Comment peut-on empêcher une goutte d'eau de se dessécher ? Il suffit de la jeter dans la mer
— Samsara
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The Emotional Toll of Living With Institutional Betrayal | Soraya Chemaly

dim, 2026-03-08 10:32
Freyd's work also led her to another concept with incredible value and usefulness today, DARVO. DARVO stands for Deny, Attack, and Reverse Victim and Offender. It's a pattern Freyd identified in how perpetrators of violence respond when confronted. However, institutions also use this strategy, and they often have more power and resources, allowing them to be more effective than individuals. br /Today, DARVO is a weapon wielded against the public by people and institutions meant to represent and protect us as citizens. The handling of the Epstein files, for instance, follows the classic abuser's playbook identified by Freyd: the obstruction, and then slow-walk, of selectively redacted release of information (Deny); the constant discrediting and threatening of survivors (Attack); the protection of powerful men's identities, reputations, and privacy (Reverse Victim and Offender). Asymmetrical power and the government's use of “transparency” have exposed victims' identities while masking those of the powerful. At various points, their names. Faces. Bodies. Addresses. Families. br /This is what a system protecting itself does. DARVO, in the Epstein case, has consistently made victims the face of the crimes and ensured that the network that enabled Epstein remains an abstract force. br /For many women, especially women of color who have never had the luxury of trusting these systems in the first place, the Epstein situation is confirming our worldview. The distress we are feeling isn't borne of surprise or even outrage, but deep grief and rage. It's the exhausting weight of living in a world that continues to tell women that we don't matter, not even as children. What the Epstein case is doing, however, is showing many more people that the men most likely to talk about protecting “their” girls and women are the ones most likely to feel entitled to do to girls and women whatever they please. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Dame Magazine/a/b/div

Éditorial - En solidarité avec LFI et l'antifascisme. Construire un front social antifasciste et antiraciste

mer, 2026-03-04 18:36
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH66/arton249700-77402.png?1772645992' width='120' height='66' / En réalité, ce qui est reproché à LFI c'est d'avoir remis en cause avec force le consensus néolibéral, sécuritaire, raciste et impérialiste en France. C'est son opposition résolue à l'islamophobie et aux violences policières ; c'est sa dénonciation constante du génocide à Gaza ; et c'est bien sûr son poids politique, ses plus de 20% à la dernière élection présidentielle et ses 70 député·es à l'Assemblée nationale, faisant d'elle une alternative sérieuse dans le paysage politique. À l'opposé du Parti socialiste qui a dominé le champ politique des décennies durant, LFI s'affirme comme une gauche de rupture qui n'entend pas accompagner le néolibéralisme, ni endosser le racisme structurel, ni encore soutenir le régime colonial israélien. Voilà ce que l'ordre dominant ne lui pardonne pas. br /Quant à l'antifascisme, l'inversion est telle qu'on en oublie sa raison d'être élémentaire : l'autodéfense contre le fascisme. Quand les fascistes attaquent des militant·es de gauche pour leurs idées, des Arabes, des Noir·es, des Musulman·es ou des LGBT parce que Arabes, Noir·es, Musulman·es ou LGBT, les antifascistes luttent contre cette violence première. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Contretemps/a/b/div

