des solidarités entre pair'es aux manifestations spectaculaires, les résistances et les luttes handies opposent à nos sociétés injustes et oppressives un idéal fait d'interdépendances et d'égards mutuels. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"À ta santé camarade ! - Rebellyon.info/a/b/div

« Ce qu'on a découvert est sidérant » : contre les géants de la chimie, elles défendent 200 citoyens intoxiqués aux PFAS

Rezo.net - sam, 2026-01-31 17:55
Dès sa création en 2021, le cabinet s'est plongé dans les dossiers de la vallée de la chimie, vaste territoire industriel au sud de Lyon. « On a commencé par analyser les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), les rapports administratifs de la Dreal [la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement], les mises en demeure, les arrêtés préfectoraux, raconte l'avocate de 39 ans. Ce qu'on a découvert est sidérant : des dizaines de non-conformités, mais pratiquement aucune sanction. »br class='autobr' / La plateforme chimique d'Arkema et Daikin Chemical à Oullins-Pierre-Bénite. Le stade du Brotillon fait partie des premiers lieux où la contamination a été documentée, quelques coureurs s'y aventurent encore. © Bastien Doudaine / Reporterre br /Lorsque les révélations d'« Envoyé spécial » et « Vert de rage » en 2022 ont mis en lumière la contamination massive aux PFAS, Kaizen était déjà sur le terrain. Louise Tschanz a alors tenté une stratégie audacieuse : le référé pénal environnemental, un mécanisme d'urgence encore très peu utilisé par la justice, qui vise à mettre très rapidement un terme à une pollution constatée ou à en limiter l'ampleur. L'objectif : contraindre les industriels à financer des mesures immédiates — études sanitaires, analyses environnementales — au nom du principe pollueur-payeur. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/reporterre"Reporterre/a/b/div

Face au système Trump, quand certains choisissent de fuir, pas Yan Lindingre (Blast)ations indépendant

rezo.net - la sélection - ven, 2026-01-30 16:04
En 2023, de retour aux États-Unis, il décroche un poste d'acheteur dans une entreprise de Lancaster (Pennsylvanie), liée à l'exploitation minière. Dès l'entretien, le ton est donné : « J'ai eu du mal à expliquer au DRH que j'avais passé 4 ans en Europe », raconte-t-il. « Là-bas, c'est suspect. » Au travail, ses collègues le surnomment vite « le traître ». « Au début, c'est pour déconner. On m'a même demandé sérieusement si je n'avais pas passé ces dernières années en prison, et si je ne me serais pas inventé des voyages en Europe pour brouiller les pistes. » Un jour, dans l'open space, Matthew téléphone à un confrère québécois. « Par courtoisie, je lui parle en français. C'est sa langue maternelle et moi je la pratique. Prétextant un obscur règlement interne, mon boss me signifie qu'au boulot, il est interdit de parler une autre langue que l'américain. Les quolibets suivent. On me dit qu'il faut vraiment être un sacré con pour apprendre le français. La France ? Savent-ils seulement où ça se trouve ? » br /Quelques mois plus tard, le même boss demande à Matthew d'espionner un concurrent dans le cadre d'un appel d'offre. Après tout, puisque Matthew est un « traître », il saura bien en trouver un autre en face pour lui soutirer des infos. Matthew refuse au nom de « ses valeurs ». Licenciement immédiat. Exit la brebis galeuse. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"Dans la presse/a/b/div

Face au système Trump, quand certains choisissent de fuir, pas Yan Lindingre (Blast)ations indépendant

Rezo.net - ven, 2026-01-30 16:04
En 2023, de retour aux États-Unis, il décroche un poste d'acheteur dans une entreprise de Lancaster (Pennsylvanie), liée à l'exploitation minière. Dès l'entretien, le ton est donné : « J'ai eu du mal à expliquer au DRH que j'avais passé 4 ans en Europe », raconte-t-il. « Là-bas, c'est suspect. » Au travail, ses collègues le surnomment vite « le traître ». « Au début, c'est pour déconner. On m'a même demandé sérieusement si je n'avais pas passé ces dernières années en prison, et si je ne me serais pas inventé des voyages en Europe pour brouiller les pistes. » Un jour, dans l'open space, Matthew téléphone à un confrère québécois. « Par courtoisie, je lui parle en français. C'est sa langue maternelle et moi je la pratique. Prétextant un obscur règlement interne, mon boss me signifie qu'au boulot, il est interdit de parler une autre langue que l'américain. Les quolibets suivent. On me dit qu'il faut vraiment être un sacré con pour apprendre le français. La France ? Savent-ils seulement où ça se trouve ? » br /Quelques mois plus tard, le même boss demande à Matthew d'espionner un concurrent dans le cadre d'un appel d'offre. Après tout, puisque Matthew est un « traître », il saura bien en trouver un autre en face pour lui soutirer des infos. Matthew refuse au nom de « ses valeurs ». Licenciement immédiat. Exit la brebis galeuse. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"Dans la presse/a/b/div

