Mis à jour : il y a 47 minutes 21 secondes
mer, 2025-12-10 17:28
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH116/arton249625-5fab6.png?1765380615' width='120' height='116' /
Face à un phénomène qui nous dépasse mais dont nous savons qu'il est mortifère, nous choisissons d'opposer un refus net, indiscutable, et politique parce qu'il est partagé : nous ne les utiliserons pas, à moins d'y être expressément contraint·es, dans nos cours, dans nos communications, dans nos recherches, dans nos activités administratives. Nous refuserons, autant que nos situations individuelles nous le permettent, de participer à des projets ou à des activités qui les mobilisent (enregistrement et compte-rendu automatique de réunion ; activité pédagogique ; formation à l'usage, fût-il qualifié de raisonné ou éthique, etc.). À tout le moins, nous exprimerons publiquement notre malaise profond face à ces pratiques. Nous sommes par ailleurs conscient·es que le terme « IAg » recouvre des applications très diverses, dont certaines sont déjà largement intégrées à nos pratiques, telles que la traduction ou la transcription automatique. S'il n'est pas réaliste de tout remettre en cause, il s'agit au moins de stopper ce qui peut encore l'être.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"ATelier d'ÉCOlogie POLitique/a/b/div
ven, 2025-12-05 19:11
L'année dernière, 1 297 décès ont été directement liés au travail, reconnus comme tels via des maladies professionnelles ou des accidents du travail. Et ce alors que de nombreux cancers ou troubles cardio-vasculaires ne sont pas reconnus comme issus du travail, alors qu'il est avéré que certaines caractéristiques d'un emploi comme le travail de nuit ou l'exposition à des substances chimiques augmentent considérablement les risques face à ces pathologies. 1297 personnes au moins, certainement beaucoup plus, sont donc mortes à cause de leur travail, et ce chiffre est en hausse par rapport à l'année précédente. Il augmente constamment depuis 20 ans. La France est le pays le plus mortel au travail d'Europe : c'était vrai en 2022, en 2023, et ça l'est toujours en 2024 : selon Eurostat, la moyenne européenne s'établit à 1,63 accident mortel pour 100 000 travailleurs. Ce taux d'incidence est de… 3,6 en France. Nous vivons dans le pays le plus dangereux de l'Union Européenne, devant la Bulgarie. On meurt deux fois plus au travail en France qu'en Allemagne. Prompts à dénoncer nos retards vis-à-vis de nos voisins, nos grands médias n'ont pas commenté ces statistiques affolantes. La mort au travail et plus largement la souffrance au travail sont un véritable tabou médiatique : les accidents mortels surviennent en moyenne deux fois par jour. En moyenne, chaque jour, 90 personnes subissent un accident grave qui leur laisse des séquelles à vie. Qui en parle ? Pas grand-monde. Qui se demande comment nous en sommes arrivés là ? Quasiment personne. Et pour cause, se demander pourquoi on meurt et on souffre autant au travail en France, c'est mettre en accusation les trois derniers gouvernements, sarkozyste, socialiste et macroniste, qui ont détricoté le droit à la santé au travail. C'est mettre en évidence la responsabilité du patronat dans ce triste record. Bref, c'est mettre en lumière le fait que la lutte des classes ne se joue pas seulement dans les manifestations de rue et leur répression, mais bien aussi dans la façon dont nos corps sont traités au travail, par la bourgeoisie et ses représentants.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Frustration Magazine/a/b/div
mar, 2025-11-25 09:45
Trois agents de la police nationale lui ont intimé l'ordre de quitter immédiatement le territoire français. En cas de refus, « ce sera pire pour vous », lui ont-ils dit, la menaçant de l'envoyer dans un centre de rétention administrative pour migrants. Ils ont fait part d'un signalement du ministère de l'Intérieur la qualifiant de « menace grave pour l'ordre public français ». br /Elle est remontée à bord de l'avion avec un procès-verbal de rapatriement. Elle y a découvert qu'elle était l'objet d'une « mesure d'interdiction d'entrée ». Elle s'est alors souvenue d'avoir participé, en juin 2023, aux journées d'assemblées, de concerts et de manifestations publiques organisées à Paris pour les dix ans du meurtre de Clément Méric, ce jeune antifasciste de 18 ans, tué en 2013 par trois extrémistes de droite.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/l-humanite"L'Humanité/a/b/div
lun, 2025-11-24 17:06