Marx va avoir raison (IA et lutte des classes) | Frédéric Lordon

mar, 2026-03-03 09:55
img class='spip_logo spip_logos' alt="" src='https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH98/arton249698-594f2.jpg?1772524599' width='120' height='98' / Or voilà que dans cette classe, sans doute composite, bientôt on ne comptera plus les jetés sur la grève. Cruauté des illusions perdues. Tous ces gens ne trouvaient rien à redire parce tout leur était aimable, tout leur semblait fait pour eux. Mieux, tout leur était promis. Promesse évidemment fausse pour bon nombre d'entre eux, cadres moyens-sup qui se vivaient en fantasme comme « en étant » — puisque telle est la vraie question de la sociologie politique : non pas « être ou ne pas être », mais « en être ou ne pas en être ». Et tant pis si « en être » est remis à un horizon tellement indéfini que la retraite sera venue avant — les fantasmes de grandeur sociale ne désarment pas, même devant les verdicts du réel, même devant les statistiques qui les vouaient dès le départ à l'échec. Force de la subjectivité individualiste : « je sais bien, mais moi j'y arriverai ». Raté mon vieux, tu n'y arriveras pas. À ceci près désormais que, là où tu pouvais couler une retraite paisible en imagination continuée, tu vas te retrouver éjecté par une machine, et tout l'environnement saura te faire éprouver très fort le sentiment de ta nullité — de ta nullité dispensable. Car il ne faut pas s'y tromper : des gisements de productivité et de cost-killing aussi colossaux, le capitalisme à dominante financière va s'y ruer comme jamais il ne s'est rué. Aveuglément, écume à la bouche. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/les-blogs-du-diplo"Les blogs du Diplo, 2 mars 2026/a/b/div

Le grand piège : demander l'impeccable pour installer l'inacceptable | Ricardo Parreira

dim, 2026-03-01 10:44
Ce qui me frappe, plus encore que l'offensive extérieure, c'est la fragmentation interne. Une partie de la gauche se précipite pour surenchérir dans la condamnation, comme si l'existence d'antisémites, de racistes, d'homophobes ou de validistes au sein d'un espace politique « de gauche » relevait de l'impossibilité métaphysique. Dans quel monde imaginaire vivrions-nous pour croire qu'un mouvement humain, quel qu'il soit, pourrait être exempt de toute faute politique, morale ou éthique ? Cette situation met en exergue deux réalités : d'une part, les questions décoloniales, la morale catholique et le suprémacisme blanc restent insuffisamment traitées au sein des mouvements de gauche ; d'autre part, l'exigence d'une pureté absolue appliquée à ces mêmes mouvements — et donc à leurs membres entre eux — instaure un standard moral inatteignable. Ce standard cristallise des conflits internes, tandis que d'autres acteurs politiques — le centre, la droite et l'extrême droite — prospèrent dans l'impunité discursive. br /La machine de fabrication du consentement à la fascisation n'a alors plus besoin d'attaquer frontalement l'ennemi. Il suffit de prélever la moindre scorie, le plus petit « cheveu dans la soupe », et de l'amplifier jusqu'à saturation, pour que l'ego de certains, qui pèchent autant que les autres, s'érige en défenseur d'une moralité qu'ils ne possèdent pas. Le pédantisme devient alors le meilleur ami du politicien. Pendant ce temps, certaines personnalités de gauche profitent de l'erreur de leur « allié » pour satisfaire des désirs personnels, tandis que la haine antisémite, islamophobe et xénophobe se déverse quotidiennement sur les plateaux télévisés, devant des millions de spectateurs, sans susciter la même intensité d'indignation structurelle. br /Nous finissons ainsi par jouer le jeu de l'adversaire. L'extrême droite n'a même plus à pointer les failles de ses opposants : nous nous déchirons entre nous, non pour progresser collectivement, mais parce que l'ennemi a réussi à imposer l'image d'une gauche sommée d'être immaculée face à des forces qui ne s'imposent aucune contrainte éthique équivalente. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div

PFAS : des analyses exclusives dévoilent une contamination omniprésente dans les Ardennes et la Meused(isclose.ngo)

mer, 2026-02-25 09:57
Comment expliquer une contamination aussi massive dans une région dépourvue de grandes usines chimiques ? La réponse est à rechercher dans le passé des exploitations d'où proviennent nos échantillons de sols. Pendant des années, elles ont toutes les trois utilisé un engrais bien particulier : des déchets boueux provenant d'une usine locale, l'ancienne papeterie Ahlstrom à Stenay. br /Le principe est le suivant : plutôt que d'incinérer des tonnes de boues issues du traitement des eaux usées de l'usine, cette matière était fournie aux agriculteur·ices alentour dans le but de fertiliser leurs terres. Dans le jargon on parle de « valorisation des boues d'épuration ». Un cadeau empoisonné : pour fabriquer des emballages résistants à la graisse, le groupe finlandais utilisait des produits contenant des PFAS. Comme la station d'épuration de l'usine était incapable de les éliminer, ces polluants éternels se sont retrouvés dans les boues alimentant la filière agricole. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Relevé sur le Net.../a/b/div