Sortie du Médiacritiques n°57 : Médias va-t-en-guerre

Acrimed : Action-Critique-Médias - ven, 2026-01-30 09:27
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L118xH150/logo57-e62f5.jpg?1769758082' class='spip_logo spip_logo_right' width='118' height='150' alt="" / div class='rss_chapo'pLe iMédiacritiques/i n°57 sortira de l'imprimerie le 10 février. À commander dès maintenant a href="https://boutique.acrimed.org/mediacritiques" class="spip_out" rel="external"sur notre site/a ou à retrouver en librairie. Et surtout, a href="https://boutique.acrimed.org/adhesion-abonnement" class="spip_out" rel="external"abonnez-vous/a !/p/div div class='rss_texte'/br div class='spip_document_16362 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/une57.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L400xH510/une57-85baa-284ea.jpg?1769758082' width='400' height='510' alt='' //a /figure /divdiv class='spip_document_16357 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/sommaire57.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L400xH510/sommaire57-b34e5-bbcf2.jpg?1769758082' width='400' height='510' alt='' //a /figure /div p/brCe numéro ne sera pas plus diffusé en kiosques que les précédents. Vous pourrez cependant le trouver dans les librairies a href="https://www.acrimed.org/-Mediacritiques-"listées ici/a, ainsi que sur a href="https://boutique.acrimed.org/mediacritiques" class="spip_out" rel="external"notre boutique en ligne/a./p pEt surtout, abonnez-vous ! Pour cela, rendez-vous a href="https://boutique.acrimed.org/adhesion-abonnement" class="spip_out" rel="external"sur notre boutique en ligne/a. Vous pouvez également nous soutenir en a href="https://boutique.acrimed.org/adhesion-abonnement" class="spip_out" rel="external"adhérant/a à l'association ou en a href="https://boutique.acrimed.org/don" class="spip_out" rel="external"faisant un don/a./p pTous les anciens numéros sont (ou seront) a href="https://www.acrimed.org/-Mediacritiques-"en accès libre ici/a./p/div
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Coincés dans les indus de la CAF | Hubert Guillaud

rezo.net - la sélection - jeu, 2026-01-29 10:03
En octobre 2024, la Quadrature et 14 autres associations ont déposé un recours au Conseil d'Etat pour faire reconnaître l'illégalité de l'algorithme utilisé par la CAF (elles sont désormais 25 et la Quadrature a rendu disponible son mémoire). Le Défenseur des droits qui a été interrogé par le Conseil d'Etat en octobre a produit des observations (non publiées) dans lesquelles le Défenseur parle de présomption de discrimination et estime que la CAF n'a pas démontré l'absence de discrimination indirecte à l'encontre de populations protégées. Mediapart, rapporte les constatations du Défenseur qui estime que le traitement algorithmique : « paraît produire un surcontrôle des populations les plus précaires et donc constituer une différence de traitement fondée sur la particulière vulnérabilité économique. Une présomption de discrimination indirecte semble établie ». br /Les indus sont souvent liés à des erreurs de déclaration plus qu'à de la fraude. En 2022, la CAF indiquait que sur l'ensemble 100 milliards de prestations, il y avait un peu moins d'un milliard d'indus retrouvés et 350 millions de fraude constatés, ce qui, proportionnellement à la surveillance générale de la population produite par ce scoring, semble un résultat assez anecdotique. « L'algorithme va chercher là où c'est le plus efficace d'aller trouver des indus, c'est-à-dire là où les prestations sont complexes », rappelle Le Querrec, donc cible les personnes les plus précaires, celles qui dépendent d'un faisceau d'aides pour survivre. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/spip.php?page=rubriqueid_rubrique=0"Dans les algorithmes/a/b/div