« L'État vit au-dessus de ses moyens. » La phrase est si souvent répétée qu'elle n'est plus questionnée. De moins de 20 % du produit intérieur brut (PIB) dans les années 1970, la dette atteint aujourd'hui environ 110 %. Au-delà de ces chiffres, de nombreux travaux critiques, de Thomas Piketty à Pierre Bourdieu, montrent une autre réalité. br /Loin d'être née d'un excès de dépenses sociales, la dette est aussi née d'une série de choix politiques favorables aux marchés financiers, comme l'ont montré Frédéric Lordon ou François Chesnais, la financiarisation de l'État transformant la dette en outil de transfert de richesses vers le secteur privé. br /L'interdiction de la monétisation directe (c'est-à-dire le financement de la dette par émission monétaire), les privatisations massives et les aides publiques non conditionnées ont affaibli l'État, tout en enrichissant le secteur financier. Ainsi, chaque année, des milliards d'euros d'intérêts (68 milliards d'euros en 2025, soit un peu plus que le budget de l'éducation nationale) rémunèrent les créanciers privés, tandis que les services publics doivent se restreindre. Le récit dominant occulte la responsabilité de choix politiques assumés et construits dans le temps long.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"The Conversation/a/b/div
dim, 2025-11-23 11:38
Pour commencer, j'ai cherché à comprendre pourquoi les papiers d'Hélène Legotien-Rytmann avaient atterri dans le fonds Louis Althusser. Voici l'explication que j'ai reconstituée. De son vivant, Legotien écrivait des textes, mais elle n'était pas considérée comme une autrice et n'a jamais touché de droits d'auteur. À sa mort, c'est son mari et meurtrier qui a hérité de ses papiers (qui n'étaient pas considérés comme des œuvres de l'esprit), car il n'a pas été condamné pour le meurtre de sa femme. Comme les parents de Legotien étaient morts depuis longtemps et qu'elle n'avait pas d'enfant, Althusser a même hérité de l'ensemble des biens de la femme qu'il a tuée. Une telle situation est choquante, et depuis le meurtre de 1980, la législation a beaucoup évolué. L'article 64, qui avait permis au juge d'instruction de prononcer un non-lieu dans l'affaire du meurtre de Legotien, a été modifié. En mai 2024, le Parlement français a adopté une « loi visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille », afin que les conjoints coupables de féminicide perdent automatiquement leurs avantages matrimoniaux. Cependant, cette loi n'est pas rétroactive. Althusser n'a pas été condamné pour le meurtre de Legotien et a hérité de ses biens. C'est révoltant, mais c'est comme ça.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Le Club de Mediapart/a/b/div
jeu, 2025-11-20 19:28
Nos dirigeants veulent nous sacrifier, et ils le disent désormais régulièrement. Lors de son discours du 13 juillet dernier Macron parlait déjà, à propos de la jeunesse, « d'acceptation du sacrifice, jusqu'au sacrifice ultime », un mot qu'il avait déjà employé par le passé, comme s'il rêvait de sacrifier la jeunesse plutôt que de lui offrir un avenir désirable. br /À la fin de l'été, le prédécesseur de Fabien Mandon, un certain Pierre Schill annonçait un nouveau « service militaire volontaire », et ne passait pas par quatre chemins : « J'ai besoin d'une masse importante, notamment compte tenu des risques de conflits plus importants ». Une sorte d'armée de réserve de jeunes endoctrinés qu'on peut envoyer au front en cas de besoin, mais qui coûte moins cher que des soldats entretenus en permanence dans les casernes.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div
dim, 2025-11-16 17:13
Tous ces enjeux de long terme se télescopent aujourd'hui avec un autre problème, accentuant l'envolée des prix des billets de TGV : le manque de trains. De 482 rames TGV en circulation en 2012, le parc de la SNCF a été réduit à 363 rames aujourd'hui. Elle l'a fait pour tenter l'aventure de la concurrence à l'étranger. Elle mobilise en effet 14 rames duplex pour tenter de conquérir le marché espagnol (et compte faire de même sur le marché italien avec 15 rames livrées pour l'occasion). br /Elle a aussi mis au rebut des rames vieillissantes, entre 2016 et 2018, pour améliorer virtuellement son bilan comptable. Le matériel « immobilisé » est en effet converti en euros dans la colonne « passif » de ses comptes, ce qui détériore le bilan de l'entreprise. « C'est une opération purement comptable absurde qui a mis au rebut une soixantaine de rames qui auraient pu rendre service encore jusqu'en 2029. C'est d'ailleurs le cas des 28 survivantes de la série qui circulent toujours », dit Pierre Zembri, géographe à l'université Gustave Eiffel.
div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/reporterre"Reporterre/a/b/div