Quentin Deranque, alibi macabre du coming out fasciste de la classe dominante | Nicolas Framont

mer, 2026-02-25 09:44
« Il était grand temps que ça arrive » : le militant d'extrême droite interrogé par le média Lyon mag quelques jours après la mort de son camarade Quentin Deranque a du mal à cacher sa joie. Les militants d'extrême droite et néonazis qui se sont rués sur le drame n'ont pas non plus cherché à bien ajuster leur hommage puisqu'ils ont diffusé pendant plusieurs jours, sur les réseaux sociaux, un visuel montrant un visage qui n'était pas celui de Deranque mais celui d'un militant RN des Pyrénées Atlantique qui a depuis porté plainte, sans que la diffusion de son portrait s'arrête pour autant. “L'hommage” à Quentin Duranque ainsi que les réactions politiques et médiatiques à sa mort se sont fait dans la précipitation, la précipitation de celles et ceux qui sont ravis qu'un tel événement survienne, car il leur a permis deux choses : d'abord, stigmatiser une fois encore la gauche incarnée par la France Insoumise. C'est-à-dire une gauche économiquement modérée – ce qui est insupportable à la bourgeoisie pour qui 2% de taxe Zucman est déjà intolérable – mais socialement très à contre-courant des récits dominants puisque ouvertement multiculturaliste. Mais surtout, en opérant cette stigmatisation et en lui donnant une nouvelle justification (l'extrémisme et la violence de ses partisans), ils blanchissent une bonne fois pour toute l'extrême droite et justifient ainsi une alliance des partis bourgeois avec elle. Le cordon sanitaire a été inversé : il est désormais placé contre la gauche, tandis que le RN et l'extrême droite ainsi victimisés sont accueillis à bras ouverts dans “l'arc républicain”. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/releve-sur-le-net"Frustration magazine/a/b/div

Mort de Quentin D. à Lyon, ou l'instrumentalisation des antifas à des fins politiques

jeu, 2026-02-19 10:03
On parle d'inversisme, c'est-à-dire un processus d'inversion des valeurs qui s'est petit à petit installé dans une forme de normalité, en banalisant les formes de discours qu'on ne questionne plus car elles feraient partie du sens commun. C'est ce que le philosophe Antonio Gramsci appelait la philosophie des non-philosophes. Ce processus d'inversion des valeurs s'inscrit dans un tournant qui a lieu dans les années 1980. Ce n'est alors plus la solidarité collective qui est valorisée, mais les responsabilités individuelles qui deviennent un mantra. « There is no such thing as society » (« la société n'existe pas »), affirmait Margaret Thatcher. C'est le moment d'émergence du révisionnisme, qui impose une relecture de l'histoire des opprimés et des luttes sociales. br /« Vouloir catégoriser l'antifascisme comme terroriste, c'est attaquer ce que ce mouvement représente : les droits démocratiques, la justice sociale et la solidarité avec les migrants » br /Dans les discours publics et politiques, cette inversion des valeurs a été favorisée par le fait que les mots ont été peu à peu vidés de leur sens. Le terme de « liberté » ne fait par exemple plus référence à la liberté des peuples, chèrement acquise, mais à celle des multimillionnaires qui dictent de plus en plus les règles du jeu. Elle est devenue un signifiant vide dont l'extrême droite peut se saisir. Ce processus de réécriture de la langue et de l'histoire a pleinement cours aujourd'hui. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/basta"Basta !/a/b/div