Coincés dans les indus de la CAF | Hubert Guillaud

Rezo.net - jeu, 2026-01-29 10:03
En octobre 2024, la Quadrature et 14 autres associations ont déposé un recours au Conseil d'Etat pour faire reconnaître l'illégalité de l'algorithme utilisé par la CAF (elles sont désormais 25 et la Quadrature a rendu disponible son mémoire). Le Défenseur des droits qui a été interrogé par le Conseil d'Etat en octobre a produit des observations (non publiées) dans lesquelles le Défenseur parle de présomption de discrimination et estime que la CAF n'a pas démontré l'absence de discrimination indirecte à l'encontre de populations protégées. Mediapart, rapporte les constatations du Défenseur qui estime que le traitement algorithmique : « paraît produire un surcontrôle des populations les plus précaires et donc constituer une différence de traitement fondée sur la particulière vulnérabilité économique. Une présomption de discrimination indirecte semble établie ». br /Les indus sont souvent liés à des erreurs de déclaration plus qu'à de la fraude. En 2022, la CAF indiquait que sur l'ensemble 100 milliards de prestations, il y avait un peu moins d'un milliard d'indus retrouvés et 350 millions de fraude constatés, ce qui, proportionnellement à la surveillance générale de la population produite par ce scoring, semble un résultat assez anecdotique. « L'algorithme va chercher là où c'est le plus efficace d'aller trouver des indus, c'est-à-dire là où les prestations sont complexes », rappelle Le Querrec, donc cible les personnes les plus précaires, celles qui dépendent d'un faisceau d'aides pour survivre. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/spip.php?page=rubriqueid_rubrique=0"Dans les algorithmes/a/b/div

The Second Amendment Was Never for Black and Brown Americans | Alain Stephens

rezo.net - la sélection - mer, 2026-01-28 20:51
From the founding of America, gun laws were written in racially tinged ink. In the colonial South, militias and slave patrols were created to control Black people and suppress rebellion. As early as 1704, organized slave patrols roamed Southern colonies, arming white men and tasking them with the perpetual surveillance and disarmament of enslaved populations. By the mid-18th century, this system was codified into law: As legal historian Carl Bogus recounts, between 1755 and 1757, Georgia law required every plantation's armed militia to conduct monthly searches of “all Negro houses for offensive weapons and ammunition.” br /Gun ownership in America did not initially materialize as a personal right to self-defense so much as an underpinning of white security. As slave revolts spread across the Atlantic world — culminating in the first successful Black revolution in Haiti — lawmakers moved to further codify these fears. Colonial statutes explicitly barred Black people from keeping or carrying weapons, embedding racial hierarchy directly into early American gun policy. As historian Carol Anderson told Democracy Now, each slave revolt triggered “a series of statutes that the enslaved, that Black people, could not own weapons.” div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/en-anglais"The Intercept/a/b/div

The Second Amendment Was Never for Black and Brown Americans | Alain Stephens

Rezo.net - mer, 2026-01-28 20:51
From the founding of America, gun laws were written in racially tinged ink. In the colonial South, militias and slave patrols were created to control Black people and suppress rebellion. As early as 1704, organized slave patrols roamed Southern colonies, arming white men and tasking them with the perpetual surveillance and disarmament of enslaved populations. By the mid-18th century, this system was codified into law: As legal historian Carl Bogus recounts, between 1755 and 1757, Georgia law required every plantation's armed militia to conduct monthly searches of “all Negro houses for offensive weapons and ammunition.” br /Gun ownership in America did not initially materialize as a personal right to self-defense so much as an underpinning of white security. As slave revolts spread across the Atlantic world — culminating in the first successful Black revolution in Haiti — lawmakers moved to further codify these fears. Colonial statutes explicitly barred Black people from keeping or carrying weapons, embedding racial hierarchy directly into early American gun policy. As historian Carol Anderson told Democracy Now, each slave revolt triggered “a series of statutes that the enslaved, that Black people, could not own weapons.” div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/en-anglais"The Intercept/a/b/div

Élections municipales : fascination médiatique pour Sarah Knafo

Acrimed : Action-Critique-Médias - mer, 2026-01-28 12:47
img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/knafo-7aec5.png?1769597232' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt="" / div class='rss_chapo'pUn « moment » médiatique, entre fascination et fascisation./p/div div class='rss_texte'pMercredi 7 janvier 2026, 20h de TF1, Sarah Knafo est interviewée par Gilles Bouleau. Le « moment » télévisuel, a href="https://www.youtube.com/watch?v=x9Tawj5iGZs" class="spip_out" rel="external"étrangement flottant/a, « ine semble avoir aucun autre but que de dérouler le tapis rouge à l'eurodéputée d'extrême droite et avoir l'exclusivité de l'annonce de sa candidature/i » à l'élection municipale de Paris, comme a href="https://www.arretsurimages.net/chroniques/sur-le-gril/fallait-pas-linviter-sarah-knafo-au-20-heures-de-tf1" class="spip_out" rel="external"le remarque Arrêt sur images/a (10/01). La séquence médiatique ne fait alors que commencer./p pSi iGala/i dégaine très vite (« Sarah Knafo fait une grande annonce, son compagnon Éric Zemmour aux anges : "En avant !" », 8/01), tous les registres du journalisme politique sont mobilisés : portrait (a href="https://www.lepoint.fr/politique/lenigme-sarah-knafo-G3MW5V652NCOJHG5SHMLU2GAJU/" class="spip_out" rel="external"iLe Point/i, 14/01/a), couverture de son premier meeting (a href="https://www.marianne.net/politique/edith-piaf-paris-d-antan-et-insecurite-on-a-assiste-au-premier-meeting-de-sarah-knafo-a-paris" class="spip_out" rel="external"iMarianne/i/a, a href="https://www.mediapart.fr/journal/politique/130126/municipales-sarah-knafo-promet-un-paris-de-carte-postale-un-peu-rance" class="spip_out" rel="external"Mediapart/a, 13/01), entretien (a href="https://www.lefigaro.fr/politique/sarah-knafo-au-figaro-j-ai-le-programme-qu-il-faut-pour-faire-de-paris-une-ville-heureuse-20260118" class="spip_out" rel="external"iLe Figaro/i/a, 18/01), sondages (iLe Parisien/i, 25/01)... Sans oublier, évidemment, les entretiens : Sarah Knafo fait donc le tour des plateaux et des micros : France Inter le 12 janvier, RTL le 16, les « Grandes gueules » de RMC le 23, Franceinfo le 28… On retrouve aussi Sarah Knafo en Une de iValeurs actuelles/i (26/01)… et comme tête de gondole des « 200 qui feront la France de demain » d'après iLe Figaro magazine/i (16/01)./p /br div class='spip_document_16343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH337/knafo_1-7e473.png?1769597232' width='500' height='337' alt='' / /figure /div p/brSarah Knafo est encore « itata flingueuse/i » aux côtés des candidates Rachida Dati (LR) et Sophia Chikirou (LFI), en couverture de iMarianne/i (22/01) :/p /br div class='spip_document_16341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH671/knafo_2-396da.jpg?1769597232' width='500' height='671' alt='' / /figure /div p/brLa complaisance n'est pas toujours de mise, il faut bien le dire, mais de toute évidence la candidature de Knafo « fait l'actu ». « iVotre réaction à ce qu'a proposé Sarah Knafo ?/i » demande par exemple Sonia Mabrouk au candidat PS Emmanuel Grégoire. Ou encore : « iComment vous qualifiez le positionnement politique de Mme Sarah Knafo ?/i » (CNews, 26/01) « iÊtes-vous d'extrême droite, Sarah Knafo ?/i » demandait déjà un Thomas Sotto faussement ingénu quelques jours plus tôt (RTL, 16/01). La réponse sera placardée en vignette, dans un exercice incontestable de banalisation/promotion de l'extrême droite./p /br div class='spip_document_16342 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center' figure class="spip_doc_inner" a href='https://www.acrimed.org/IMG/jpg/knafo_3.jpg' class="spip_doc_lien mediabox" type="image/jpeg" img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH281/knafo_3-63726.jpg?1769597233' width='500' height='281' alt='' //a /figure /div p/brEt pendant ce temps, au iPoint/i (22/01), on disserte tranquillement sur « ile jaune Knafo/i » (22/01) :/p blockquote class="spip" pLa numéro 2 du parti Reconquête ! arbore de manière quasi-systématique du jaune depuis qu'elle s'est déclaré candidate à la mairie de Paris. Ce jaune se décline en plusieurs pièces : un long manteau droit pour ses rencontres avec les Parisiens, une robe chemise ajustée sur son affiche de campagne, ou encore une ample tunique portée lors d'une récente visite au Grand Palais. Sur son site de campagne, la souverainiste et libérale Knafo vend même des écharpes… jaunes ! […] Du jaune, couleur maîtresse de sa garde-robe ? Ce choix est curieux en termes de stratégie politique. […] Ce pari du jaune s'avère toutefois risqué. Toujours en France, et plus largement en Occident, cette couleur est associée à des symboliques négatives./p /blockquote pQuelques jours plus tard, c'est iLe Parisien/i qui embraye : « Le "jaune Knafo" est-il un atout dans sa campagne pour les municipales à Paris ? » (28/01) Et de développer : « iLa candidate de Reconquête à la mairie de Paris a fait de son manteau couleur soleil sa signature visuelle. Cette stratégie marketing séduit les militants de Sarah Knafo et attire les passants, dans une palette chromatique politique française déjà saturée d'autres couleurs./i »/p pEt la campagne officielle n'a pas encore commencé…/p p/brstrongMaxime Friot/strong/p/div
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Le « cancer backlash », cette offensive idéologique qui nous rend responsables de nos cancers | Marc Billaud