Mort de Quentin Deranque : « Capitale des fachos » et « labo de l'antifascisme »… Lyon concentre les violences politiques | Élise Martin

mer, 2026-02-18 18:23
Pour l'auteur, l'extrême droite a imposé à la ville un niveau de violences qui nécessite une réponse « par tout le monde ». « Le Planning familial ou un groupe de lesbiennes sont obligés de se former au service d'ordre ou à modifier leur parcours de manifestations en prévision d'actions de l'extrême droite. La question de l'autodéfense s'est posée pour tout le monde, ce n'est pas qu'une affaire d'antifas », détaille l'auteur. br /Car oui, en parallèle, la confrontation physique est également utilisée par certains et les affrontements existent, comme Terres de luttes l'explique. Dans les années 1990, c'est le Scalp. En 2013, la Gale émerge après la mort de Clément Méric, puis la Jeune Garde, en 2018. « Tous ces mouvements antifas ont été créés en réaction au fascisme, c'est dans leur nom. Les villes sans extrême droite ont très peu de présence antifasciste. Ces groupes se montent uniquement là où l'extrême droite agit », remarque Romain Jeanticou. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"20 Minutes/a/b/div

“90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l'extrême droite”

mar, 2026-02-17 21:08
De manière purement statistique, on ne saurait en toute bonne foi mettre dos à dos les collectifs antifascistes et d'extrême droite. Selon la chercheuse Isabelle Sommier, entre 1986 et 2021, sur 53 meurtres à caractère idéologique, 9 sur 10 étaient le fait de l'extrême droite. (Ce type d'assassinat constitue 13 % des violences politiques, qui restent dominées à 70 % par les attaques meurtrières perpétrées par des islamistes, concentrées pour plus du tiers sur l'année 2015). br /“Si les coups portés à Quentin Deranque ont été commis par des groupes antifascistes en raison de ses opinions politiques, ce serait la première victime d'un groupe de gauche depuis Action Directe dans les années 1980”, souligne par ailleurs la sociologue dans une interview au Nouvel Obs. br /Elle précise que le camp progressiste a davantage recours à des actions de type “vandalisme” et “affrontements avec les forces de l'ordre”, tandis que l'extrême droite est adepte “des agressions racistes, homophobes ou contre des adversaires politiques”. br /De quoi démentir l'affirmation de Marion Maréchal, selon laquelle “la violence d'extrême droite est dérisoire” et qu'elle “n'existe pas dans notre pays” (sur BFMTV, ce mardi 17 février). br /À l'inverse, LFI – qui a pourtant condamné “la violence physique d'où qu'elle vienne” – est désormais attaquée de toutes parts, accusée d'avoir attisé la violence ayant mené à la mort de Quentin Deranque. Un peu partout, on peut lire que LFI est dans “l'engrenage de la violence” (L'Opinion) ou encore qu'il existe “une complaisance de LFI pour la violence politique” (Gérald Darmanin, sur RTL). div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/dans-la-presse"Bon pote/a/b/div

Génocide à Gaza : un collectif de juristes dénonce les « affirmations fallacieuses » visant Francesca Albanese

dim, 2026-02-15 10:39
« Il est important de préciser que l'envoi de la lettre des députés Renaissance au ministre est intervenu après que, sur le réseau social X, plusieurs comptes ont relayé la fausse nouvelle à partir du 8 février, rappelle Patrick Zahnd, président de Juristes pour le droit international. Tel est notamment le cas des comptes de Mme Caroline Yadan, première signataire de la lettre et de Mme Shannon Seban. » br /Les deux élues sont notamment visées par le signalement, pour avoir « persévéré dans leurs affirmations fallacieuses », malgré la rediffusion du passage de Francesca Albanese dans son intégralité sur X. Les juristes derrière le signalement estiment donc que les députés signataires de la lettre, le ministre des Affaires étrangères et plusieurs médias sont fautifs de « délit de diffusion de fausse nouvelle », comme expliqué dans l'article 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cette dernière prévoit une amende qui peut aller jusqu'à 45 000 euros. div class='source'Source: ba href="https://rezo.net/sources/l-humanite"L'Humanité/a/b/div