Rezo.net - lun, 2026-01-26 13:17
Dans la presse de droite, des tribunes sont régulièrement offertes aux protagonistes du « cancer backlash ». Ils s'appliquent à manipuler et contredire les chiffres tirés des études épidémiologiques. À les entendre, la mise en évidence croissante de déterminismes environnementaux, industriels et sociaux dans l'apparition des cancers relèverait d'une surinterprétation, d'une hystérie médiatique. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/reporterre"Reporterre/a/b/div

Parcoursup est lancé. Et à l'université, c'est tous les jours le Doomsday | Olivier Ertzscheid

rezo.net - la sélection - sam, 2026-01-24 21:22
Dites et pensez ce que vous voulez de l'université mais gardez en tête que tout cela concerne d'abord vos enfants. Trois millions d'entre eux. Le monde dans lequel vos gosses (et les miens) vont devenir des adultes n'aura plus rien de commun avec celui que nous avons connu. Dérèglement climatique, conflits internationaux, escalades militaires, brutalisation des démocraties et des institutions, désinformation massive, arrivée au pouvoir de régimes autoritaires, illibéraux, montée des nationalismes et des fascismes. Donc on ne va pas seulement avoir besoin de discipliner les corps via la remilitarisation qui s'annonce, mais on va aussi avoir besoin, et besoin comme jamais d'avoir des gens capables de réfléchir et de penser le monde, leur monde, avec toute la distance et les connaissances que cela implique. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"affordance.info/a/b/div

Parcoursup est lancé. Et à l'université, c'est tous les jours le Doomsday | Olivier Ertzscheid

Rezo.net - sam, 2026-01-24 21:22
Dites et pensez ce que vous voulez de l'université mais gardez en tête que tout cela concerne d'abord vos enfants. Trois millions d'entre eux. Le monde dans lequel vos gosses (et les miens) vont devenir des adultes n'aura plus rien de commun avec celui que nous avons connu. Dérèglement climatique, conflits internationaux, escalades militaires, brutalisation des démocraties et des institutions, désinformation massive, arrivée au pouvoir de régimes autoritaires, illibéraux, montée des nationalismes et des fascismes. Donc on ne va pas seulement avoir besoin de discipliner les corps via la remilitarisation qui s'annonce, mais on va aussi avoir besoin, et besoin comme jamais d'avoir des gens capables de réfléchir et de penser le monde, leur monde, avec toute la distance et les connaissances que cela implique. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"affordance.info/a/b/div

Contre l'ICE et malgré le froid glacial, Minneapolis redouble d'ingéniosité et de solidarité

Rezo.net - sam, 2026-01-24 10:32
Interrogé par le magazine de gauche, Mother Jones, Andrew Fahlstron membre du groupe Defend the 612, un quartier de la ville, estime même que ce sont désormais des dizaines de milliers de personnes qui sont mobilisées à Minneapolis. « En ce moment, je ne connais aucune personne à Minneapolis qui n'est pas impliquée », assure-t-il. Le militant évoque également toutes les autres formes de solidarité qui se sont mises en place. Des volontaires, de tous âges, de toutes classes, et même des électeurs Républicains dégoûtés, vont faire des courses pour des familles qui n'osent plus sortir, participent à des distributions de denrées alimentaires, emmènent les enfants à l'école, ou encore lancent des appels aux dons pour aider à payer le loyer de ceux qui ne peuvent plus sortir travailler. br /Dans un article publié quelques jours après la mort de Renee Good, la radio publique américaine NPR relatait comment il avait fallu la coordination d'au mois cinq personnes pour qu'une jeune adolescente migrante, qui n'osait plus sortir de chez elle, puisse avoir accès à des serviettes hygiéniques alors qu'elle venait d'avoir ses règles pour la première fois. Le lendemain, elle a pu parler avec une infirmière dans une clinique underground qui traite des personnes migrantes ne pouvant plus se rendre à un rendez-vous médical, de peur d'être arrêtées. br /Ni le froid (les températures peuvent atteindre les -30 degrés) ni la neige ne semblent arrêter ce mouvement de contestation historique à Minneapolis. La ville s'est plusieurs fois illustrée dans l'Histoire par des mobilisations sociales fortes, que ce soit l'emblématique grève générale de 1934, ou l'immense mouvement de contestation Black Live Matter après la mort de George Floyd en 2020 dans un des quartiers du sud de la ville. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div
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